00:00Nous sommes en direct avec Maître Romuald Sayag. Bonsoir Maître, vous êtes l'avocat de la mère du petit Santiago, d'abord est-ce que vous avez des nouvelles du bébé et de ses parents ?
00:12Alors le bébé va très bien, ça c'est la première chose. Il a même pris du poids. Vous m'entendez ?
00:20On vous entend très bien, on vous écoute.
00:22Très bien, donc oui le bébé a même pris du poids, donc tout va bien.
00:27Et en second lieu, je serai assez bref, il n'y a pas eu lieu à un enlèvement.
00:35Pour la simple et bonne raison que pour qu'il y ait un enlèvement, il aurait fallu qu'il y ait une ordonnance de placement avant retirant l'autorité par mental aux intéressés.
00:49Or ça n'était pas le cas puisque c'est en règle générale, c'est ainsi que ça se passe.
00:55On met un enfant au monde, à partir du moment où le tribunal n'a rien dit, a gardé le silence, c'est l'autorité parentale qui s'impose.
01:06De ce fait, aujourd'hui, notre opposition et nous les conseils, donc mon frère Gass et moi-même, c'est de dire qu'il n'y a pas d'enlèvement.
01:16Simplement, le procureur a qualifié ainsi pour pouvoir faire fonctionner la procédure parce qu'il y avait une urgence et que l'enfant, selon les médecins, risquait de décéder très rapidement.
01:29Vous restez avec nous, Maître Thibault Chevillard, vous voulez réagir à ce que dit ?
01:34Oui, pardon Maître, le procureur Éric Maté a parlé l'autre jour d'un usage abusif de l'exercice de l'autorité parentale des parents de Santiago.
01:45Notamment parce que l'enfant a été enlevé alors qu'il avait besoin de soins médicaux et d'une prise en charge à l'hôpital qui était vitale.
01:52Qu'est-ce que vous lui répondez ?
01:54Alors moi, en l'état, ce n'est pas ce qui m'avait été indiqué, d'accord ?
01:59Je pense que là-dessus, ce sera un juge d'instruction d'apprécier.
02:03Je ne vais pas faire un cours de droit auquel les gens ne comprennent rien, surtout que ce genre de choses nécessite une étude minutieuse.
02:11Maître, est-ce que votre cliente, la maman du petit Santiago, vous a expliqué pourquoi est-ce qu'elle a quitté la maternité avec son nouveau-né,
02:18grand prématuré, qui nécessitait des soins et pourquoi est-ce qu'elle s'est enfuie à l'étranger ?
02:24Écoutez, elle ne refusait pas les soins dans le principe, cela était évident, d'accord ?
02:30Simplement, il y a eu, je crois, un conseil ou une réunion de personnes avec elle,
02:35dont certains ont fait preuve de très peu de finesse et qui ont évoqué l'hypothèse d'un placement,
02:41ce à quoi elle voulait s'opposer.
02:44Et c'est précisément ce qui fait qu'il n'y a pas d'enlèvement, étant entendu que c'était,
02:49alors entre guillemets, après cela, on pourra en discuter dans le magique,
02:53ce qu'elle voulait éviter, c'était un placement, c'est-à-dire qu'on lui avait évoqué cette hypothèse,
02:58elle est jeune, elle a 25 ans, elle a paniqué.
03:01Est-ce qu'elle a émis des regrets ou pas ?
03:05Ça, en l'état, c'est quelque chose que je réserve au juge.
03:10Où se trouve votre cliente actuellement ?
03:13Vous le savez, elle est détenue.
03:16Dans quel délai sera-t-elle remise à la France ?
03:20Alors, là, on est dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen qui permet d'avoir deux options.
03:26Soit l'option longue, c'est-à-dire qu'elle s'oppose au mandat d'arrêt européen,
03:31et dans ces conditions, ça peut prendre 40 jours en France,
03:35mais d'après ce que j'ai compris, en Hollande, c'est un petit peu plus long.
03:38Ça, c'est la première hypothèse.
03:40La deuxième hypothèse, elle accepte le mandat d'arrêt européen,
03:44et à ce moment-là, elle voit le magistrat très rapidement,
03:47et ça peut se régler dans la semaine, dans les 10 jours à peu près,
03:50elle peut être en France.
03:52Je pense qu'elle l'acceptera, parce qu'elle n'a rien à faire en France.
03:56Que va-t-il se passer, justement, une fois qu'elle sera en France ?
04:00Eh bien, elle sera présentée au procureur,
04:03qui ensuite, probablement, s'est assis un juge d'instruction
04:06eu égard à la qualification qu'il a choisie,
04:09et à ce moment-là, il y aura ou pas une mise en examen sur telle ou telle infraction.
04:15– Vous contestez la notion d'enlèvement, vous allez plaider quoi ?
04:21– Ça, je le réserve au tribunal et au parquet,
04:26sachant que ce sont des choses qui nécessitent une certaine étude,
04:30une certaine réflexion, cela étant, je vais plaider, évidemment,
04:35la non-mise en examen pour ces faits d'enlèvement.
04:38Pour le reste…
04:41– Merci beaucoup, merci Maître d'avoir été en direct avec nous.
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