00:00L'exemplarité, vous savez, elle peut pas être dans tous les sens. Ce député a reconnu que oui, il était malheureusement sous l'emprise de ses produits et qu'il allait se soigner.
00:09Il y a plus d'un an et demi, à Paris, nous avons eu un autre élu qui s'est trouvé dans la même situation, sauf qu'il était à droite.
00:15Personne n'en a parlé. Moi, j'ai souhaité absolument pas qu'on l'enfonce parce que je pense que, comme Andy, il a besoin aussi de se soigner.
00:23Il a été, comme Andy, mis en examen pour détention, trafic de drogue dans le cadre d'une soirée Kemsex. Personne n'a demandé sa démission.
00:33Il est toujours conseiller de Paris aujourd'hui. Donc je pense que, voilà, vous savez, aujourd'hui, on est face à un phénomène, on voit, de drogues de synthèse
00:39qui sont particulièrement développées. Et on a en face, depuis un certain nombre d'années, des pouvoirs publics qui ont un rapport qui a été donné
00:48par le professeur Beniamina, qui demande qu'on prenne des mesures, à la fois pour savoir quelle est la situation, parce qu'il y a des morts, des comas,
00:55des suicides, et on reste les bras ballants face à tout cela.
01:00– Mais peut-on lutter, Jean-Luc Romero, peut-on lutter efficacement contre ce fléau ?
01:05Peut-on lutter efficacement contre ce fléau en étant soi-même consommateur ?
01:09– Écoutez, d'abord, on peut comprendre qu'on ne va pas bien, on peut aussi, et c'est ce qu'il a fait en signant évidemment ce manifeste jeudi dernier,
01:21c'est vrai que c'est une terrible coïncidence, mais voilà, et je pense qu'aujourd'hui, il est vraiment important qu'on se pose sur cette question
01:31plutôt que d'avoir des jugements moraux. D'ailleurs, on le voit, vous savez, c'est quand même assez amusant, on est quand même dans des pays
01:36où il y a le plus de consommation de produits psychoactifs, le plus de consommation d'alcool,
01:41donc on a un problème avec les addictions dans notre pays, et on ne le traite que d'une manière répressive.
01:47Une politique sur les drogues, ça ne peut marcher que sur ses deux jambes, c'est-à-dire d'un côté la prévention, les soins, et de l'autre côté la répression.
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