00:00On est ici aujourd'hui à la fois pour apporter notre soutien aux victimes de Gérard Depardieu,
00:04parce qu'on le sait, les procédures pénales, c'est des procédures qui sont longues,
00:06qui sont douloureuses, qui sont coûteuses.
00:08Gérard, Gérard, on te voit !
00:14On est aussi là pour souligner à quel point ce procès est symptomatique, en fait,
00:18de toutes les histoires de violence.
00:20On retrouve tous les mécanismes des violences dans ce procès.
00:22La banalisation des faits, en utilisant des mots qui vont avoir tendance à banaliser
00:26la gravité de l'agression sexuelle.
00:28L'inversion de la culpabilité, la menace.
00:30Je suis en colère parce que, en fait, je n'arrive pas à comprendre comment, en 2024,
00:34on a un président de la République qui peut, à ce point, banaliser les faits de violence.
00:38Ça me semble particulièrement irresponsable.
00:40Depardieu n'est pas là, mais on n'est absolument pas surpris, c'est un peu le classique.
00:43Pellicot est malade pour son procès, Plaza est fatiguée, enfin voilà, bon, écoutez,
00:47on peut quand même juger les personnes même quand elles ne sont pas là.
00:49Ce qui est assez intéressant dans cette histoire, évidemment,
00:51c'est la levée de boucliers du cinéma français pour défendre à tout prix ce monstre sacré.
00:57Nous, on est là aujourd'hui pour dire que, non, au contraire, c'est une honte
01:00et qu'on ne laissera plus passer ça.
01:01La culture du viol, c'est terminé.
01:05On entend énormément, et notamment dans la défense de Depardieu,
01:09que, finalement, porter plainte permettrait de gros gains financiers
01:13et que ce serait hyper avantageux pour les victimes présumées.
01:16En réalité, non.
01:17Un parcours de plainte en France coûte à une victime, en moyenne, 10 600 euros.
01:24Ce n'est pas une opération financière très intéressante, je crois.
01:27Tu n'es pas la fierté de la France !
01:30Tu n'es pas la fierté de la France !
01:33On ne maîtrise pas son agenda et le fait qu'il ne soit pas venu.
01:35Alors, on dit que c'est des raisons de santé, etc.
01:37Nous, c'est vrai qu'on en a juste un peu marre d'entendre tout le temps
01:40plein de gens hurler au tribunal médiatique.
01:42Mais, en fait, quand il y a le vrai tribunal
01:43et que c'est le moment de la justice de ne pas se présenter,
01:45on est surtout présente pour elle et pas tant pour lui.
01:47Donc, tant pis si elle n'est pas là.
01:49Contrairement à ce que beaucoup racontent dans les médias,
01:52les femmes qui prennent la parole, notamment dans des cas comme ça,
01:54avec des agresseurs et qui sont extrêmement soutenus, connus,
01:58qui ont beaucoup de pouvoir économique et de pouvoir symbolique,
02:00ces femmes-là se mettent en danger.
02:02Elles risquent de perdre leur travail.
02:03Elles n'ont rien à gagner d'un point de vue financier.
02:04On n'est pas aux États-Unis où, en fait,
02:06on peut trouver des arrangements financiers dans le civil.
02:08Elles n'ont rien à gagner si ce n'est de la justice
02:10et de la reconnaissance de ce qu'elles ont subi.
02:12Tu n'es pas la fierté de la France !
02:15Tu n'es pas la fierté de la France !
02:18Tu n'es pas la fierté de la France !
02:21Tu n'es pas la fierté de la France !
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