00:00Regardez l'Histoire, regardez les fondamentaux. Les présidents sortants sont souvent réélus,
00:11mais les candidats qui succèdent aux présidents sortants ont parfois un petit peu plus de mal.
00:17Joe Biden était le président sortant, il a décidé de ne pas se représenter au final,
00:25c'est Kamala Harris qui l'a remplacée au pied levé, et donc elle devient une candidate successeur.
00:30Et en général, ces candidats perdent. Il y avait George Bush en 1988 qui était dans cette situation.
00:39Et les fondamentaux de l'élection ont également montré que seulement un quart de la population aime la direction dans laquelle nous allons.
00:47Tout le monde pensait que nous allions dans la mauvaise direction.
00:50Et concernant les enjeux, nous avons entendu parler de l'immigration, la frontière, et la priorité, c'était l'état de l'économie.
00:58Voilà les deux principaux sujets, c'est sur ces sujets que les gens ont voté, et Donald Trump a toujours eu une longueur d'avance sur ces sujets.
01:08Je sais que mes camarades en plateau ont envie de vous poser des questions aussi. J'ai encore une question.
01:12Vu de France, beaucoup peuvent penser que Trump est une espèce d'ovni, d'extraterrestre politique, qu'on a du mal à comprendre, nous, sa brutalité dans les mots,
01:25son comportement parfois un peu erratique que nous on n'arrive pas à comprendre. Pourquoi malgré tout est-ce que ça marche ?
01:32Je pense que cela marche sur un public américain. En effet, les Américains en ont marre de l'establishment politique.
01:46Ce serait différent si l'establishment avait donné de bons résultats ces 20, 40 dernières années.
01:53Regardez la délocalisation, les guerres. Vous avez dit qu'il ne fallait pas aller faire la guerre en Irak, par exemple.
01:59Mais vous aviez raison. Je suis un ancien combattant, et je dois dire qu'à l'étranger, nous avons été mis en difficulté pendant un siècle.
02:09Et aux États-Unis, nous avons miné notre base industrielle. Il y a des inégalités économiques en hausse aux États-Unis.
02:19La montée d'une nouvelle économie, mais beaucoup de personnes ont été laissées sur le bas-côté.
02:24En 2016, c'était facile de dire que c'était un rejet de la mondialisation. Trump était mieux placé en termes de migration, d'échange, etc.
02:36Mais là, Joe Biden a fait des promesses. Il a dit qu'on allait retrouver une normalité. Il n'y a pas eu de retour à la normale.
02:43Si on regarde la situation de manière honnête, le résultat était évident. Je comprends que du point de vue français, ça peut être un peu ahurissant.
02:55Mais je pense qu'il y a beaucoup de personnes en France et en Europe même qui voient le mouvement nationaliste et populiste comme une réponse à la mondialisation et à la vague de la migration.
03:10Cela s'est concrétisé en Europe également. Avant que ça n'arrive aux États-Unis, regardez le Brexit.
03:16Le Brexit, c'était un petit peu un précurseur de ce qui s'est passé aux États-Unis en 2016.
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