00:00Nous rencontrons ce groupe de migrants à Iroun, au Pays basque espagnol, juste avant
00:04leur passage en France.
00:05Ils arrivent de Guinée-Conakry et c'est la première fois qu'ils viennent en Europe.
00:08Ils nous expliquent qu'ils veulent surtout éviter les contrôles de police.
00:11Ça peut être difficile parce que je n'ai jamais été là-bas d'abord, c'est ma première
00:15fois, alors ça sera un peu difficile pour moi, tout est possible.
00:19Des bénévoles d'une association basque leur viennent en aide.
00:21Pour eux, la volonté de Bruno Retailleau de refouler les clandestins risque de créer
00:25des situations périlleuses.
00:27On va revenir à la situation dans laquelle on était, ça fait trois ans, où on a eu
00:31neuf morts en une seule année, c'est-à-dire les gamins, les Africains vont essayer de
00:38traverser n'importe comment, bien sûr qu'ils vont essayer, la différence c'est qu'il y
00:43aura plus de morts.
00:44Si c'est le grand triomphe du ministre de l'Intérieur, bravo, bravo la France.
00:48Pour éviter les contrôles, les migrants peuvent passer par la rivière, par la mer
00:52ou par les voies de chemin de fer.
00:53Les policiers français confient leur désarroi face à cette pression migratoire et affirment
00:58qu'ils manquent de moyens.
00:59La problématique est que nous avons des gens qui passent la frontière, mais une fois qu'ils
01:03sont sur le territoire national, il faut également les traiter, on a souvent de la criminalité
01:06qui arrive en plus, on a des cambriolages et autres faits, donc du coup ce sont les enquêteurs
01:11des commissariats limitrophes qui doivent le traiter, mais pour cela on a une problématique
01:15aujourd'hui du nombre d'enquêteurs.
01:16Plusieurs sources policières affirment que le ministre de l'Intérieur a des exigences
01:20de résultats chiffrés et que cette nouvelle politique migratoire radicale pourrait passer
01:24par un rétablissement strict des frontières intérieures.
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