00:00Et je tiens à dire un mot quand même, parce que j'ai été assez choqué et assez outré d'entendre Mme Aubry nous dire « Mayotte c'est la France ».
00:08Ça fait des années que la gauche et l'extrême gauche participent de la submersion et encouragent la submersion de ce département.
00:16Ils encouragent notamment la venue et l'accueil de migrants comoriens. Ils refusent qu'ils soient refoulés notamment.
00:24Et vous avez même, je tiens à le dire, Mme Rousseau qui ose assimiler nos compatriotes à des racisés dans une phrase totalement raciste, indigne.
00:35Parce que je le dis contrairement à vous Mme Rousseau, nos compatriotes de Mayotte aiment la France et se sentent français.
00:42Alors Julien Audoul, je rajoute une règle. Ce que vous dites est intéressant. Essayons de ne pas faire trop long pour permettre aux uns et aux autres de répondre.
00:49Vous ciblez Sandrine Rousseau, vous parlez d'un tweet, je vais le citer et vous pourrez répondre Sandrine Rousseau.
00:57« Les vies racisées et ultramarines valent-elles une édition spéciale ? »
01:01« Une interruption de programme ? »
01:03« Que nous stoppions notre quotidien ne serait-ce qu'un instant ? »
01:05« Manifestement pas. »
01:07Voilà le tweet que vous avez fait, c'était hier matin. Vous pouvez répondre à Julien Audoul qui vous interpelle Sandrine Rousseau.
01:13L'ampleur de la catastrophe à Mayotte déjà était très prévisible en amont, j'y reviendrai.
01:18Mais surtout cette catastrophe-là est probablement une des plus importantes catastrophes humaines, humanitaires et écologiques évidemment depuis la Seconde Guerre mondiale.
01:30Et il n'y a pas eu une prise de parole du président de la République un peu forte, il n'y a pas eu une prise de parole du Premier ministre en allant sur place.
01:40Si ça avait été le Finistère, je pense qu'il y aurait eu un 20h du président de la République avec une allocution officielle.
01:52Et là, ce qui se passe était absolument prévisible, je vous le disais, c'est qu'on sait qu'avec le réchauffement climatique,
01:59les cyclones, les ouragans, les tempêtes, les événements climatiques d'une manière générale,
02:03non seulement sont beaucoup plus puissants qu'avant, beaucoup plus forts et destructeurs,
02:07sont beaucoup plus destructeurs qu'auparavant, mais en plus ils sont plus fréquents.
02:13Et là, on savait qu'il y avait des bidonvilles, on savait qu'à Mayotte il n'y avait pas d'eau courante l'année dernière.
02:19Pendant plusieurs mois, il n'y en a pas eu.
02:21Ce que je voulais dire par là, c'est qu'il y a un fait colonial que nous n'arrivons pas à interroger.
02:26Et en fait, pourquoi il n'y a pas eu cette espèce d'interruption ?
02:30Pourquoi il n'y a pas eu cette interruption de notre vie politique ?
02:36Pourquoi il n'y a-t-il pas eu une interruption, mais même de nos disputes politiques,
02:39pour juste rendre hommage, être en solidarité avec le peuple de Mayotte ?
02:44Telle est la question que je posais.
02:46Mathieu Lefebvre répondait à Sandrine Rousseau.
02:49Ce qui est dommage quand on a une catastrophe de ce type, avec des centaines, probablement des milliers de morts,
02:53qu'on ne prenne pas le temps toutes et tous d'être un petit peu dignes,
02:56dignes face à la pseudo-polémique qui touche le Premier ministre,
02:59dignes face aux pseudo-polémiques que vous alimentez, M. Odoul,
03:02et que vous alimentez, Mme Rousseau.
03:05Est-ce que la place d'un Premier ministre, Mathieu Lefebvre, n'est pas d'être autour de la table
03:10d'une réunion de crise, place Beauvau, quand il se passe ce drame ?
03:14Il a parfaitement suivi la crise.
03:16Le Président de la République se rendra dans les prochains jours à Mayotte.
03:19Personne ne peut croire que la réponse de l'État ne soit pas au bon niveau.
03:22Il y a des milliers d'hommes et de femmes, à commencer par les préfets,
03:24les forces de sécurité civile, les forces de l'ordre qui sont déployées.
03:27N'insultons pas la réponse de l'État à Mayotte.
03:29Vous vous souvenez aux États-Unis quand il y a eu Katrina ?
03:32Vous dites une chose qui est très gênante dans le débat.
03:35L'ouragan Katrina a eu exactement les mêmes effets.
03:38Et pareil, on a reproché aux autorités américaines de ne pas aller sur place.
03:42Les vies pauvres, les vies racisées...
03:45Il n'y a pas deux catégories de Français, il n'y a que des citoyens de la République française.
03:49De fait, là, ils n'ont pas eu le droit à la visite ministérielle.
03:52Quand Gérald Darmanin fait l'opération Wambushu, il y a un an ou deux,
03:55il y a des milliers de recours quand il détruit les habitations précaires, les bangas.
04:01Des milliers de recours qui viennent de la gauche et de l'extrême gauche.
04:03Et aujourd'hui, on s'aperçoit de quoi ?
04:05On s'aperçoit que ce sont ces habitations qui ont été ruinées en premier,
04:08évidemment, par les cyclones.
04:10Et je vous rejoins dans votre lutte contre le réchauffement climatique
04:12parce que c'est évidemment l'autre enseignement de ce cyclone.
04:14Mais de grâce, cessons de polémiquer un petit peu.
04:17Pensons d'abord aux vies et à la réponse de l'État qui doit être une réponse très forte.
04:20C'est-à-dire que s'ils avaient été dans des bidonvilles à Comores, c'était plus supportable ?
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