00:00Il y avait, je lis, à la page 123,
00:03une souche virulente aussi mortelle qu'Ebola
00:07et aussi contagieuse que la grippe,
00:10se propagera-t-elle rapidement au monde entier
00:14sans qu'une réponse sanitaire ait pu être mise au point ?
00:17Alors bien sûr, la mortalité du coronavirus
00:21n'est pas la même que celle de Ebola,
00:24mais sa contusualité est la même.
00:30Il est encore d'actualité, je veux dire même plus qu'il est encore plus d'actualité.
00:44Avec ma fille, nous avons acheté cette maison une trezaine d'années
00:55parce que nous avons anticipé le fait qu'un effondrement général,
01:00systémique et global du monde puisse avoir lieu vers les années 2025-2030,
01:06je ne suis pas à 5 ans près.
01:07En tout, ça fait 7 hectares.
01:09Ce tas de bois, c'est du Douglas, a été coupé il y a quelques semaines.
01:13On va le laisser là pour l'instant,
01:15on n'a pas eu le temps de le transporter près de la maison.
01:18Voici notre ami Japon, qui est un Irish Cobb avec une très belle robe
01:33et qui permettrait, en cas où on aurait des difficultés de mobilité,
01:38de tracter une calèche ou même d'être monté.
01:42Et si jamais il y avait une rupture d'approvisionnement en eau,
01:47vous voyez ici que nous avons une pompe à bras,
01:50que j'actionne, qui est branchée sur un puits et qui permet d'avoir de l'eau
01:56que l'on peut, évidemment, à la fois filtrer et bouillir
02:00de telle manière qu'elle soit à coup sûr potable.
02:02Voilà un autre stock de bois qui est en cours de constitution.
02:06Ce n'est pas un problème pour nous, en tout cas le bois de chauffage,
02:10car nous avons de manière autosuffisante des quantités
02:15qui nous permettent de tenir même plusieurs hivers.
02:22Nous sommes peut-être à la veille d'une cause majeure,
02:26d'un effondrement plus large, puisque ce serait simplement le premier facteur,
02:30le premier domino qui tomberait, c'est-à-dire une crise sanitaire
02:35qui va entraîner de toute façon, ça on en est sûr aussi maintenant,
02:39une crise, on peut dire, économique, financière, bancaire et monétaire,
02:44aussi, sinon plus forte encore que celles que nous avions eues en 2008 et 2009,
02:50et par conséquent le choc sur nos civilisations,
02:54sur le monde entier sera terrible.
02:55Plus les morts seront nombreuses et plus fort sera le choc,
03:00à la fois le choc économique et politique, mais aussi le choc psychologique.
03:05Il faut absolument qu'il y ait une solidarité organisée,
03:08à l'échelon local, de telle manière qu'on tienne soin
03:12et qu'on prenne soin les uns et les autres, qu'on s'aime d'une certaine manière
03:15les uns et les autres, de telle manière qu'on fasse encore société
03:19et qu'on ne tombe pas dans le nombrilisme et la barbarie
03:23ou simplement l'égoïsme en disant
03:25je m'en fous des autres du moment que moi j'ai mes rations de survie.
03:27Il y a donc une politique de solidarité nationale,
03:30mais de solidarité affective, de solidarité psychologique
03:34qui peut être faite par des activités communes, même loin les uns des autres,
03:39des activités communes grâce à l'internet qui marche encore.
03:42Toute notre vie, telle qu'on la vit actuellement,
03:46notamment en Europe par exemple, mais c'est la même chose aux Etats-Unis,
03:49en Australie ou même maintenant en Chine,
03:51tient sur les camions et sur les transports de marchandises et de services.
03:55Les camions, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des conducteurs,
03:58il faut qu'il y ait des chauffeurs routiers, il faut qu'il y ait du pétrole.
04:02Alors, si jamais les chauffeurs routiers par exemple,
04:05dans la mesure où il y a le confinement et où
04:07les stations-services sont ouvertes au point de vue de la distribution d'essence,
04:12mais elles n'ont pas le droit de faire de la restauration.
04:15Bon, c'est la même chose pour les restos-routes
04:17qu'on voyait jadis et qui existent encore.
04:19Eh bien, ceci rend leur vie encore plus pénible,
04:22déjà qu'ils ont une semaine assez difficile,
04:27dans la mesure où ils sont éloignés de leurs proches
04:29et ils ne reviennent chez eux qu'une fois par semaine.
04:32Si en plus les conditions par exemple d'alimentation
04:34ou d'hébergement sont mauvaises,
04:36eh bien, peut-être qu'un certain nombre d'eux vont dire
04:39je ne veux pas vivre dans ces conditions
04:41et donc je me mets dans une sorte de droit de retrait.
04:44Et à ce moment-là, il est possible,
04:46je ne sais pas si ça va arriver,
04:47mais que certains états, peut-être en France,
04:50fassent appel à des chauffeurs militaires
04:53et réquisitionnent les semi-remorques
04:55afin que l'alimentation, l'alimentation je dis bien,
04:58soit disponible partout en France,
05:00dans les supermarchés, je ne cite pas de marque,
05:03ou même dans les commerces de détail en ville.
05:06Si on n'a pas d'alimentation,
05:08les émeutes, voire la barbarie, n'est pas loin.
05:12Je dis toujours, je ne sais pas si la phrase est apocryphe ou pas,
05:15mais enfin elle est bonne,
05:16que Churchill aurait dit
05:17la différence entre la civilisation et la barbarie,
05:21c'est cinq repas.
05:22Il faut donc que chacun d'entre nous,
05:24en France, en Europe, puisse avoir accès à l'alimentation,
05:27une alimentation suffisamment variée.
05:29Et si c'est au besoin par des chauffeurs militaires
05:33et des camions réquisitionnés, il faudra le faire,
05:35à condition évidemment qu'il n'y ait pas de rupture
05:38de la chaîne d'approvisionnement mondiale,
05:40comme il peut y en avoir,
05:41parce que, actuellement, notre alimentation est trop mondialisée.
05:45C'est pour ça que dans mes propositions politiques,
05:48je propose de relocaliser la production alimentaire,
05:51et d'avoir finalement des denrées alimentaires qui soient
05:54plus végétales, plus saisonnières et plus locales.
05:57C'est les trois caractéristiques d'une bonne alimentation,
06:01et qui ne sont pas du tout les caractéristiques actuelles
06:04de ce qu'on voit dans les hyper-surfaces,
06:07dans les grandes surfaces, dans les hyper-marchés.
06:09On voit qu'on a des fruits et légumes du monde entier
06:12pendant toute l'année, c'est tout à fait scandadeux.
06:14Il faut tenir compte de l'empreinte écologique,
06:16de l'empreinte carbone des produits qui viennent de l'extérieur,
06:19actuellement, dans les pays comme la France,
06:22cette empreinte nourriture, cette empreinte carbone
06:25de nos dents alimentaires est beaucoup trop forte.
06:27Il faut donc relocaliser, donc plus végétales,
06:30beaucoup moins de viande, plus saisonniers et plus locales.
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