00:00J'aimerais bien y croire. Je ne vais pas revenir sur le ton de la voix, sur la manière dont cela est dit.
00:05Je ne veux pas être désobligeante. Je vous laisse, Jérôme Fourquet, analyser ça.
00:08Vous voulez ça être ?
00:09Je voulais vous enlever la patate chaude.
00:11Le remède.
00:13Là, on a une volonté d'essayer de réactiver le roman national.
00:19Donc, on n'est pas n'importe où. On est au bagne.
00:22C'est la Légion étrangère avec des gens qui sont venus de partout pour le képi blanc et aussi pour le drapeau tricolore.
00:29Mais on voit que ce récit-là fonctionne encore dans la population.
00:34Alors, de manière festive, c'est les Jeux olympiques.
00:38De manière plus dramatique, je l'ai dit tout à l'heure, c'était les attentats.
00:41On a vu cette France qui s'est dressée en disant « Nous sommes Charlie ».
00:44Et donc, ça existe encore.
00:47Une partie de la France.
00:49Une large partie. Dans des moments où c'est assez intense, on voit que le corps social est encore capable de répondre.
00:56Là où c'est assez intéressant, c'est quand on interroge les Français et qu'on leur demande qui vous parle le mieux de la France.
01:06Donc, on avait cité les auteurs, les écrivains, les journalistes, les cinéastes, les politiques.
01:15L'armée ?
01:16Non, non, non. La réponse qui fuse, en premier, c'est personne.
01:22Personne. Et donc, il y a aujourd'hui, non pas seulement un déficit d'incarnation, mais aussi un déficit de récits.
01:29C'est-à-dire, comment on embarque le pays, comment on raconte ce qu'il est, ce qu'il a été, comment on fait face aux défis qui sont les nôtres dans le cadre de la construction européenne, face à Trump.
01:40On nous parle beaucoup de souveraineté, comment ça s'incarne, comment ça se traduit.
01:48J'ai essayé de travailler sur les questions, par exemple, industrielles.
01:51On a beaucoup, et ce président a beaucoup, à juste titre, insisté sur la nécessaire industrialisation.
01:56Mais on voit que, de nouveau, des usines se remettent à fermer en France, etc.
02:01Avec un certain nombre de centaines d'emplois qui sont supprimés.
02:08Donc, c'est comment on raconte la France telle qu'elle est, et comment on la projette collectivement, dans un avenir qui soit désirable.
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