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Dans les prisons syriennes avec les combattants de Daesh
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il y a 10 mois
Ils sont des milliers de djihadistes présumés détenus par les forces kurdes en Syrie.
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00:00
Des djihadistes qui ne regrettent rien, j'en ai rencontré plusieurs en Syrie au mois de décembre.
00:26
Pour brut, j'ai pu pénétrer dans une des prisons kurdes où sont détenus 5000 membres présumés de l'Etat islamique.
00:37
En mars 2019, l'Etat islamique perd la bataille de Barhouz.
00:40
Cette défaite marque la fin territoriale de Daech en Syrie,
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mais une question majeure se pose depuis.
00:46
Que faire des djihadistes qui ont été arrêtés, ainsi que leurs familles ?
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On nous demande de devoir justifier des actes qu'on n'a pas commis,
00:53
répondre à certains crimes qu'on n'a pas commis non plus.
00:55
C'est pour devoir passer dans une spirale judiciaire qui va nous faire encore plus de mal que ces 50 guerres.
01:00
On ne veut pas rentrer en France.
01:01
J'étais à l'ISIS, j'avais l'idéologie.
01:04
J'étais dans le film, je pensais que j'allais prendre tout le monde.
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Bien sûr, je regrette.
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Je me suis vraiment brouillé.
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Je ne suis pas venu ici pour rien.
01:12
Je suis venu ici pour m'occuper de mes enfants.
01:14
Je ne suis pas venu ici pour m'occuper de mes enfants.
01:17
Je suis venu ici pour m'occuper de mes enfants.
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Les forces spéciales kurdes ont posé deux conditions pour que je puisse pénétrer dans cette prison ultra-surveillée.
01:25
Et ultra-surpeuplée.
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Que je ne filme pas l'extérieur du bâtiment pour des questions de sécurité.
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Et que je ne parle pas aux détenus de l'actualité pour éviter une révolte.
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On ne leur a toujours pas dit que Abou Bakar al-Baghdadi, l'ancien chef de Daesh, a été tué par les Américains.
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Comme vous pouvez le voir, toutes les pièces sont bondées.
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Il n'y a quasiment pas de place pour se déplacer.
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Là, il n'y a quasiment pas de lumière du jour.
02:07
La seule lumière du jour qui filtre, c'est ce petit hublot là-haut.
02:13
Et pour certains, qui ont été emprisonnés il y a neuf mois,
02:17
c'est la seule lumière du jour qui filtre.
02:19
C'est ce petit hublot là-haut.
02:23
Et pour certains, qui ont été emprisonnés il y a neuf mois,
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qui ne sont jamais sortis de cette pièce, ils passent tout leur temps ici.
02:35
Ce que je vous pointe avec mon doigt, c'est les toilettes de la cellule.
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Et juste à droite, là-bas, c'est là où ils se nettoient.
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J'ai l'impression qu'ils utilisent des bidons d'eau pour se laver.
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Il y a une odeur très forte qui se dégage de la cellule.
02:55
C'est à la limite du respirable.
03:03
Là, il y a un djihadiste de Daesh que je vais pouvoir interviewer.
03:07
Il arrive dans quelques secondes.
03:11
Qu'est-ce que vous pensez des attaques terroristes en Europe ?
03:15
Et qu'est-ce que vous pensez quand la coalition bombe les combattants ?
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Quand vous bombardez constamment un groupe de gens,
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n'attendez pas une rétaliation, ça va se passer.
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Avez-vous vu les sentiments des journalistes de l'Ouest
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qui ont été filmés par des combattants britanniques ?
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Comme je l'ai dit, les combattants britanniques,
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c'est quelque chose qui me dérange.
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Je n'aime pas ça, mais si c'est un jugement qui est passé
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par l'un des juges de l'État islamique, je ne l'aimerais pas.
03:50
Mais qui suis-je pour aller défier l'État islamique ?
03:54
Je peux vous dire beaucoup de choses,
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mais en même temps, je risque ma santé et ma sécurité ici.
04:02
Je ne peux pas m'exprimer complètement.
04:06
Si je commence à dire certaines choses,
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il y a un traducteur qui va me dire ce qu'il a dit.
04:11
Une fois que vous serez partis, ils vont venir me battre.
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Je peux vous en dire plus, mais je ne veux pas avoir de problèmes.
04:18
Pour que vous compreniez bien la situation,
04:21
dans la pièce, il y a moi et ma caméra,
04:23
mais il y a aussi le chef de la prison
04:25
et plusieurs membres des forces spéciales kurdes.
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Et pourtant, très vite, le djihadiste britannique
04:29
attaque ouvertement ses geôliers
04:31
et dénonce ses conditions de détention.
04:33
Je suis assis dans cette prison de merde depuis très longtemps.
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Tout le monde dans cette pièce a hâte de sortir de cette prison.
04:40
Parce que cette prison n'est pas ce qu'ils prétendent être.
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C'est très sévère, les gens meurent ici tous les jours.
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Il n'y a pas de médicaments. Un homme est mort ici hier.
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Tout le monde veut qu'on s'éloigne de ces gens
04:54
parce qu'on n'a pas vraiment ses droits humains.
04:57
Personne ne veut être capté comme ça,
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comme ils traitent les prisonniers ici.
05:01
Ce n'est pas bien.
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Le chef de la prison est un membre des forces spéciales kurdes
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et évidemment, il n'a pas le même discours
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que le djihadiste britannique que je viens d'interroger.
05:45
Il y a eu plusieurs tentatives de mutinerie au cours des derniers mois.
05:48
On peut voir sur ces images une technique fréquente.
05:51
Un des djihadistes attire les gardes kurdes en faisant semblant de mourir.
05:54
Et le seul à le faire, c'est le djihadiste qui ne s'arrête pas.
05:57
Il ne peut pas se détendre.
05:59
Il ne peut pas se détendre.
06:01
Il ne peut pas se détendre.
06:03
Il doit se détendre.
06:05
Il doit se détendre.
06:07
Il doit se détendre.
06:09
Il doit se détendre.
06:11
Un des djihadistes attire les gardes kurdes en faisant semblant de mourir.
06:14
Et quand les portes s'ouvrent, les prisonniers attaquent.
06:24
Et du coup, partout dans la prison, il faut rester extrêmement prudent,
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particulièrement dans l'hôpital où j'ai pu aller
06:30
et où près de 300 prisonniers sont entassés.
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Donc là, je vais rentrer dans l'hôpital.
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Pouvons-nous y aller ?
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Il y a des gens qui sont en colère, des gens qui sont en paix,
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des gens qui sont en paix ou qui se sentent bien.
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Il y a des gens qui sont enceintes,
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qui sont enceintes.
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Le bien-être, c'est normal.
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Si tu te sens mal, tu ne peux pas te mettre en vie.
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Il y a aussi pas mal de gens qui sont extrêmement maigres,
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très affaiblis, donc qui doivent souffrir de malnutrition
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voire de malnutrition sévère aiguë, ça veut dire qu'ils sont clairement sous-alimentés.
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Il y a beaucoup de blessés par balles, là, dans cet hôpital. Je vois beaucoup de gens
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avec des fixateurs externes, des plaies au niveau des bras, des jambes. Donc lui,
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clairement, c'est une blessure de guerre, il a dû prendre une balle dans la jambe. Il y a aussi
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une odeur très très forte, c'est pour ça qu'on doit porter des masques, parce que c'est un peu
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une odeur pestilentielle. Je ne sais pas s'ils peuvent se doucher, mais je n'ai pas l'impression.
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Ils n'ont qu'une toilette, alors qu'ils sont 300 dans cette salle.
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Et au milieu de tous ces malades, j'ai pu interviewer Abdallah, un jeune djihadiste
08:18
belge de 24 ans qui est détenu ici depuis 9 mois et qui a rejoint l'État islamique en 2014.
08:33
Les gens veulent m'aider, il y a des mauvais gars, des bons gars. Bien sûr, au début, j'étais ISIS, j'avais
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l'idéologie, j'étais dans le film, je pensais que j'allais prendre tout le monde. La propagande de l'ISIS,
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comme tu le sais, c'est une très belle calme où tu peux vivre et tout va bien. Et puis,
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quand tu viens, même si tu ne te bats pas, par exemple, ils vont te tuer ou te mettre en prison.
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Si tu ne fais pas ça, tu ne peux pas t'arguer avec eux. S'ils ont une règle, par exemple, les attaques
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en Belgique, si tu t'argues avec eux, ce n'est pas bon ou c'est mauvais, tu ne peux pas parler, tu sais.
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Que penses-tu des attaques terroristes qui ont eu lieu en Europe et qui ont targué des innocents ?
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Au Barouz, j'ai tué 4 ou 5 bébés. J'ai vu avec mes propres yeux des centaines de femmes sans jambes,
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sans bras, sans tête, tuant des innocents de chaque côté. Je suis contre ça, c'est mauvais. Bien sûr,
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c'est très mauvais ce qui s'est passé à la Belgique, à l'aéroport, aux Français. Je regrette de venir
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à la guerre, à la lutte, à détruire mon corps, ma vie. J'ai laissé ma mère. Bien sûr, je regrette.
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J'étais juste un jeune, naïf. En étant comme ça, je n'avais pas l'intention de croire en rien.
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Je suis dans le camp géant d'Alol, où vivent les familles de l'État islamique. Il y a principalement
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des femmes et des enfants. 70 000 personnes vivent ici dans des conditions extrêmement précaires.
10:16
Derrière moi, c'est le marché pour les femmes étrangères et leurs familles. Ici,
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elles achètent des vêtements et à manger. Et pour acheter tout ça, il y a un magasin dans
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lequel elles peuvent retirer de l'argent qu'on leur envoie depuis l'étranger.
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Bonjour. Vous êtes française ? Oui. Je suis venu pour rencontrer les Françaises.
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Vous êtes français ? Oui, je suis français. Quel âge vous avez ? Vous venez d'où ? On est entre 20 et 35.
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Comment vous vivez ici ? C'est quoi la situation sanitaire ? On a du mal à se chauffer parce qu'il
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fait très très froid. On est entouré par des bouts de tissu. Ils ne nous donnent pas à manger.
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Ou alors c'est quelque chose qui nous donne la diarrhée pendant des semaines. Il n'y a pas
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beaucoup d'associations humanitaires qui viennent. Il n'y a pas d'association du tout ? Il n'y a pas
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de médecin, pas d'hôpital. Qu'est-ce que vous faisiez au sein de l'État islamique ? Est-ce que
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vous aviez des travails ? J'étais à la maison. Femme au foyer. Faire dégoster les enfants,
11:18
faire le ménage, manger. Vous aviez une vie de femme au foyer ? Oui. C'était bien, on vivait bien.
11:26
On avait nos maisons. On avait chacun nos appartements. On vivait avec nos maris,
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avec nos enfants. Il y avait des parcs, il y avait des hôpitaux, il y avait des écoles. C'était la
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vie normale comme en France. Sauf qu'on pouvait vivre notre islam en paix. C'est que quand ils
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ont commencé à attaquer Raqqa, que les gens ont commencé à fuir, que vraiment on a ressenti la
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guerre. Comme beaucoup de djihadistes, ces Françaises originaires de la région parisienne
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et du sud de la France continuent de défendre leur mode de vie sous le règne de l'État islamique.
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Mais face à ma caméra, elles critiquent aussi Daesh. Je ne veux plus du tout être affiliée à eux,
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ils ne me représentent pas, je ne les représente pas. Je ne veux pas être affiliée à leur idéologie
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puisque pour moi ce n'est pas ça l'islam. Je suis musulmane et je le resterai jusqu'à ma mort.
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Qu'est-ce qui n'était pas son droit ? Les attentats suicides, ils les ont légiférés alors que c'est
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interdit. Les conditions de la guerre, ce n'est pas comme ça. Les décapitations, ils en ont fait
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une grande propagande et tout. Se voir décapiter quelqu'un, ce n'est pas naturel. C'est pas
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naturel. Évidemment, ça fait quelque chose. Bien sûr, quand on voit ça, c'est choquant. Après,
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c'est sûr que notre discours n'est pas très crédible au vu de la situation en pensant que
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tout le monde pense qu'on est dans la même idéologie. En fait, dans la vie, on fait des
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choses pas bien et des choses bien. Et là, on a fait des choses pas très... La seule chose de
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pas bien qu'on a fait... Vous regrettez d'être venue ? Quand je regarde mon fils, non, je ne regrette
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pas d'être venue parce que c'est le destin. Mais oui, je regrette de les avoir cru. Je leur en veux
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à eux. Je ne suis pas une repentie. Je regrette ce que j'ai fait. Non, j'assume et je suis contente
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du parcours que j'ai eu parce que j'ai appris beaucoup de choses. Vous avez essayé de quitter
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l'État islamique ? Oui, on a essayé. La vérité, c'est qu'il n'a pas essayé. La dernière année,
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on a essayé. Même sans ça, on a essayé de quitter parce que ce n'était plus possible. Ce n'était
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plus possible. Ce n'était pas une vie, en fait. Ce n'était plus comme au début où ils garantissaient
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notre sécurité, où on vivait en paix. Même eux, ils étaient devenus complètement injustes dans
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leur manière de faire. Avec nous, ils étaient... Même eux, ils étaient devenus aussi nos
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oppresseurs plus que la coalition. On n'avait plus d'alliés, donc on ne voulait vraiment pas
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sortir de chez eux. Mais malheureusement, ils nous coupaient la route, ils nous empêchaient
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de sortir. Si on essaie de sortir, ils nous mettent en prison. Moi, j'étais en prison chez eux parce
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que justement, on a voulu partir. Jusqu'à ce qu'on se retrouve ici. On nous demande de devoir
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justifier des actes qu'on n'a pas commis, répondre à certains crimes qu'on n'a pas commis non plus,
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et devoir payer, plonger une peine en France pour séparer des enfants, chose qu'on n'accepte pas,
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qu'on rejette totalement parce qu'on n'a rien commis, on n'a rien fait. Et si on peut rentrer
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pour mener une vie normale avec nos familles, il n'y a pas de problème. Mais si c'est pour devoir
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passer dans une spirale judiciaire qui va nous faire encore plus de mal que ces cinq ans de
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guerre, on ne veut pas rentrer en France. Des retours de femmes et d'enfants de Daesh,
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de toute façon, pour le moment, ça se fait au compte-goutte en France,
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et toutes en rentrant ont affaire à la justice.
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