00:00Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire, certes.
00:04Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation.
00:09Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse.
00:12Le pays en guerre.
00:14Les mots sont forts, à la hauteur de l'angoisse propagée par la situation.
00:18Mais pour comprendre l'intensité de ce discours, il faut revenir 4 mois en arrière.
00:23Le 16 novembre 2019, le premier cas officiel de Covid est déclaré à Wuhan, en Chine.
00:28A peine plus d'un mois plus tard, le 30 janvier 2020,
00:31l'OMS prononce l'état d'alerte et qualifie la pandémie le 20 mars.
00:36La France avait pris un peu d'avance puisque c'est le 17 mars
00:39que le pays connaît donc son premier confinement,
00:41entraînant entre autres l'obligation du port du masque
00:45et le respect des distances de sécurité entre les personnes.
00:48Le gouvernement a pris, comme je vous l'avais annoncé,
00:51des dispositions fermes pour freiner la propagation du virus.
00:56Les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les universités
01:00sont fermées depuis ce jour.
01:02Samedi soir, les restaurants, les bars, tous les commerces non essentiels
01:07à l'avis de la nation ont également clos leurs portes.
01:11Les rassemblements de plus de 100 personnes ont été interdits.
01:15Jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions,
01:20évidemment exceptionnelles, évidemment temporaires, en temps de paix.
01:23Police nationale, pandémie Covid-19,
01:27si vous n'avez pas de motif valable ou d'attestation, rentrez chez vous.
01:32Une période qui a poussé le monde à vivre reclus
01:35et à apprendre à organiser son quotidien autrement.
01:38Cour à la maison, apéro, Skype, balader son animal de compagnie pour prendre l'air
01:43ou profiter de faire ses courses pour entrevoir ses proches.
01:47Une vie d'un autre genre ponctuée par un rituel nouveau,
01:50les applaudissements au personnel soignant chaque soir à 20h.
02:10Des soignants mis à contribution de manière exceptionnelle,
02:13mais malgré toutes ces mesures, le nombre de malades explose,
02:17les hôpitaux sont saturés et les morts s'enchaînent.
02:21À Marseille, le professeur Raoult défraie la chronique
02:24en annonçant pouvoir traiter les patients malades avec de la chloroquine.
02:28Nous avons maintenant du recul sur à peu près un millier de personnes
02:31qui ont reçu le traitement hydroxyde chloroquine plus azithromycine.
02:36Les choses se sont très bien passées.
02:39Nous avons eu à déplorer un décès qui était un homme de 84 ans.
02:44C'est tout pour l'instant.
02:45Raoult est le symbole de l'excellence médicale à Marseille.
02:51Car nos hôpitaux, vous savez que dans les hôpitaux de Marseille,
02:56nous avons 15 000 agents.
02:59Nos hôpitaux ont tenu le choc d'une façon parfaite.
03:03Le président Macron visitera même l'IHU pour rencontrer celui
03:07qui un temps avait été vu comme le sauveur d'une situation critique.
03:12On apprendra plus tard que ce traitement n'a pas d'efficacité réelle.
03:15Il faudra attendre l'arrivée d'un vaccin en août 2021
03:18pour entrevoir une lueur d'espoir et voir la pression décroître.
03:22C'est très important d'ouvrir cette mairie.
03:24Cette mairie, les Marseillaises et les Marseillais n'avaient pas l'habitude d'y entrer.
03:26Nous, on a fait le choix d'ouvrir les portes
03:28pour une grande cause nationale, celle de la vaccination.
03:30En tout, en à peine plus d'un an,
03:32quatre vagues du virus ont été recensées en France.
03:35Le premier confinement prendra lui fin le 11 mai
03:38et aura duré un mois et 25 jours.
03:41S'en suivront deux autres périodes de restrictions
03:43du 30 octobre au 15 décembre, puis du 3 avril au 3 mai 2021.
03:48En quatre vagues, l'épidémie de Covid-19
03:50aura causé au moins 116 000 décès en France
03:53et lourdement affecté le système de soins.
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