00:00L'avancée scientifique dans la création d'éléments superlourds ouvre la voie vers
00:03l'inexploré. Des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory en Californie
00:08ont récemment réalisé une avancée majeure dans le domaine de la physique nucléaire.
00:12Leur nouvelle méthode pourrait transformer la création d'éléments dits « superlourds »,
00:17poussant les limites actuelles de la table périodique.
00:19Des éléments aux propriétés uniques. Les éléments superlourds sont des atomes possédant
00:24un nombre très élevé de protons, bien au-delà des éléments naturels tels que l'uranium
00:28– 92 protons. Les exemples récents incluent l'oganesson – 118 protons, et le livermorium
00:34– 116 protons, tous créés artificiellement en laboratoire à l'aide d'accélérateurs
00:39de particules. La création de ces éléments représente un défi de taille, en raison
00:43de leur masse, ils sont instables et se désintègrent en une fraction de seconde, rendant leur étude
00:48complexe.
00:49L'intérêt pour ces éléments réside dans leur potentiel à offrir des propriétés
00:53chimiques et physiques « inédites », ainsi que des applications éventuelles dans des
00:57domaines variés, notamment l'énergie et les matériaux. Les scientifiques espèrent
01:01qu'en atteignant la fameuse « île de stabilité », une région théorique de la table périodique
01:06où certains éléments pourraient être plus stables, il serait possible de produire des
01:10isotopes aux durées de vie suffisantes pour des applications concrètes. Une nouvelle
01:14approche pour atteindre l'île de stabilité. Jusqu'à présent, la production d'éléments
01:19superlourds se faisait en bombardant des cibles d'éléments lourds avec des isotopes plus
01:22légers, comme le calcium-48. Cependant, cette méthode montre ses limites pour les
01:27éléments les plus lourds. Pour contourner cette difficulté, les chercheurs de Berkeley
01:32ont expérimenté une approche innovante, ils ont utilisé le Titan-50 au lieu du calcium-48,
01:38créant ainsi une « fusion chaude », capable de produire des isotopes rares de livermorium
01:43par deux chaînes de désintégration distinctes. Cette nouvelle méthode remet en question
01:47l'idée que seuls les noyaux, magiques, comme le calcium-48 sont stables pour ces
01:52créations. L'utilisation du Titan-50 ouvre la possibilité d'utiliser d'autres combinaisons
01:57de noyaux, suggérant que des éléments encore plus lourds, proches des numéros atomiques
02:01119 et 120, pourraient être synthétisés. Cela permettrait de s'approcher davantage
02:07de l'île de stabilité, où certains éléments superlourds pourraient résister plus longtemps
02:11à la désintégration. Vers de nouvelles applications et découvertes. Si les chercheurs
02:16parviennent à créer des éléments stables au-delà de l'organisme, cela pourrait révolutionner
02:20la compréhension des propriétés chimiques et physiques de la matière à des niveaux
02:23extrêmes. Cependant, chaque tentative de fusion nécessite des quantités d'énergie
02:28élevées et un ajustement minutieux des configurations nucléaires pour maximiser les chances de
02:33succès, des défis qui demeurent significatifs. Cette percée constitue néanmoins un pas
02:37de géant pour la physique nucléaire et l'exploration des éléments superlourds.
02:41Les scientifiques du Lawrence Berkeley espèrent désormais explorer d'autres combinaisons
02:46de noyaux pour atteindre des zones théoriques de stabilité, ouvrant la voie à des éléments
02:50jusqu'ici inédits.
02:51Sources, Lawrence Berkeley National Laboratory, Berkeley
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