00:00Angela Merkel vient d'écrire ses mémoires, elle raconte les 16 années passées à la
00:05tête de l'Allemagne, 16 ans, c'est plus qu'aucun président français n'a jamais
00:09fait.
00:10Elle évoque aussi les 35 premières années de sa vie avant la chute du mur, quand elle
00:14vivait en Allemagne de l'Est, sous la dictature communiste.
00:17Au total, une expérience exceptionnelle, qu'elle raconte dans le grand entretien
00:22qu'elle vient d'accorder au Point.
00:24Merkel défend son bilan, qui est contesté de toutes parts.
00:28Par exemple, la décision de renoncer à l'énergie nucléaire.
00:31Elle a accru la dépendance au gaz russe.
00:34L'économie allemande doit se passer aujourd'hui de ce gaz à cause de la guerre en Ukraine,
00:39cela lui coûte très cher.
00:41Merkel explique que la pression de l'opinion publique était trop forte après l'accident
00:46de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon.
00:49Même elle, pourtant pro-nucléaire au départ, a dû céder.
00:54Elle se défend d'avoir été trop indulgente envers Vladimir Poutine.
00:58Elle reconnaît que l'intégration des immigrés doit encore faire des progrès en Allemagne,
01:04car l'antisémitisme progresse à nouveau.
01:07Elle donne son avis sur les présidents français avec qui elle a dû travailler, Jacques Chirac,
01:12Nicolas Sarkozy, François Hollande.
01:14Et le seul qui trouve vraiment grâce à ses yeux, Emmanuel Macron.
01:18Elle dit qu'elle a apprécié sa culture, son intellect, sa créativité pour trouver
01:23des solutions en Europe.
01:25Maintenant qu'elle est à la retraite, c'est peut-être le seul qu'elle regrette aujourd'hui.
01:29Étonnant, non ?
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