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  • il y a 1 an

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Transcription
00:00Et nous allons donc parler à présent du tapis rouge pour la bien-pensance au Festival de Cannes.
00:06Vous observerez qu'aucun acteur n'a parlé de l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal,
00:10détenu en Algérie depuis plusieurs mois.
00:12Par contre, pour plaire peut-être à son public, pour ne pas faire de mal à sa carrière,
00:16on parle d'autres sujets.
00:18Alors, on écoutera peut-être tout à l'heure Mathieu Kassovitz, hier sur France 5,
00:22mais j'avais envie d'abord de vous faire écouter David Lissnard, le maire de Cannes,
00:27parce que c'est lui d'une manière très très courageuse.
00:28On en a parlé également tout à l'heure sur l'antenne de CNews,
00:31qui a souligné, pourquoi courageuse ? Parce qu'elle est maire de Cannes.
00:34Donc Cannes, c'est une vitrine dans le monde entier.
00:38Et le maire de Cannes a un oeil, ou pose un oeil, ou un regard critique
00:42sur un propre festival qui est une publicité mondiale.
00:46Donc il faut un petit peu de courage, sans doute, pour dire ce qu'il a dit.
00:49Écoutez David Lissnard.
00:52Je suis tellement attaché à la liberté d'expression que je la défends,
00:55y compris lorsqu'elle m'exaspère.
00:57Ce qui, moi, m'indispose, et que je trouve un peu grotesque et ridicule,
01:01c'est un peu cette mièvrerie que l'on a toujours d'un entre-soi culturel.
01:06Ce que je remarque, c'est que toutes ces personnes qui défendent la liberté d'expression
01:09n'arrivent pas une fois à prononcer et à se battre pour libérer un Français,
01:14un grand écrivain, Boualem Sansal.
01:17Son nom n'a été prononcé par aucun de ces artistes.
01:19Son nom n'a pas été prononcé par la ministre de la Culture.
01:22Son nom n'a pas été prononcé par personne.
01:24Et comme disait Arnaud de Benetti récemment sur une autre antenne,
01:27ça révèle toutes les lâchetés françaises.
01:28Et moi, je suis fier que Cannes soit cette vitrine de la liberté d'expression.
01:33Mais il ne faudrait pas qu'elle soit à sens unique.
01:35Il est 11h48.
01:37Sur Europe 1, David Lissnard, le maire républicain de Cannes.
01:41Et peut-être, pense-t-il à Juliette Binoche,
01:44qui a rendu un hommage à la photojournaliste palestinienne Fatima Asuna,
01:47tuée par un bombardement israélien à Gaza mi-avril,
01:50qui aurait dû être présente au festival de Cannes.
01:53Elle a eu raison, sans doute.
01:55Et même, bien sûr, mais chacun a le sentiment qu'il existe à Cannes
01:58des victimes qui ont le droit à un hommage,
02:00et d'autres, hélas, que le festival oublie.
02:02Et ces indignations géométrie variables,
02:06qu'on connaît dans le monde de la culture,
02:08notamment, ont de quoi agacer.
02:11Et puis, l'esprit cannois, c'est un mélange de pénitence et de bien-pensance.
02:15Mathieu Kassovitz disait que nous avons en France un problème de racisme.
02:20Je vous propose de l'écouter, il était hier sur France 5.
02:23Mais le problème, c'est le problème qu'on a en France,
02:26qu'on trimballe avec nous depuis extrêmement longtemps,
02:30qui est un problème de racisme,
02:31qui est un problème de difficulté intégrée.
02:34Maintenant, il n'y a plus de Français de souche, ça n'existe plus.
02:38Et j'espère qu'on va continuer à se mélanger,
02:41pas seulement en France, mais dans le reste du monde.
02:45Je ne crois pas que les Français accueillent moins bien les étrangers
02:49que les Américains, les Argentins ou les Marocains.
02:51Il dit aussi qu'il n'y a plus de Français de souche
02:53et il espère qu'on va tous se mélanger.
02:55Je ne crois pas que ce soit le sujet.
02:57Le sujet, c'est que nombre de Français
03:00ne veulent pas devenir Américains, Argentins ou Marocains.
03:03Nombre de Français souhaitent perpétuer une histoire,
03:06une culture, des traditions, des mœurs,
03:08qui viennent de loin et qu'ils imaginent transmettre
03:10à leurs enfants, appelons ça l'identité, pour faire simple.
03:14Alors, ce n'est pas dire de rejeter toutes les cultures extérieures,
03:17mais moi, je ne suis pas Américain.
03:19Je n'ai pas envie de parler anglais.
03:20Je n'ai pas envie, j'ai envie que la France,
03:23le franglais, par exemple, j'ai envie de lutter contre le franglais.
03:27C'est un exemple très précis.
03:28Je ne veux pas que tout soit mélangé.
03:30J'ai envie que la culture française,
03:31j'ai envie que les gosses apprennent la culture française,
03:34connaissent Molière, connaissent Racine, connaissent Corneille,
03:38connaissent les grands écrivains français.
03:39J'ai envie qu'ils connaissent nos acteurs, notre histoire,
03:43bien sûr, notre histoire, nos héros français,
03:47de Jeanne d'Arc jusqu'à Charles de Gaulle.
03:51Nous sommes avec qui ?
03:52Nous sommes avec Yann.
03:53Bonjour Yann.
03:55Bonjour Pascal.
03:56L'esprit cannois, on parle de cela,
03:59parce que là, c'est un festival dans tous les sens,
04:03en ce moment à Cannes.
04:04Écoutez, l'esprit cannois, on le connaît,
04:08si on laisse de côté la partie cinématographique.
04:10C'est une cascade de gages donnés au progressisme le plus extrême.
04:17Donc, ils sont tous dans leur partition.
04:20Rien de très surprenant.
04:21Moi, je suis quand même assez étonné du propos de Mathieu Kassovitz.
04:26Je ne sais pas si je suis un Français de souche.
04:29Je ne sais même pas ce que c'est qu'un Français de souche.
04:31En revanche, je crois que ce qu'on appelle la France,
04:37c'est, vous le disiez vous-même Pascal,
04:40c'est une trajectoire, qu'on le veuille ou non, sur mille ans à peu près.
04:45C'est un certain nombre d'acquis, en fait,
04:48de valeurs humaines qui ont été conquises dans les guerres,
04:52les révolutions et autres,
04:53et qui sont aujourd'hui partagées.
04:55Alors, peut-être pour M. Kassovitz,
04:57c'est que par les Français de souche,
04:59mais qui sont à vocation universelle.
05:03Donc, quand ils parlent de racisme,
05:05je crois qu'ils se trompent,
05:06pour la raison simple que la France
05:08accueille depuis, on va dire,
05:1140 ou 50 ans des quantités importantes
05:14de gens qui viennent de l'étranger,
05:15et qui sont attirés par ce modèle,
05:17et par cette abondance,
05:19on peut le dire également,
05:20et que la France, au bout d'un moment,
05:25se retrouve confrontée à une question de nombre,
05:28de nombre, simplement de nombre.
05:30Ce n'est pas une question d'identité,
05:32de race, de religion, ou ce que vous voulez.
05:34C'est une question de nombre.
05:35On sait qu'aujourd'hui,
05:37il y a 500 000 personnes qui arrivent en France par an,
05:39donc c'est l'équivalent du Grand Toulouse.
05:41Ça fait plusieurs dizaines d'années que c'est comme ça.
05:43Il y a désormais une capacité qui est dépassée
05:48dans le fait de pouvoir,
05:50je reprends le verbe de Mathieu Kassovitz,
05:53d'intégrer les gens.
05:54Ça veut dire que naît naturellement,
05:56dans un réflexe humain,
05:57un très fort communautarisme.
05:59Très fort communautarisme.
06:01Donc quand on voit,
06:02je fais aussi ce rappel,
06:04que dans les dix personnalités français,
06:06il y a une part très significative de gens
06:08qui sont français que depuis eux-mêmes,
06:11ou éventuellement une génération,
06:12taxer les Français de racisme,
06:14moi je le dis,
06:15c'est absolument indigne de la part de Mathieu Kassovitz.
06:19C'est indigne parce que nous acceptons
06:21des quantités de gens considérables,
06:23on essaye de les intégrer,
06:25on leur apporte un certain nombre de bienfaits
06:27de ce que nous avons construit,
06:29c'est-à-dire des protections sociales,
06:30de l'éducation gratuite et autres.
06:32Donc le sujet n'est pas le racisme,
06:35le sujet c'est l'extension d'un communautarisme effréné,
06:38où les gens se regroupent entre eux,
06:40et finalement cultivent la culture
06:42dont ils viennent.
06:43Et ça crée des dysfonctionnements
06:44qui sont considérables,
06:47et la violence que l'on connaît aujourd'hui.
06:48Pardon d'avoir été un peu long Pascal.
06:50Non, mais c'était intéressant,
06:53évidemment, ce que vous disiez,
06:55et qui nous interroge forcément
06:58sur ce que nous devons faire,
07:01comment nous devons assimiler,
07:03comment nous devons intégrer.
07:04Vous parlez du nombre,
07:05est-ce qu'il est possible,
07:06aujourd'hui,
07:07de toujours assimiler et intégrer
07:09ces nouvelles populations.
07:12Alors, je vous propose d'écouter également
07:13Laurent Laffitte,
07:15qui a donc fait ce premier discours,
07:17et hier, c'était assez intéressant d'ailleurs,
07:19parce que Geoffroy Lejeune disait
07:20qu'il n'était pas très bon,
07:22Laurent Laffitte,
07:23dans son discours,
07:24et il soulignait que Juliette Binoche
07:26n'était pas excellente non plus
07:28dans l'addiction,
07:29elle a buté, etc.
07:30Il disait, voilà,
07:31deux acteurs qui pourtant sont très bons d'habitude,
07:32comme s'ils avaient du mal
07:34à incarner ce texte,
07:35comme si ce texte
07:36n'était pas deux, au fond.
07:38Et j'ai trouvé que c'était une remarque
07:39assez intelligente.
07:40Écoutez Laurent Laffitte.
07:41Parce qu'à l'heure où le climat,
07:44l'équité,
07:46le féminisme,
07:47les LGBTQIA+,
07:49les migrants,
07:51le racisme,
07:52ne sont plus seulement
07:53des sujets de films,
07:55mais également les mots interdits
07:56par l'administration
07:57de la première puissance mondiale,
07:59nous avons le devoir
08:00de nous demander
08:01quelle sera notre prise de parole
08:03et si nous en aurons le courage.
08:06Et moi, je pense que l'exact,
08:07c'est l'exact contraire.
08:08Il n'y a aucun courage
08:09à parler comme ça.
08:10Parce que tu parles
08:10avec ton smoking
08:12à Cannes,
08:13dans le palais des festivals,
08:14c'est très facile.
08:15Et au contraire,
08:16le courage,
08:17ça serait presque
08:17de ne pas en parler
08:18ou en tout cas
08:19de dire le contraire
08:20de ce qui est dit là.
08:21Donc lorsque Laurent Laffitte
08:23a parlé de la parole
08:23sacrificielle
08:25pour un acteur,
08:26je pense que c'est
08:26l'exact contraire.
08:27C'est au contraire,
08:28c'est donner des gages
08:30à l'univers
08:31dans lequel tu es
08:33et d'être du bon côté
08:34de la barrière.
08:35Donc je n'y vois aucun courage
08:36et surtout,
08:37je n'y vois aucune efficacité
08:39pour tout vous dire.
08:40Et au contraire,
08:42je pense que ça agace
08:43le plus grand nombre
08:43qui y voient
08:45ce qu'on appelle
08:46la posture.
08:48Alors bien sûr,
08:49le monde culturel
08:51a toujours penché à gauche,
08:52mais je trouve
08:53qu'aujourd'hui,
08:54d'abord c'est mal fait,
08:57dans le temps
08:58c'était fait
08:58avec plus de talent,
08:59me semble-t-il,
09:00c'est mal fait
09:01et je trouve
09:01que le discours
09:02de M. Laffitte
09:02de ce point de vue-là
09:03n'était pas très efficace.
09:05Europe 1,
09:0611h, 13h,
09:09Pascal Praud
09:09et vous.
09:10L'esprit canois,
09:12nous en parlons,
09:13nous sommes avec Yann
09:13qui était assez brillant
09:15d'ailleurs
09:15dans sa démonstration.
09:16Yann,
09:17un mot de conclusion
09:18peut-être ?
09:19Oui,
09:20en fait,
09:20le spectacle
09:22affligeant
09:23de cet arrêt au page
09:24de gens déconnectés
09:26qu'on voit
09:26au Festival de Cannes,
09:28c'est en fait
09:28un entre-soi
09:29de nantis,
09:30de gens qui ont
09:31la gloire,
09:32l'argent,
09:32la lumière
09:33et qui simplement
09:34s'achètent
09:35une bonne conscience
09:36en se vautrant
09:37dans une tripotée
09:38de lieux communs
09:40rassurants pour eux-mêmes,
09:42donnant des gages
09:42à leur propre communauté,
09:44totalement étrangers
09:46à la réalité
09:46de notre peuple,
09:48de son quotidien
09:49et de ses aspirations.
09:5112h18 sur Europe 1,
09:52vous écoutez Pascal Praud
09:53sur Europe 1
09:53et avec nous en ligne,
09:54Pascal,
09:54le fondateur du comité
09:55de soutien de Boilem
09:57sans salle,
09:57Arnaud Benedetti.
09:58Bonjour,
09:59cher Arnaud Benedetti.
10:01Bonjour à vous,
10:02Pascal Praud.
10:02Et merci d'être avec nous,
10:03évidemment,
10:04on pense chaque jour
10:05à Boilem sans salle.
10:07C'est impossible d'ailleurs
10:08d'imaginer la vie
10:08qu'il peut avoir
10:10sans soi-même
10:11être passé par ce calvaire.
10:13J'ai appris il y a
10:14quelques minutes
10:14qu'il y avait une audience
10:15aujourd'hui,
10:16que c'était une audience
10:16en appel
10:17et j'avais le sentiment
10:17que je n'étais pas au courant.
10:19Est-ce que c'est une surprise
10:20que cette audience,
10:21Arnaud Benedetti ?
10:22Écoutez,
10:23nous,
10:23pour tout vous dire,
10:24on a appris ça ce matin
10:25très très très tôt
10:26et cette audience
10:28qui s'est déroulée
10:30ce matin,
10:31il y a tout juste
10:31une heure,
10:32une heure et demie,
10:33a statué
10:34un report du procès
10:35au 24 juin.
10:36Donc toute la question
10:37est de savoir maintenant
10:38comment on interprète
10:39ce report.
10:41s'agit-il de la volonté
10:43des autorités algériennes
10:46à quelques jours
10:47le 24 juin
10:49de leur fête nationale
10:50le 5 juillet
10:50puisque c'est la fête
10:51de l'indépendance algérienne
10:52d'ouvrir la voie
10:54ensuite après un procès
10:55à une éventuelle grâce
10:56de Boilem-Sansal,
10:58c'est en tout cas nous
10:58ce que l'on voudrait croire.
11:00Ensuite,
11:01on peut l'interpréter
11:01d'une autre manière,
11:02c'est-à-dire considérer
11:03que c'est un signal
11:04envoyé aux Français
11:06en leur disant
11:06vous voyez,
11:07nous allons juger
11:08le 24 juin
11:09prochain
11:10Boilem-Sansal,
11:12nous ouvrons
11:12une petite porte
11:13possible
11:14pour une grâce
11:15mais tout dépendra
11:16de votre attitude
11:17dans la relation
11:18aujourd'hui
11:19avec Alger.
11:20Donc je crois
11:21que c'est peut-être
11:22cette lecture,
11:23cette deuxième lecture
11:24qui me paraît
11:24plus conforme
11:26à ce que nous venons
11:26de vivre.
11:27Alors pourquoi
11:27cette audience aujourd'hui
11:29pour expliquer
11:29que le procès
11:30aura lieu dans un mois ?
11:32Vous savez,
11:33la procédure
11:34en Algérie
11:35est en main du
11:36est en main
11:37du pouvoir politique
11:38et donc c'est pour ça
11:39qu'il faut le lire
11:40d'abord politiquement.
11:42Vraisemblablement,
11:43bon,
11:43de toute façon,
11:44on sait très bien
11:44que le parquet
11:45avait interjeté appel,
11:47Boilem-Sansal également
11:48avait interjeté appel
11:49de la décision
11:51le condamnant
11:51en première instance,
11:52il faut s'en souvenir,
11:53à cinq ans
11:54de prison ferme.
11:56Donc là,
11:56on est,
11:56j'allais dire,
11:57dans une procédure judiciaire
11:58qui est une procédure judiciaire
12:00qui suit son cours.
12:02La question est de savoir
12:03pourquoi ils vont finalement
12:04aujourd'hui donner
12:06un minimum d'ailleurs
12:07de publicité
12:07à cette audience.
12:09Vraisemblablement,
12:10c'est encore une fois
12:10un message politique
12:11qui est envoyé
12:12aux autorités françaises.
12:14C'est-à-dire,
12:15en plaçant au plus près,
12:16si vous voulez,
12:17le procès,
12:18le 24 juin,
12:19de la fête nationale,
12:20on laisse entendre
12:21qu'on pourrait éventuellement
12:22gracier,
12:23encore une fois,
12:24peut-être,
12:25Boilem Sansal,
12:26et encore une fois,
12:26je vous le dis,
12:27c'est une lecture
12:28qui doit être prise
12:29avec les plus grandes précautions,
12:31mais en même temps,
12:32on dit,
12:33compte tenu
12:34de la relation extrêmement
12:35aujourd'hui tendue
12:36entre la France
12:37et l'Algérie,
12:38on laisse entendre,
12:39écoutez,
12:39tout dépendra
12:39de votre bonne volonté
12:40quelque part
12:41sur un certain nombre
12:41de dossiers.
12:42Donc,
12:43c'est un message politique,
12:44me semble-t-il,
12:45qui est envoyé
12:46aux autorités françaises.
12:47Est-ce que vous savez
12:48si Boilem Sansal
12:49était présent
12:50dans cette audience ?
12:51Est-ce que vous savez
12:51s'il était assisté
12:52par un avocat ?
12:52Non,
12:53je ne sais pas plus.
12:54Je ne sais pas plus.
12:55Vous savez,
12:55en premier instant,
12:56vous vous en souvenez,
12:56Boilem Sansal
12:57avait refusé
12:59l'avocat
13:00commis d'office,
13:02il s'était défendu
13:03lui-même,
13:04il faut se souvenir
13:04que l'instance
13:05avait duré
13:05à peu près 25 minutes
13:06et qu'il avait été
13:07condamné
13:08une semaine plus tard
13:09à 5 ans de prison.
13:10Je ne sais pas
13:11dans quel état d'esprit
13:13se trouve Boilem Sansal.
13:14D'ailleurs,
13:15hier,
13:15nous ne savions même pas
13:16s'il se trouvait
13:16à l'hôpital
13:18où il est traité
13:19pour un cancer
13:20ou s'il était en prison.
13:23On avait des informations
13:24mais qui n'ont pas été confirmées
13:25selon lesquelles
13:26il aurait été
13:27à nouveau en prison.
13:29Voilà.
13:29Les informations
13:30sont très sporadiques
13:31et très parcellaires
13:32et très souvent
13:33à prendre
13:33avec les plus extrêmes réserves
13:34qui ont tenu malheureusement
13:36de la nature
13:36du régime algérien.
13:37Je vous remercie vraiment
13:38et puis votre combat
13:40est important,
13:41bien sûr,
13:42et de sensibiliser
13:43l'opinion
13:44comme vous le faites
13:44merci pour lui
13:47et bien sûr,
13:48merci pour lui
13:49et pensez pour Boilem Sansal
13:50ce matin.
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