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  • il y a 1 an
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, était l'invité de Benjamin Duhamel dans "Tous le monde veut savoir".

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Transcription
00:00Des sujets qui concernent directement Sébastien Lecornu, la France et l'Europe.
00:03Problème, dans cette ébauche de discussions, de négociations,
00:07la France, l'Europe, semblent absentes.
00:11Vous êtes quoi, la sorte de cinquième roue du carrosse,
00:15destinée à jouer les seconds rôles, puisque Vladimir Poutine dit
00:18« je ne veux pas discuter avec les pays européens »,
00:19Donald Trump ne semble pas en faire grand cas non plus.
00:22Comment est-ce que vous pesez ?
00:24Non mais France et Grande-Bretagne, enfin pardon d'être cru,
00:25France et Grande-Bretagne ne sont pas logées à la même enseigne que les autres.
00:28Nous sommes des puissances nucléaires.
00:30Vous avez été consulter le président de la République ?
00:31On savait que Donald Trump allait échanger avec Vladimir Poutine.
00:36Où est-ce que le sommet informel a eu lieu entre le président Trump et le président Zelensky ?
00:39À Paris.
00:40Nous ne faisons pas violence, on peut.
00:42On a des raisons d'être inquiets parfois pour notre pays,
00:43il y a des choses qui ne vont pas bien, on décline sur certains aspects,
00:46il y a des choses sur lesquelles on se porte bien.
00:47Notre crédibilité militaire, notre crédibilité diplomatique, elle est là.
00:50Mais là l'Europe est exclue des négociations en l'état.
00:52Non mais l'Europe, pardon, là on revient aussi à des schémas différents.
00:56L'Europe comme entité politique, oui,
00:59mais en même temps ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN,
01:02soit de manière aussi multilatérale.
01:04Si votre question c'est est-ce que la France est mise de côté sur les discussions du moment,
01:08la réponse est non.
01:09Est-ce qu'en revanche beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées,
01:13mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée
01:18historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington,
01:21parapluie nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ?
01:26La réponse est oui et ça va même au-delà.
01:28Et ça ne veut pas dire que la France sera partie de ces négociations ?
01:32Juste pour terminer sur votre question précédente,
01:33vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les Pays-Baltes,
01:37en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe,
01:40pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland,
01:42imaginez la situation de la vie politique au Danemark au moment où j'en parle.
01:46Vous avez des opinions publiques qui ont peur.
01:48Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets,
01:50on voit bien que ce monde est déréglé,
01:52mais enfin on est une vieille puissance nucléaire,
01:54on est d'ailleurs le 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara,
02:00c'est les premiers essais nucléaires français.
02:02De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense,
02:05y compris parce qu'on se réarme depuis 2017.
02:07Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions,
02:11à part les discussions, là, les coups de téléphone,
02:14ça aussi c'est de la communication, il ne faut pas non plus tomber d'automne.
02:17Donc on peut imaginer par exemple un sommet,
02:18Etats-Unis, Russie, Ukraine, France ?
02:21On n'en est pas là, on n'en est pas là.
02:22Quand je vous dis que le temps médiatique sera différent du temps stratégique,
02:25c'est une évidence.
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