00:00— Nous sommes venus, nous, lui rappeler que les Français ont voté le 7 juillet. Et ils ont voté pour donner un avantage à la gauche
00:07et que la tradition républicaine reste d'appeler au pouvoir celles et ceux qui sont arrivés en tête d'une élection.
00:13Et donc nous revendiquons très logiquement le fait que le Premier ministre, qui soit appelé à Matignon dans les prochaines heures,
00:20soit un Premier ministre de gauche, parce qu'il est la meilleure garantie pour que la politique menée soit conforme
00:26aux aspirations des Français et en rupture avec les 7 années qui ont été celles du macronisme triomphant.
00:33Voilà ce que nous sommes venus lui dire. Venus lui dire que nous étions dans cet état d'esprit-là et que nous étions prêts,
00:38y compris à avoir un Premier ministre de gauche, mais qu'il soit, lui, ouvert au compromis.
00:43Ce que nous n'avons pas trouvé avec Michel Barnier, nous sommes prêts, nous, à le proposer à la future opposition.
00:49Nous savons très bien que nous n'avons pas de majorité absolue et qu'il faudra de toute façon,
00:53si nous renonçons à l'utilisation de toutes les formes du parlementarisme rationalisé,
00:58aux coups de force, aux passages en force, avec le 49-3 notamment, eh bien nous serons astreints au compromis.
01:04Et c'est ce que nous avons dit de manière constante, ce que Boris a dit, ce que Patrick a dit.
01:08Ce que nous avons cherché à construire, c'est une méthode de gouvernement qui diffère et qui permet d'apaiser le pays
01:15et de donner le sentiment aux Françaises et aux Français que nous prenons en charge leurs aspirations,
01:21leurs inquiétudes et que nous ne sommes pas uniquement dans un jeu politique sans fin qui,
01:26non seulement les exaspère, mais crée beaucoup de défiance et au final, beaucoup de confusion
01:32qui ne peut servir que l'extrême droite.
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