00:00Il semblerait que oui, puisqu'effectivement le fait que vous rapportez, c'est-à-dire le fait qu'un ministre ait pu être écarté
00:07parce qu'il n'était pas validé en quelque sorte par Marine Le Pen, indique que le chemin qui est pris
00:13semble en effet à peu près le même que celui qui avait pris Michel Barnier, c'est-à-dire plutôt que d'essayer de créer
00:20les conditions d'une non-censure de la gauche, Bérou a préféré se remettre finalement dans les mains du Rassemblement national.
00:27Donc rien n'a changé en définitive dans la configuration politique.
00:31Est-ce que vous, vous croyez, M. Baumel, les explications de François Bérou sur les raisons qui l'ont conduit à ne pas nommer Xavier Bertrand ?
00:39Franchement, non. J'ai le sentiment, votre reportage à l'instant vient de le rappeler. À partir du moment où Marine Le Pen elle-même
00:47s'était semble-t-il exprimée sur la question, on a du mal à croire que ce n'est pas ça qui a été déterminant.
00:52Alors parmi les annonces faites hier par le Premier ministre sur BFMTV, François Bérou a répété qu'il ne suspendrait pas la réforme des retraites de 2023.
01:02Est-ce que pour les socialistes, c'est un motif suffisant pour censurer ?
01:08En tout cas, si on regarde objectivement parmi toutes les questions qu'on a posées à François Bérou, les conditions, les exigences qu'on a mises en avant
01:17pour essayer d'aller vers une non-censure, aucune n'a été retenue. Et moi, ce qui m'afflige particulièrement lorsqu'on parle de la réforme des retraites,
01:25c'est qu'on parle quand même d'une réforme qui est extrêmement impopulaire, qui est rejetée par une majorité de Français.
01:31Et donc finalement, on a là des politiques qui décident que leur orientation personnelle sur cette question est définitivement plus importante que la démocratie,
01:41au point de se mettre finalement de nouveau dans une situation de très grande fragilité, parce qu'ils ne veulent pas admettre la possibilité même de rediscuter de cette réforme.
Commentaires