00:00Dans un rapport présenté ce dimanche, la Cour des Comptes examine l'efficacité de la police à Marseille.
00:06Mettant en lumière une diminution des effectifs policiers depuis 2016, Bruno Bartossetti, représentant du syndicat Unité Anciennement SGP Police Faux,
00:15critique le nombre insuffisant de policiers dans la ville, suite à l'analyse de la Cour des Comptes.
00:20Il souligne la réduction des effectifs dans les bouches du Rhône, précisant qu'il faudrait 400 policiers en plus à Marseille.
00:27Actuellement, la ville ne compte que 40600 policiers, soit 185 de moins qu'en 2017.
00:34Bartossetti estime que la baisse des effectifs sous les gouvernements d'Emmanuel Macron est due à
00:39une crise d'attractivité de la profession. Il avance que la perception de l'insécurité croissante,
00:44illustrée par le fait que les policiers sont régulièrement agressés, joue un rôle majeur.
00:49De plus, il mentionne l'insécurité juridique qui entoure l'utilisation de la force par les agents,
00:54exacerbant la méfiance envers leur professionnalisme.
00:57Il conclut que les rémunérations des policiers ne sont pas à l'auteur.
01:00Il rappelle que la chute des effectifs ne date pas seulement de la présidence actuelle,
01:04mais a commencé sous Nicolas Sarkozy, avec la suppression de 13700 postes dans la police et la gendarmerie,
01:11affectant également Marseille.
01:13Bartossetti souligne que, malgré un renforcement de 300 policiers en deux ans, la situation reste préoccupante.
01:19Les conditions de travail des policiers compliquent l'exécution de leur mission.
01:23Tandis que la délinquance ne cesse d'augmenter,
01:26Bartossetti insiste sur la nécessité de prioriser la lutte contre les réseaux de stupéfiants.
01:30Concernant les opérations de nettoyage, il juge qu'elles sont largement insuffisantes,
01:35nécessitant une mise en œuvre quotidienne pour des résultats tangibles,
01:39tout en précisant que ces opérations mobilisent 60 à 80 policiers, créant des lacunes dans d'autres services.
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