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00:00Europe 1 et CNews, 9h, 9h30, l'heure des pros, Pascal Proulx.
00:06Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 ce matin jusqu'à 9h30 et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:11Quelques heures avant que François Bayrou dise hier que la France ne produit pas assez,
00:17que les Français ne travaillent pas assez, qu'ils ne sont pas assez nombreux chaque jour à faire tourner l'économie.
00:22Quelques heures donc avant ce plaidoyé pour une France active,
00:26le directeur général de Safran, Olivier Andriès, était entendu à l'Assemblée Nationale
00:31dans le cadre d'une commission d'enquête visant à évoquer la réindustrialisation du pays.
00:36On est au cœur du sujet.
00:38Et que dit-il ?
00:40Safran est une entreprise qui construit notamment les moteurs pour avions, hélicoptères, militaires.
00:45Safran annonce l'installation d'une nouvelle usine à Rennes, rappelait-il.
00:51500 emplois sont créés, Safran discute avec la mairie de Rennes, le conseil régional,
00:57tous sont bloqués, sauf qu'après l'annonce, les élus écologistes de la majorité municipale de Rennes
01:04dénoncent cette arrivée de Safran et ont accueilli les dirigeants de Safran à coups de tomates.
01:11Avions, aéronautiques, militaires, ce sont des mots qui fâchent pour les militants verts.
01:16Résultat, Olivier Andriès, le DG de Safran, déclare lundi devant les députés
01:21« Je vais être clair avec vous, il n'est plus question d'investir en France dans une ville détenue par des écologistes. »
01:29Depuis des années, ces minorités actives ont pris le pouvoir médiatique, politique et parfois économique.
01:35L'industrie automobile a fait les frais de ce militantisme forcené.
01:38Elle est aujourd'hui sinistrée à coups de normes européennes et de folies électriques.
01:43« Travailler plus » est un état d'esprit du ministère du Temps Libre, inventé en 1981 jusqu'aux 35 heures,
01:50voté en 1998 en passant par « Restez chez vous durant le Covid ».
01:55Force est de constater qu'on n'a pas incité les Français à travailler davantage.
01:59La note est présentée 40 ans, 30 ans, 20 ans plus tard et selon la formule consacrée,
02:03la France paye toutes ses factures, économie, sécurité, immigration, école, etc.
02:09Toutes ses factures en même temps et la note est salée.
02:14Il est 9h01.
02:16Augustin Donadio.
02:179h, 9h30, l'heure des pros sur CNews et Europe 1.
02:21Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:30Il y a manifestement des gens qui essaient de déstabiliser l'État en intimidant.
02:35Ce sont les mots de Gérald Darmanin ce matin dans la grande interview CNews Europe 1.
02:39Après que trois véhicules appartenant à des personnels pénitentiaires ont été incendiés tôt ce matin devant la prison de Tarascon.
02:45Des actes d'intimidation qui font suite à des tirs de Kalachnikov sur la prison de Toulon
02:49et d'autres véhicules incendiés devant les prisons de Nanterre, Ville-Pintenim ou encore Valence.
02:54Le parquet national antiterroriste a été saisi.
02:58Les filles de l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron appelant à sa libération.
03:05« Nous vous demandons, Monsieur le Président, de faire ce geste pour lui, pour la mémoire des justes,
03:10pour ce que la France représente encore, là-bas et ici, dans le cœur des hommes libres », ont-elles écrit.
03:15Boilem Sansal est détenu en Algérie depuis cinq mois, souffrant d'un cancer et âgé de 80 ans.
03:20Le régime refuse toujours de le libérer, malgré les demandes répétées.
03:24Et Paris a eu peur, mais Paris est qualifié.
03:27Le PSG rejoint les demi-finales de la Ligue des Champions, la deuxième en deux ans,
03:31malgré une défaite 3-2 contre Aston Villa.
03:34Hakimi et Mendes sont les buteurs côté Paris.
03:37Au score cumulé, le PSG s'impose 5 buts à 4.
03:40Les Parisiens ont pu compter sur Donnarumma, décisif dans les buts.
03:44Le PSG défiera au prochain tour le Real Madrid ou Arsenal,
03:48qui s'affrontent ce soir, un match à suivre sur Canal+, à 21h.
03:52Exactement, merci Augustin et le Real Madrid, qui a perdu 3-0 à l'aller,
03:55mais tout est possible au stade Bernabeu.
03:58Merci.
03:59Nous sommes ce matin avec Sarah Salman,
04:02nous sommes avec Éric Nolot, avec Olivier Delagarde,
04:06avec Richard Millet, ça faisait quelques jours que vous n'étiez pas venu avec nous.
04:09Et je vous remercie d'être là.
04:12Thomas Bonnet, bien évidemment.
04:14Et Sabrina Birlin, c'est avec vous, chère Sabrina, que je vais commencer.
04:17Bonjour.
04:19Les prisons attaquées, plusieurs prisons qui étaient attaquées
04:22dans toute la France dans la nuit de lundi à mardi.
04:24Et visiblement, il s'est encore passé ces choses cette nuit.
04:27Le garde des Sceaux était avec nous, on ne sait pas qui.
04:30Il a écarté la piste d'extrême-gauche, a priori.
04:33Mais est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé ces dernières heures ?
04:36Bien sûr, on va en parler tout de même de la piste d'extrême-gauche.
04:38Cette nuit, donc, d'autres actions ont été menées.
04:40Des véhicules incendiés devant la prison de Tarascon.
04:43Donc, encore une nuit de plus.
04:44Ça fait 4 jours que des prisons,
04:46et surtout le personnel pénitentiaire, est visé.
04:49C'est une première en France.
04:51Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, parle d'intimidation grave.
04:53Je vous rappelle qu'à la prison de Toulon, il y a eu des rafels de Kalachnikov.
04:57On parle de plus d'une dizaine d'impacts.
05:00Qui est dernière ces actes qui semblent coordonner plusieurs hypothèses ?
05:03Alors, Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, lui, cible les narcotrafiquants.
05:07Il dit que les armes lourdes utilisées vont dans ce sens.
05:11Mais il y a aussi, donc, la piste de l'extrême-gauche,
05:13avec l'apparition de ces tags sur les voitures brûlées,
05:15sur les enceintes aussi des prisons,
05:17des tags signés des DPF,
05:19les droits des détenus, des prisonniers français.
05:22Une mouvance qui s'apparentrait à l'extrême-gauche,
05:24qui était jusqu'alors inconnue par les renseignements français.
05:27C'est pourquoi nous restons très prudents là-dessus.
05:29Mais cela ajoute à l'inquiétude du personnel pénitentiaire.
05:32Regardez, depuis ces violences,
05:33il y a eu l'apparition d'un canal sur la messagerie cryptée Telegram,
05:38avec des messages menaçants à l'encontre du personnel pénitentiaire.
05:41Nous avons pu nous procurer l'un de ces messages.
05:44Regardez, surveillant, démissionné,
05:47tant que vous pouvez, si vous tenez à vos familles,
05:51à vos proches, ou encore Gérald Darmanin.
05:53Avec au moins deux fautes d'orthographe.
05:55Surveillant au singulier, démissionné à l'infinitif.
05:58Monsieur Millet, vous vous rendez compte ?
05:59Il y en a d'autres aussi.
06:00Tous les surveillants, Gérald Darmanin ne va pas protéger.
06:03Oui, tous les surveillants de France n'ont pas assez faute d'orthographe.
06:06Et également la ponctuation, parce que c'est très intéressant.
06:09Je voudrais qu'on revoie, parce que justement,
06:10c'est très intéressant aujourd'hui,
06:12parce qu'on reçoit tous des textos.
06:13Ce qui me frappe, c'est que la ponctuation n'existe plus.
06:16Vous voyez, ça serait...
06:18Et si on voulait vraiment écrire...
06:19C'est le point que ça a été dicté.
06:21À vous de penser ?
06:22Oui, c'est possible.
06:23Surveillant...
06:23Ah non, il n'y aura pas de faute.
06:24On devrait aimer être surveillant deux points, a priori.
06:27Que dites-vous ?
06:28Il n'y a pas de la ponctuation.
06:29Il n'y a pas de la ponctuation.
06:31Tant que vous le voyez, si vous donnez à vos familles et à vos proches...
06:33Non, non, mais en fait, il y a une faute par mot.
06:35Oui.
06:35Donc, surveillant première faute, démissionné deuxième faute,
06:38il n'y a pas de ponctuation.
06:39C'est très intéressant.
06:40Ça n'a pas été dicté, sinon il n'y aurait pas de faute.
06:42Syrie ne fait pas autant de faute.
06:44Syrie ne fait pas autant de faute.
06:45Sarah Salmane, vous avez raison.
06:46Bon, enfin, on ne va pas faire l'exégèse orthographique du message,
06:50parce que ce qui est important, c'est le...
06:51C'est intéressant, c'est que c'est un tout.
06:52Oui, c'est un tout.
06:53Un tout civilisationnel.
06:54On ne peut pas contre la langue aussi.
06:56Oui.
06:56C'est entendu.
06:58Mais alors, l'extrême-gauche,
06:59mais c'est une vieille tradition française.
07:01C'est-à-dire que les QHS ont été supprimés en 1980 par Robert Badinter.
07:06Et avant, il y avait cette mouvance que portaient, par exemple,
07:08des gens comme Messrine, il y avait Charlie Bauer,
07:10il y avait François Besse.
07:11Et puis, c'est l'extrême-gauche des années 70 ou 80
07:16avec la bande à Badère, avec Action Direct,
07:19avec également les Brigades Rouges, bien évidemment,
07:23et qui réclamait pour les prisonniers davantage de droits.
07:28Les QHS, c'était un vrai sujet, souvenez-vous, dans les...
07:30Alors, un QHS, pardonnez-moi, c'est un quartier haute sécurité.
07:34Vous voyez, je dis QHS, parce que dans ma génération,
07:36on savait tout ce que c'était.
07:37Contre l'idée même de prison, c'est une idée de la société.
07:40Est-ce que, finalement, le coupable est victime ou innocent ?
07:44Est-ce que ce n'est pas la société qui est responsable
07:46s'il commet un méfait ?
07:48Il y a toute une frange de l'extrême-gauche.
07:50Donc, c'est pour ça.
07:51Mais Gérald Darmanin, a priori, a écarté cette piste-là.
07:54Nous sommes d'accord.
07:55Je vous propose de l'écouter.
07:56Il était ce matin avec Sonia Mabrouk.
07:58Il y a manifestement, on voit bien,
08:02des gens qui essaient de déstabiliser l'État en l'intimidant.
08:06Pourquoi le font-ils ?
08:07C'est très intéressant.
08:08Ils le font parce que nous prenons des mesures
08:10contre le laxisme qui existait peut-être jusqu'à présent
08:14dans les prisons,
08:15qui a mené notre pays à des difficultés extrêmement graves,
08:18des réseaux de drogue qui continuent à partir
08:20des cellules carcérales.
08:21On commande des assassinats,
08:23on blanchit de l'argent,
08:25on menace des policiers, des magistrats,
08:27des agents pénitentiaires et on s'évade.
08:29C'est une intimidation grave
08:30et on essaye de voir si l'État va reculer.
08:33C'est ça qui se passe.
08:34Les réseaux sociaux, désormais,
08:35créent ce genre de moments mimétiques
08:37qui visent, en effet,
08:39à essayer, sur tous les points du territoire,
08:41à faire reculer l'État,
08:43à ce que les agents pénitentiaires prennent peur,
08:45à ce qu'ils demandent peut-être la grève,
08:46à ce qu'il y ait des débats politiques
08:47pour dire que le ministre de la Justice
08:49va trop loin dans sa fermeté.
08:50Mais on ne va pas reculer.
08:51Malgré les menaces, encore cette nuit.
08:53On ne va pas reculer parce que,
08:55d'abord, on ne menace pas l'État.
08:56Parce que si l'État recule,
08:58il n'y a plus rien,
08:58il n'y a plus de protection des Français.
08:59L'État, c'est bien le plus pauvre.
09:02Pour les plus pauvres, la protection.
09:06En creux, il dit que l'État n'a fait que reculer.
09:09Parce qu'il dit que l'État fait aujourd'hui
09:10ce qu'il n'a pas fait hier.
09:12Donc c'est une pierre, par exemple,
09:13dans le jardin de tous les anciens ministres de la Justice.
09:16C'est ça qu'on peut...
09:17C'est par Éric Moretti.
09:17Exactement, nous sommes d'accord.
09:19Par le laxisme.
09:20Mais quand je disais tout à l'heure
09:21qu'on paye toutes les factures en même temps,
09:24et c'est bien le problème que nous vivons aujourd'hui,
09:26toutes les factures,
09:2740 ans d'inaction, d'inertie,
09:31de mauvaise décision,
09:3240 ans, boum, tout sort.
09:34L'école, les prisons, l'économie, etc.
09:37Donc c'est pour ça que ce moment est très particulier, Éric Zolot.
09:40Devant quoi avons-nous reculé ?
09:42Devant tout.
09:43En l'occurrence, nous avons reculé devant l'idéologie extrême-gauchiste
09:48qui vous explique que c'est un scandale que quelqu'un soit en prison,
09:50même si c'est un narcotrafiquant qui est quand même la lie de l'humanité.
09:54Et nous avons quand même reculé devant le grand banditisme,
09:57parce que le mot qui vient à l'esprit de tout le monde quand on entend ça,
10:00c'est la mexicanisation.
10:01Nous sommes en route vers la mexicanisation.
10:03Ça, c'était impensable.
10:04Parce que là, l'ampleur des moyens mène quand même plus vers le narcotrafic que l'extrême-gauche.
10:09Peut-être que je serai démenti par l'enquête, mais ce sont des gens qui disposent de moyens énormes
10:14comme les cartels sud-américains et particulièrement mexicains.
10:18Donc c'est ça que nous payons aujourd'hui, en effet, la double note.
10:20Richard Millet.
10:21Le chiffre que M. Darmanin a donné, 17 000 narcotrafiquants en prison, vous donne tout à fait raison.
10:2717 000.
10:28Sur 82 000 détenus.
10:30Colosse.
10:30C'est gigantesque.
10:31Mais là, je vais sortir ma carte magique.
10:33Ah, le Salvador.
10:34Eh oui, je vais sortir ma carte magique du Salvador.
10:37Puisque si je vous propose les images, si je vous propose les fameuses images que nous
10:43voyons régulièrement et la manière dont sont enfermés à vie les narcotrafiquants
10:49au Salvador et les prisons qui ont été construites très vite et les solutions qui sont proposées,
10:56je ne dis évidemment pas qu'il faut faire ça en France.
10:58Il y a beaucoup de gens qui sont enfermés arbitrairement et les droits de la défense,
11:01je ne suis pas sûr.
11:01Le modèle de la France, c'est plutôt l'Italie que le Salvador.
11:04Je ne dis évidemment pas ça.
11:06Je dis aujourd'hui que...
11:07Non, mais vous le présentez un peu comme une sorte de modèle.
11:11Entre le Salvador et puis les narcotrafiquants dehors, qu'est-ce que vous préférez ?
11:15Il y a quand même beaucoup de gens enfermés arbitrairement au Salvador.
11:17Oui.
11:18Oui, c'est quand même un point fundamental.
11:20D'abord, ces sources-là, vous les tenez doux qu'ils soient enfermés arbitrairement.
11:27Donc il y aurait des personnes.
11:28Il y aurait, oui, mais d'accord.
11:29Alors, j'entends bien, c'est évidemment, c'est tout à fait contestable.
11:33Mais ça existe, ça existe.
11:35Non, mais c'est évidemment scandaleux.
11:38On ne peut pas prendre pour modèle un endroit où il y a potentiellement des erreurs judiciaires.
11:42Et c'est formidable.
11:42Mais vous voulez que je vous dise des erreurs judiciaires qu'il y a en France aussi ?
11:46Il y en a moins.
11:47Oui, c'est possible.
11:48Ce qui est intéressant, c'est que ça a existé.
11:50Il y avait le bang.
11:51Oui.
11:52Et on en a reparlé au moment de la déclaration de Laurent Wauquiez qui veut envoyer les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquiot.
11:59Le bang existait.
12:00C'était un peu ça.
12:01Et tout le courant de la société, ça a été finalement depuis la Deuxième Guerre mondiale vers plus d'humanité.
12:07Il faut regarder les prisons autrement.
12:09On ne peut plus accepter les quartiers de haute sécurité.
12:12Et là, je pense qu'on est reparti dans un mouvement inverse.
12:15En fait, la question, c'est qu'on n'a pas seulement des gens qui n'ont aucune limite,
12:18qui nous mènent une guerre.
12:19C'est d'ailleurs le mot qui est employé.
12:21La question, c'est comment nous, on adapte notre réponse.
12:23On parle tout le temps du sacre-saint état de droit.
12:25Est-ce qu'il est encore aujourd'hui pertinent d'être enfermé dans ce cadre juridique
12:29si on veut apporter une réponse très forte à ces narcotrafiquants ?
12:32La loi, elle est très bien, mais je ne suis pas persuadé qu'elle mette un terme au narcotrafique.
12:36Elle n'est pas appliquée.
12:37Par exemple, les téléphones portables, on n'a pas le droit.
12:39Ils ont tous un téléphone portable.
12:42C'est ça qui me sidère dans ces discussions.
12:47Qu'est-ce que vous voulez faire ?
12:49Quelles mesures vous prenez si un détenu a un portable ?
12:54Parce que moi, j'en ai une solution.
12:56J'en ai une.
12:58Dans le temps, on sortait les gens des prisons et puis on les mettait dans des endroits à l'isolement.
13:05Il y a des gens qui s'appellent le mitard, le mitard.
13:07Eh bien, écoutez, si chaque prisonnier qui enfreint la loi de la prison sait qu'il encourt une...
13:18Et je vous dis qu'ils le savent.
13:19Ils le savent.
13:20Est-ce que c'est forcément dissuasif ?
13:22Manifestement, c'est dissuasif.
13:24Manifestement, au Salvador, c'est dissuasif.
13:27Ces images-là, si effectivement les prises...
13:34Je ne veux même pas répondre à cette question.
13:37Si, effectivement, je pense qu'au Salvador, manifestement, ça a été efficace.
13:42C'est-à-dire qu'il n'y a plus de criminalité.
13:43Il n'y a plus de criminalité.
13:44Pour comprendre, pour exemple, non.
13:45Il n'y a plus de crimin...
13:46Il faut réagir avant d'arriver à cette situation-là.
13:49C'est ça, les nouvelles prisons qui sont prévues, apparemment, résolvent le problème.
13:55Déjà, pour voir comment les téléphones rongent.
13:58Peut-être pas la peine d'aller juste ça.
13:59On va voir tout l'eau.
14:00Brouillé, simplement.
14:01Oui, mais bon.
14:02Il n'y a pas des brouilleurs qui seront détruites.
14:03Alors, on dit oui, non, mais pas de brouilleurs, parce que ça empêche les gardiens de téléphonie.
14:06Richard Millet, la solution, vous qui...
14:08Parce qu'ils vont trouver des solutions pour détourner les brouillards.
14:10J'aime bien quand Richard Millet est là, parce qu'il peut nous apporter sur ces sujets-là un autre angle.
14:15Et pourquoi pas, même un angle intellectuel, littéraire, sur les prisonniers dans l'histoire de la littérature.
14:21C'est intéressant.
14:22Les prisonniers, c'est intéressant.
14:23Jeunet, par exemple, était un prisonnier intéressant.
14:27Bon, mais allons un peu plus loin.
14:30Je voudrais mettre ça entre ce qu'on voit là, en parallèle avec l'affaire Palmade.
14:35Palmade, au bout de quatre mois, sort avec un bracelet.
14:39Je trouve que c'est une peine qui n'est pas appliquée véritablement,
14:42parce qu'un bracelet électronique, ce n'est pas grand-chose.
14:46On regarde ce qu'il a fait.
14:47Donc, j'estime...
14:48Il a été condamné à deux ans de prison, il sort au bout de quatre mois qu'il a effectué, deux ans de prison ferme,
14:55et il sera sous bracelet électronique.
14:56Quand vous dites que ce n'est pas grand-chose, sa liberté, quand même, sera contrainte.
15:00Ce n'est pas la même chose d'être derrière les barreaux et d'avoir un bracelet.
15:03Ce n'est pas la même chose, mais il n'empêche, il n'est pas à l'air libre.
15:06C'est ce que je veux dire.
15:07Il n'est pas libre de ses mouvements.
15:08Il est à l'air libre, mais dans un périmètre restreint.
15:11Bon, pour moi, ce n'est pas une peine véritable.
15:14Ce que je veux dire, c'est peut-être la question de peine dans toutes ces affaires.
15:18À combien d'années sont condamnés tous ces narcotrafiquants, ces 17 000 narcotrafiquants ?
15:23Dans combien de temps ils vont sortir ?
15:25Très vite, à mon avis, eux aussi.
15:26Lesquels ?
15:27Ceux qui sont en France ?
15:28En France.
15:29Je ne sais pas, il y a eu des narcotrafiquants qui ont été déjà condamnés.
15:32On a un exemple de peine qui a été prononcée.
15:34Parfois, on peut prendre du 7-10 ans.
15:37Oui, oui.
15:37Et vous, vous seriez, pourquoi pas, pour des peines plus sévères, c'est ce que vous voulez dire.
15:43Bien sûr, mais qu'il soit appliqué.
15:45Pas de remise de peine.
15:46Véritablement appliqué.
15:47Il n'y a plus de peine de mort.
15:49Donc, appliquons la perpétuité véritable, comme aux Etats-Unis.
15:52Ça, ça dissuaderait beaucoup de choses.
15:54Mais vous parliez d'un angle littéraire.
15:56Éric Nolot.
15:56En France, on vit quand même un peu dans l'ombre de Jean Valjean.
16:00C'est-à-dire que le coupable est en fait une victime de la société.
16:03Ce qui peut arriver, ce qui est le cas d'ailleurs de Jean Valjean,
16:05et ce qui peut arriver dans la vraie vie.
16:07Le problème, c'est que l'idéologie d'extrême-gauche
16:09a étendu la jurisprudence Jean Valjean à tout le monde.
16:12C'est-à-dire que même le pire salaud sur la Terre,
16:13parce que, je m'excuse, les grands narcotrafiquants sont des salauds,
16:17sont des ordures.
16:18Il faut les défendre, et c'est trop sévère, etc.
16:21Je trouve que les nouvelles prisons qui sont prévues
16:23vont dans le bon sens.
16:24Après, je pense qu'on a affaire à un tel niveau de criminalité
16:27que la piste salvadorienne n'est pas à exclure.
16:30Je regrette, parce que ce sont des salopards.
16:31Est-ce qu'on peut voir le sujet sur Toulon, peut-être,
16:33de Maxime Leguay, pour rappeler ce qui s'est passé ces dernières heures,
16:36et après, on parlera de Pierre Palmade.
16:40Après plusieurs heures d'échange à huis clos,
16:42avec les agents de l'administration pénitentiaire de Toulon,
16:46Gérald Darmanin se présente devant les journalistes,
16:48et prend la parole.
16:49Il y a manifestement des actes d'intimidation contre les agents,
16:54donc contre la République.
16:55On ne cèdera pas.
16:57Ce matin, j'ai demandé aux ministres de l'Intérieur
16:59de mobiliser tous les moyens,
17:01auprès des préfets, auprès de la police,
17:03auprès de la gendarmerie,
17:04pour que dans les prochaines heures, prochains jours,
17:06prochaines semaines, les policiers et les gendarmes
17:08soient constamment présents,
17:09près des centres de détention.
17:11Une présence policière renforcée,
17:13pour éviter que les prisons puissent être de nouveau visées
17:15par des tirs de kalachnikov,
17:17comme cela a été le cas ici, à Toulon.
17:21Les syndicats pénitentiaires, eux,
17:22n'ont pas été totalement convaincus par le garde des Sceaux.
17:26Beaucoup de paroles, beaucoup de promesses.
17:28Il entend des cris de la pénitentiaire.
17:29Il entend aussi la souffrance et la peur
17:31qu'on ressentait des agents qui se sont fait tirer dessus.
17:33Il y a eu une balle qui a traversé une vitre.
17:35Ça aurait pu être la vie d'un agent
17:37qui aurait été prise hier soir.
17:39Il entend tout ça.
17:41Maintenant, c'est que des promesses,
17:43de belles paroles.
17:43Est-ce que des choses concrètes vont être faites dans l'avenir ?
17:45On l'espère.
17:46Après la série d'attaques coordonnées visant les prisons françaises,
17:49le parquet national antiterroriste a annoncé se saisir de l'enquête.
17:54On en a parlé avec Sabrina.
17:56Dans l'actualité également judiciaire,
17:58c'était lundi,
17:59une détenue radicalisée
18:01a été transportée de la maison d'arrêt de Strasbourg
18:04jusqu'à Paris
18:05pour se rendre dans un centre d'imagerie médicale.
18:08Évidemment, cette décision interroge
18:10sur la sécurité des agents pénitentiaires,
18:11alors que l'ombre de l'attaque d'Incarville
18:13plane toujours.
18:16Ces deux agents pénitentiaires, je vous rappelle,
18:18qui ont été tués
18:18et le narcotrafiquant Mohamed Hamra
18:20a pu s'évader avant d'être retrouvé en Roumanie.
18:22Bon, c'est vrai que j'ai vu pas mal de réactions.
18:25Alors là aussi,
18:26d'abord, on ne connaît pas tout à fait le dossier,
18:28bien évidemment,
18:29mais peut-être que cette femme,
18:30c'est très important pour elle,
18:32sur le plan médical,
18:33qu'il y ait,
18:34qu'elle puisse aller à Paris
18:37pour être regardée
18:39par ce centre d'imagerie médicale.
18:41Mais Gérald Darmanin
18:42a réagi à cette information.
18:45Quand on est détenu,
18:46on doit être soigné,
18:47quelle que soit la dignité d'une personne humaine.
18:49On ne peut pas laisser des gens
18:50qui ne soient pas soignés.
18:51C'est les médecins
18:51qui demandent ce genre de prescription.
18:54Mais la difficulté,
18:55ce n'est pas celle-là.
18:56La difficulté, c'est
18:57qu'il faut faire dans les prisons
18:58des lieux de soins.
18:59Par exemple,
19:01aujourd'hui,
19:01une grande partie
19:02des extractions judiciaires
19:04des extractions faites
19:05par les agents,
19:06c'est-à-dire les agents
19:06qui accompagnent
19:08des personnes détenues,
19:09le font parce que
19:10il faut aller voir
19:11le médecin à l'hôpital du coin.
19:12Il faut faire venir
19:12le médecin dans la prison.
19:14Ça évite de faire la sortie.
19:16Donc, on peut soigner des gens
19:17parce qu'on est quand même
19:18une démocratie.
19:20On n'est pas chez les barbares.
19:21Mais en même temps,
19:22on n'est pas obligé
19:23de mal organiser l'administration.
19:26Il a raison.
19:27Ce qu'il dit est de bon sens
19:28et c'est intelligent.
19:29On ne va pas mettre
19:31des IRM dans les prisons.
19:31Non, mais là,
19:33c'est la distance
19:34qui surprend
19:35parce que Strasbourg-Paris,
19:36ça fait long.
19:36Il n'y a pas d'IRM
19:38à Strasbourg ?
19:39Bien sûr.
19:40C'est pour ça.
19:41C'est ça qui est incompréhensible.
19:44Mais bon, je ne sais pas.
19:45Du bon sens,
19:45c'est fou de...
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