00:00payés en fonction justement de leur qualité, de leur facilité de remboursement.
00:06Alors la meilleure note c'est triple A, c'est pas une douillette, triple A c'est 5A d'ailleurs, on les connaissait.
00:13On a été très longtemps triple A, mais on n'est plus triple A, après on est tombé double A,
00:19et maintenant on risque de tomber simple A, alors on dit bon, c'est quoi le problème ?
00:23Il y a un gros problème, parce que, sans rentrer dans la technique, mais il y a beaucoup d'investisseurs aujourd'hui,
00:28donc des banques par exemple, des compagnies d'assurance, qui sont obligés d'acheter de la dette publique triple A ou double A,
00:34c'est ce qui leur permet justement d'assurer leur ratio de sauvabilité, comme on dit, bref.
00:38Donc tant qu'on est double A, ça passe, ces banques-là, etc. nous achètent notre dette.
00:42Si on passe simple A, alors là on n'est plus dans le cahier des charges, et tous ces investisseurs n'achèteront pas notre dette.
00:49Le problème c'est que l'année prochaine, l'État français doit émettre 300 milliards d'euros de nouvelles dettes.
00:55Donc si on n'a personne en face, parce qu'on est simple A, alors là évidemment, et c'est là où ça concerne tous les Français,
01:00c'est que les taux d'intérêt vont augmenter, on en parlait par rapport à la Grèce,
01:04mais quand les taux d'intérêt augmentent, c'est pas que l'État qui paye, c'est nous aussi !
01:07Parce que ça veut dire que tous les taux d'intérêt des entreprises, des ménages, augmentent également,
01:12et à ce moment-là, ça casse l'activité économique, ça casse la consommation, ça casse l'investissement,
01:16donc ça fait de la récession, donc du chômage qui augmente,
01:19vous voyez tous les plans sociaux qu'on a depuis quelques mois là, ça tombe pas du ciel !
01:23Parce qu'effectivement, on a une quasi-récession qui est là, donc le chômage qui augmente,
01:27la dette publique qui augmente encore parce qu'il y a plus de déficit,
01:29donc les taux d'intérêt qui augmentent encore, c'est un cercle vicieux, dramatique !
01:33Et nous y sommes déjà aujourd'hui, avant même l'éventuelle mousseau de censure !