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  • il y a 10 mois
L’actrice Alexandra Lamy visite les laboratoires de l’Institut Pasteur, qui travaille sur les cellules souches cérébrales. Brut y était.
Transcription
00:00Bonjour c'est Alexandra Lamy et aujourd'hui je suis reporter pour Brut et je vais vous présenter
00:05l'Institut Pasteur dont je suis la marraine depuis 12 ans. On va aller voir des cellules souches et on va rencontrer des chercheurs. Suivez-moi !
00:18Alors là on est au coeur de l'Institut Pasteur et je vais vous emmener dans un endroit complètement dingue.
00:23Bonjour !
00:25Bonjour Alexandra !
00:26Bonjour, enchantée !
00:27Il va falloir s'équiper.
00:30Ça c'est pour éviter de ramener...
00:32Exactement, des agents pathogènes de l'extérieur.
00:38Je suis équipée. Alors qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
00:40Bienvenue dans notre zone d'élevage des poissons-œuvres !
00:48Ils vont nous permettre d'étudier le comportement et les propriétés des cellules souches neurales.
00:53Donc les cellules souches, c'est des cellules qui au cours du développement, au début de la vie, vont donner naissance à l'ensemble des tissus, des organes et finalement à l'organisme entier.
01:02Incroyable ! Pourquoi utiliser plus le poisson-œuvre qu'un autre ?
01:06Justement le poisson-œuvre, il a plusieurs particularités qui pour nous sont fascinantes.
01:10On va retrouver déjà dans son cerveau les mêmes types cellulaires qu'on va avoir chez nous, chez l'homme.
01:15Et donc on va effectivement pouvoir regarder cette population de cellules souches qui est très enrichie chez le poisson-œuvre.
01:21Et on va aller pouvoir imager en temps réel le comportement des populations de cellules souches directement dans le petit poisson.
01:29C'est génial parce que quand on vient à l'Institut Pasteur, on n'imagine pas, surtout dans un centre de recherche, qu'on pourrait trouver des poissons, des petits poissons comme ça.
01:37Donc c'est assez... C'est dingue !
01:39Ce que je vous propose maintenant, c'est peut-être qu'on aille ensemble au laboratoire et je vous montre une des façons dont on peut étudier un peu mieux les cellules souches neurales.
01:46Allez avec plaisir !
01:47Alexandra Lamy, s'il vous plaît !
01:54Voilà le système dans lequel on les cultive.
01:56C'est un frigo chaud !
01:58C'est ça !
01:59Donc on a des petits puits dans lesquels, au fond de ces puits-là, on a les cellules.
02:03Et donc on a besoin d'un microscope pour les observer.
02:05Ah ouais, moi je veux bien voir !
02:07C'est dingue !
02:08Alors moi je vois des petits points, des petits ronds, et il y avait comme si il y avait un petit ventre au milieu.
02:13C'est ça !
02:14On appelle ça le corps cellulaire.
02:18Finalement, toutes ces cellules souches, ça sert à quoi ?
02:21On espère qu'avec fort des connaissances qu'on aura acquises grâce aux recherches fondamentales,
02:27on puisse un jour adapter des thérapeutiques qui pourraient être appliquées dans le cadre de maladies neurodégénératives,
02:34dans le cas de lésions traumatiques du cerveau où on aurait besoin de remplacer des neurones.
02:40C'est une avance énorme en fait.
02:41Bien sûr, on avance énormément dans cette direction-là.
02:51Donc là, votre laboratoire, c'est incroyable, il y a tellement de matériel.
02:54Comment vous vous financez ?
02:56Pour vous donner un ordre d'idées, là on était sur un microscope à épifluorescence classique,
03:01donc on en a pour 100 000 euros.
03:03Mais on utilise aussi au quotidien du matériel de production.
03:07Mais on utilise aussi au quotidien du matériel de plus haute résolution.
03:11Et là, on est plutôt sur 400 000, 500 000 euros.
03:14On a des contributions de l'État.
03:16Mais bien sûr, on compte aussi beaucoup sur la générosité du grand public.
03:20Ça va être les dons, ça va être le mécénat.
03:23Et ça représente environ un tiers des financements du laboratoire.
03:27Donc c'est pour nous quelque chose qui est vraiment essentiel, indispensable.
03:31Alors est-ce que vous pensez qu'avec votre travail sur les cellules souches,
03:34un jour, on pourra soigner Alzheimer, Parkinson ?
03:39Vous êtes un peu une héroïne, vous faites tout ça pour sauver aussi un peu les gens.
03:42Bien sûr, c'est une motivation qui est énorme.
03:44Je pense que tous les chercheurs, on aime cette idée de se dire
03:49que ce qu'on fait va permettre de contribuer.
03:51Et c'est sûr que pour nous, c'est une motivation énorme.
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