00:00Ici par exemple nous sommes dans une cuisine mais on a aussi le plafond d'au-dessus et le plancher de l'appartement d'à côté et le poteau d'au-dessus qui ont traversé.
00:11Donc c'est très difficile de s'y retrouver.
00:13Pour vous donner une petite idée de ce que ça peut donner autour de vous.
00:17Voilà on évolue dans un amoncellement.
00:20Quelque chose d'assez compliqué à comprendre.
00:24Et c'est dans cet environnement là qu'on va lancer des appels.
00:28Pour essayer d'identifier des personnes qui seraient encore en vie.
00:32Les appels se font soit à la voix ou soit simplement en tapant.
00:39Et en attendant la réponse.
00:41Pendant ce temps là il faut être particulièrement prudent sur les personnes qui travaillent à l'extérieur notamment les pelles mécaniques, les gros engins.
00:49Qui peuvent poser des gros problèmes de sécurité s'ils se mettent à retravailler quand vous êtes à l'intérieur.
00:53C'est pour ça aussi que nous sommes tout le temps deux pour évoluer dans ce genre de milieu.
00:57Alors qu'au 10 février, le dernier bilan humain des séismes en Turquie et en Syrie s'élève à plus de 22 300 morts.
01:03Des milliers de secouristes du monde entier viennent épauler les locaux.
01:07Parmi eux Eric Zipper, il est spéléologue et secouriste pour l'ONG Corps Mondial de Secours.
01:12Il est arrivé le mardi 7 février avec une équipe de 5 personnes.
01:16Et ils ont rejoint la ville de Karanmanmaras dans le sud de la Turquie.
01:19C'est l'épicentre de la catastrophe.
01:21Voilà on arrive dans certains quartiers à une saturation d'immeubles effondrés.
01:25On ne sait plus trop par où commencer.
01:27Beaucoup de choses sont complètement effondrées.
01:29Il est très difficile d'évoluer sur cet état de gravats où on arrive à peine à se déplacer entre les plaques.
01:36Les grues ont commencé à intervenir.
01:38C'est vraiment un travail difficile dans cet équilibre de dalles.
01:42D'arriver à progresser dans tout cet immeuble effondré sans faire tomber le reste.
01:46En essayant de progresser partout.
01:48Les familles ou les témoins nous disent qu'il peut encore y avoir des gens qui sont coincés.
01:53Selon Recep Tayyip Erdogan, le président turc qui s'est rendu sur place le 9 février.
01:58La moitié de la ville de plus d'un million d'habitants a été réduite en poussière.
02:02Une des grosses difficultés est donc d'assurer la sécurité de ces équipes.
02:07Tout en avançant assez vite.
02:09Et en faisant des levées d'outes qui soient les plus justes possibles.
02:13Pour que nous puissions apporter des réponses et ne pas continuer à fouiller définitivement les mêmes déblaisses.
02:19C'est un travail qui est usant, qui est fatigant.
02:22Mais la détresse qui est autour de nous, nous donne vraiment la force de continuer et de ne pas s'arrêter.
02:30Les équipes ici aussi, il faut qu'elles les surveillent pour qu'elles ne soient pas trop fatiguées.
02:34Qu'elles puissent tenir le plus longtemps possible.
02:36Ce n'est pas toujours évident face à la fatigue, face à la fébrilité, face à l'impatience de sortir les gens.
02:44Et cette inquiétude aussi que les familles, bien malgré elles, nous transmettent.
02:49Et les paysages qui restent toujours très compliqués par ici.
02:54Sur ce genre de catastrophes, où même les ruelles au pied des immeubles ne sont plus vraiment sûres.
03:00Pour lesquelles il faut faire de plus en plus attention.
03:06Donc voilà, ces tremblements de terre sont un peu tous pareils.
03:08C'est avant tout des drames humains.
03:10Et notre technique à nous, les équipes étrangères, c'est de venir renforcer, apporter peut-être une technique qui n'est pas la même.
03:18À des équipes qui, elles, sont aussi fatiguées, qui ont besoin d'être liées et épaulées.
03:23Et c'est ce que nous essayons d'apporter au maximum.
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