00:00On est en risque des gros risques sanitaires et c'est ce qui va arriver dans le futur.
00:05Il ne faut pas se leurrer parce que comme vous pouvez le voir derrière moi,
00:08vous avez toutes les poubelles qui restent là.
00:10On n'a pas d'eau, il faut encore, j'insiste encore là-dessus,
00:13on n'a de l'eau que cinq heures tous les deux jours.
00:16La population qui n'a pas les moyens de s'acheter des bouteilles d'eau,
00:20essaye un peu de récupérer de l'eau de mer et essaye de récupérer même de l'eau de pluie
00:25pour pouvoir boire et je vous laisse imaginer les risques qu'il peut avoir
00:30sur des enfants bas âge et même des adultes ou des personnes âgées.
00:34Donc on va avoir un énorme risque sanitaire, c'est ce qui est prévisible dans le futur.
00:39Bruno Garcia, que vous disent les autorités ?
00:41Est-ce qu'elles vous rassurent ?
00:42Est-ce qu'elles vous disent que ça va se décompter dans les prochains jours, dans les prochaines heures ?
00:47Écoutez, les autorités, elles essayent un peu de tempérer,
00:51c'est qu'à le dire par rapport à Ocyclone,
00:53mais il faut savoir une chose, c'est qu'aujourd'hui tout le monde veut aller très vite et puis ça se comprend.
00:58Aujourd'hui, il y a des priorités, c'est évident, il y a des priorités sanitaires,
01:02il y a des priorités parce qu'il y a des personnes qui sont dans des situations extrêmement précaires
01:07et qui ne peuvent pas s'en sortir avec des familles.
01:09Il y a beaucoup de personnes qui sont décédées, il y a beaucoup de personnes qui sont malades.
01:14Il y a des priorités, la priorité n'est pas forcément sur mon hôtel
01:17mais elle est sur l'ensemble de la population qui est défavorisée de Mayotte.