00:00Ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'aujourd'hui, même les ONG, l'État n'y arrivera pas seul.
00:04Il faut aussi se dire les choses. L'État n'y arrivera pas seul, déjà.
00:09Donc les ONG vont aider ?
00:10Les ONG vont aider. D'ailleurs, François Bayou l'a dit, ACT-AID pour l'étante,
00:15la Croix-Rouge aujourd'hui, et merci aux dons qui ont été faits à toutes ces ONG.
00:195 millions d'euros récoltés par la Croix-Rouge.
00:22C'est une organisation non-gouvernementale, et à taide à cette culture, à cette grande expertise de la distribution d'eau dans les camps de réfugiés de Zaatari,
00:31où je me suis rendu moi-même, on distribuait 400 000 litres d'eau par jour à ces personnes,
00:3780 000 personnes dans le camp de Zaatari, à taide à cette expertise.
00:41On a un génie français de l'humanitaire. La Croix-Rouge, c'est pareil.
00:44Médecins du monde, c'est pareil.
00:46Ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'aujourd'hui, ces ONG sont totalement dépendantes de la logistique de l'État.
00:52C'est-à-dire que les gros porteurs arrivent à La Réunion, mais ensuite, tout est transporté par DASH, 8 tonnes de charge utile,
00:58sachant qu'il y en a un qui est en train d'éteindre les incendies parce qu'on a un période sèche, on est en plein été.
01:03Donc, ce DASH, il sert à éteindre les feux de forêt à La Réunion.
01:07Vous avez les A400M, c'est 37 tonnes maximum, mais vous imaginez 400 000 litres d'eau par jour,
01:14c'est ce dont a besoin Mayotte par jour. L'Elysée a annoncé 600 000 litres.
01:18On a besoin aujourd'hui, si chaque Mahorais doit avoir de l'eau, de 400 000 litres d'eau.
01:23Donc, on se rend compte, l'eau potable aujourd'hui n'est pas distribuée au robinet.
01:27C'est ce qu'a promis le président de la République en repartant. 100 % des Mahorais auront accès à l'eau.
01:31Non, l'eau du robinet n'est pas potable. Donc, il faut vraiment des bouteilles d'eau.
01:34Alors, justement, en parlant d'eau, vous êtes venu avec des pastilles.
01:38C'est quoi, ces pastilles, alors ?
01:39Ces pastilles, c'est ce qu'on trouve soit dans des rations de combat ou qui étaient distribuées aux Mahorais,
01:44donc qui sont arrivées en millions d'exemplaires.
01:46Vous avez sur chaque pastille l'équivalent de traitement pour un litre d'eau pour six mois.
01:53Donc, si je comprends bien, on met une pastille dans un litre d'eau.
01:56Voilà.
01:56Et cette eau est potable pendant six mois.
01:58Pendant six mois. Donc, vous prenez l'eau du robinet qui n'est pas potable.
02:01Dans l'idéal, il faudrait faire chauffer l'eau. Ça, ce serait l'idéal.
02:03Et ces pastilles sont distribuées en ce moment ?
02:05Elles sont distribuées, mais comme on le disait tout à l'heure et comme ces personnes, le terrain ne ment pas.
02:10Vous avez ces enseignants qui sont sur le terrain. C'est qu'il faut de l'eau.
02:13Donc, les gens aujourd'hui, ils ont commencé à boire l'eau de rivière avec des risques sur les salmonelles,
02:18des risques sur des virus, des risques sur des bactéries, sur la leptospirose qui est un parasite qui est transporté par les rats.
02:26Vous avez tout ce qui a été nettoyé en attendant l'arrivée de ces ministres qui a aussi fait une polémique.
02:31On ne nettoie pas parce qu'il y a des ministres. On ne nettoie pas juste parce qu'il faut que ce soit propre.
02:35On nettoie aussi parce qu'il faut que ces rats ne puissent pas transmettre la leptospirose,
02:40qui est un fléau aussi à Mayotte, qui est un parasite.
02:43Oui, la crainte des épidémies.
02:44Et donc là, vous avez, c'est quoi ça ?
02:47Ou les livestraws. Alors, les livestraws, ce sont des filtres qu'on peut soit mettre sur une bouteille d'eau.
02:55Donc, pas gravité. Cette eau va couler dans le filtre et on va récupérer cette eau dans l'idéal.
03:03Soit filtrée avec un filtre à café, avec des Sopalin, avec des Kleenex.
03:07Et on peut boire l'eau à la rivière. On peut boire l'eau de la rivière directement.
03:11L'eau de rivière la plus clean et la plus claire possible, ça permet de filtrer les parasites, les microbes, les microplastiques.
03:22Ça a sauvé des millions de vies dans le monde auprès d'ONG.
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