00:00Bien évidemment, je commence par la guerre en Ukraine et, si j'ose dire, l'histoire qui s'écrit en direct.
00:04Et là, je voudrais avoir votre regard de celui qui est habitué non seulement à parler le langage de la diplomatie,
00:10qui a été pendant de très longues années et qui l'est toujours, d'une certaine manière, dans la coulisse.
00:14On a les premiers éléments qui nous parviennent du côté russe sur ce coup de téléphone de plus de deux heures.
00:19Vladimir Poutine qui dit, au fond, ça va dans le bon sens, qui parle de compromis à trouver des deux côtés.
00:25Mais si Vladimir Poutine affiche une forme de satisfaction, ce n'est pas franchement une bonne nouvelle, ni pour les Occidentaux, ni pour l'Ukraine, non ?
00:32Il faut voir l'ensemble des comptes rendus, mais j'ai une conviction, c'est que Poutine ne change pas.
00:38Ça fait trois ans qu'il répète la même chose.
00:41Et ce qui m'a mis un peu la puce à l'oreille, si je peux me permettre cette expression,
00:45c'est qu'il a fait une conférence de presse où il a échangé publiquement avant le coup de téléphone,
00:50en rappelant qu'il faudrait étudier les causes essentielles du conflit.
00:55On en revient toujours à ces fameuses causes essentielles.
00:58Parfois, c'est les principes fondamentaux, parfois, c'est les éléments essentiels.
01:02Mais c'est toujours le même sujet. Et c'est quoi le sujet ?
01:04Il a fait trois ans qu'il ne change pas sur ces orientations-là.
01:08C'est à la fois désarmer l'Ukraine, un, deux, refus de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN,
01:16trois, annexions, quatre, changement de régime, ce qu'il appelle lui la dénazification.
01:23C'est toujours la même chose. C'est-à-dire qu'il n'a pas changé d'un millimètre,
01:25mais lui, à la différence de Trump, il a le temps devant lui.
01:29Donc, il ne bouge pas. C'est un immobilisme total qui fait que ce qu'on a constaté les jours derniers,
01:37après les manifestations spectaculaires du 9 mai à Moscou,
01:44où il avait quand même la satisfaction d'avoir auprès de lui et Xi Jinping et Lula, quand même,
01:49après de l'agitation, des pas de deux pour justifier qu'on est quand même ouvert.
01:56Mais, résultat, à mon avis, rien.
02:00Et donc, celui, l'homme fort aujourd'hui, ce n'est pas Trump, c'est Poutine.
02:03Et c'est lui qui tient.
02:04Et dans un instant, je vous poserai une question sur, précisément, la façon dont, peut-être,
02:07l'orgueil de Donald Trump peut être réveillé.
02:09Mais, par exemple, élément qui continue de nous parvenir sur ce coup de téléphone,
02:13la Russie prête à travailler avec l'Ukraine sur un mémorandum concernant un possible traité de paix.
02:17Quand Vladimir Poutine, il dit cela, c'est quoi ? C'est une manœuvre dilatoire ?
02:21Il dit, quelque temps auparavant, on ne pourra avancer que lorsqu'on sera mis d'accord sur les causes essentielles.
02:26Et les causes essentielles, c'est ce que je viens de vous dire, qui sont parfaitement inacceptables pour l'Ukraine,
02:30ça s'appelle une capitulation, en bon français.
02:32Oui, je négocie une capitulation.
02:34Donc, ce n'est pas possible, ce n'est pas acceptable.
02:36Pour les Ukrainiens, ce n'est pas acceptable.
02:37Pour nous-mêmes, les Européens, ce n'est pas acceptable non plus, parce que notre sécurité est en cause.
02:41Bref, à mon avis, rien de nouveau.
02:42Merci.
02:43Merci.
02:44Merci.
02:45Merci.
02:46Merci.
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