00:00On s'y attendait parce que Caroline Darrian, depuis le départ de cette procédure et dans le cadre des débats de la Cour criminelle,
00:08avait toujours revendiqué cet acte de la part de son père et qu'elle avait une conviction,
00:16et donc manifestement elle a toujours une conviction, selon laquelle il l'avait agressée sexuellement et sédatée.
00:22Donc cette plainte en soi n'est pas une surprise.
00:24Elle a été déposée, je peux supposer, entre les mains du procureur de la République qui donnera les suites qu'il estime être nécessaires.
00:30Mais en soi, ce n'est pas une surprise, pour répondre à votre question.
00:34C'est un élément du dossier qui a été évoqué à l'audience.
00:38Comment vous interprétez cette démarche, cette volonté de porter plainte, précisément ?
00:43C'est quoi ? C'est une partie civile qui ne veut pas être traitée comme une victime annexe ? Ce sont ces mots ?
00:50Si on en croit le dépôt de plainte aujourd'hui, oui, je pourrais dire que vous avez raison dans votre raisonnement.
00:57Caroline Darrian a fait savoir à qui voulait l'entendre qu'elle était la grande oubliée de ce procès.
01:06Cette plainte est aujourd'hui déposée dans le texte.
01:10Pour autant, rappelons-nous quand même qu'au terme des réquisitions du parquet général,
01:15le parquet avait eu la justesse d'expliquer dans ces réquisitions que des éléments qu'elle entendait,
01:22les revendications et les doutes de Caroline Pellicot,
01:26et que malheureusement les éléments objectifs manquaient pour pouvoir poursuivre Dominique Pellicot.
01:31Et on était dans le cadre des éléments qui étaient portés, en tout cas à ma connaissance,
01:35et qui étaient concentrés dans ce dossier pénal,
01:40et qui sont manifestement, je pense ne pas me tromper,
01:44en disant que ce sont à partir de cela que la plainte a été déposée.
01:48Ce qui est très compliqué, vous l'évoquez maître, c'est que parfois dans un procès, c'est parole contre parole.
01:54Là, on a le sentiment que c'est parole contre conviction intime.
01:57Ça peut déboucher sur un procès, ça ?
02:00Ce n'est pas à moi de répondre à cette question.
02:02Je pense que le parquet fera de son affaire cette plainte.
02:07C'est-à-dire que moi, pour ma part, j'estime que les éléments qui sont au dossier ne peuvent rien démontrer
02:13et ne peuvent pas alimenter la conviction de Caroline Pellicot.
02:17On est dans le cadre de deux photos.
02:20Deux photos dans lesquelles elle est représentée en train de dormir.
02:25Elle n'est pas dénudée, elle est en culotte et petit débardeur.
02:29Elle est dans une position où on peut penser qu'elle dort.
02:33Maintenant, on me dit que ces photos démontrent davantage une sédation.
02:37J'aimerais comprendre, moi aussi, les arguments et les moyens par lesquels on peut différencier un sommeil d'une sédation.
02:43En tout état de cause, pour ma part, ce sont ces éléments-là.
02:46Maintenant, j'attends quand même avec une grande impatience de lire cette plainte et d'en connaître les contours exacts.
02:53Parce que j'ai cru entendre et lire ça et là qu'il y avait aussi d'autres chefs de prévention qui étaient visés dans cette plainte.
03:01Je suis impatiente de la connaître, d'y répondre comme il se doit.
03:05Mais pour l'heure, si on est dans le cadre des photos qui composaient le dossier pénal,
03:11le juge d'instruction en avait eu connaissance, la cour en a eu connaissance.
03:16Et en tout cas, au moment de l'instruction, il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour poursuivre Dominique Pellicot.
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