00:00Le week-end dernier, Emmanuel Macron
00:01créait la polémique en appelant
00:03les Américains, surtout, à ne plus
00:05livrer d'armes à Israël au nom
00:07de la cohérence avec l'appel de
00:08Biden au cessez-le-feu.
00:10Cette semaine, le même Emmanuel
00:11Macron a reçu Volodymyr Zelensky
00:14et lui a soutenu que la France
00:16était là.
00:18Comment comprendre ? D'un côté,
00:19le cessez-le-feu et de l'autre
00:20côté, on soutient la guerre.
00:21Je n'arrive plus très bien à
00:22suivre.
00:23Moi, je n'essaie pas.
00:24Je n'essaie pas de comprendre
00:25Macron parce que son système,
00:26c'est simple, c'est le danseur de
00:28tango où je vis un jour ici,
00:29le danseur de claquettes.
00:31J'irais plutôt, d'ailleurs,
00:32maintenant, matassin.
00:32C'est-à-dire, il y a un côté,
00:34vous savez, les matassins,
00:34c'était les danseurs comiques,
00:36un peu bouffons d'autrefois,
00:37avec des clochettes partout.
00:39C'est-à-dire, il va dans un sens
00:40et puis il va dans l'autre.
00:41Non, mais attendez,
00:43ce sont des sujets sérieux.
00:44Sur l'Ukraine, il n'a pas varié.
00:46Il n'a pas varié.
00:47Mais attendez, excusez-moi.
00:48Regardez ce long terme.
00:49Regardez au début, en 2022
00:51et après.
00:51Non, non, excusez-moi.
00:52Non, non, il a varié, il a varié.
00:55Je veux dire, de toute façon,
00:56la politique s'est aussi changée.
00:57Mais les rapports de force changent.
00:59C'est normal.
01:00Mais en même temps, par exemple,
01:02typiquement sur Israël,
01:03c'est un coup à droite,
01:04un coup à gauche,
01:05un coup à ceci
01:05et je rétablis, etc.
01:07Ce n'est pas sérieux.
01:08Ce n'est pas sérieux, d'ailleurs.
01:09Le Hezbollah s'en est pris une.
01:10Il a dit qu'il fallait, sans doute
01:11parce qu'il y a eu une mauvaise réaction
01:13quand il a dit qu'il ne fallait plus
01:15donner des armes à Israël
01:17à cause de Gaza.
01:18Il a dit qu'il faut que le Hezbollah
01:20cesse, qu'il faudrait cesser le feu,
01:21que le Hezbollah accepte un cessez-le-feu.
01:24Visiblement, il n'était pas au courant
01:25que le Hezbollah tirait sur Israël
01:28depuis à peu près un an.
01:30Et qu'il y avait entre 60 000
01:33et 100 000 réfugiés là-bas.
01:34Donc, c'était déjà une guerre
01:35qui avait commencé.
01:36Non, voilà.
01:38Moi, je pense que la politique étrangère,
01:41c'est l'angle mort du macronisme.
01:43Et je dirais même ce qui...
01:45Alors que c'est son domaine réservé,
01:46c'est-à-dire qu'il se l'approprie
01:47là encore, tout dernièrement.
01:49Il laisse faire,
01:50il fait le barnier à l'intérieur
01:52et il s'approprie en fait
01:53tous les dossiers étrangers.
01:54Sur la politique étrangère,
01:56il y a une espèce de tradition en France
01:58qui n'est pas une tradition de neutralité
02:00parce qu'on est pour l'existence d'Israël,
02:02mais il y a une politique arabe, etc.
02:04Mais il y avait une continuité.
02:06Excusez-moi, des gens très différents.
02:07Vous passez de Gaulle, Giscard,
02:12tout ça était très différent.
02:13Mitterrand, il y a une continuité.
02:15Sarkozy, Hollande, tout ça,
02:17il y a une continuité.
02:18Et là, brusquement, pourquoi ?
02:20Parce que c'est un coup à droite,
02:21un coup à gauche,
02:22mais ce n'est pas comme ça qu'on fait de la politique.