00:00Et puis, le drame, la tragédie de la jeune Philippine nous a montré qu'il faut qu'on bouge des règles, y compris par la loi.
00:07Pourquoi est-ce qu'on se limite à 90 jours sur des profils qui sont très, très dangereux ?
00:12Et on sait que nous, pour obtenir des laissés-passer consulaires, les laissés-passer consulaires,
00:17c'est ce que vont donner les pays d'origine pour pouvoir réadmettre leurs nationaux.
00:22Et on a d'énormes difficultés. Parfois, ça se joue... Là, ça s'est joué à un jour près, ça peut se jouer à 10, 20, 30 jours.
00:29Il y a une circulaire européenne qui nous autorise jusqu'à 18 mois. 18 mois, c'est beaucoup. Les Allemands vont pratiquement jusqu'à 18 mois.
00:38Mais qu'au moins, nous, on puisse passer par exemple pour des profils très, très dangereux avec des gens qui ont commis des crimes sexuels,
00:46où on sait d'ailleurs que les tentatives de réitération récidive sont souvent lourdes et sont souvent fréquentes,
00:52eh bien qu'on les traite comme on peut traiter les terrorismes, où là, on va jusqu'à 210 jours de rétention.
00:59Il y a là encore un certain nombre de pratiques qu'on peut changer et qu'il faut changer.
01:04J'ai demandé aux préfets de faire systématiquement appel. Alors leur appel n'est pas suspensif.
01:08C'est-à-dire que quand un préfet constate qu'il va y avoir une libération, il peut dire
01:14« Attention, moi, j'ai un avis très, très différent du JLD, du juge des libertés. Je veux faire appel. »
01:20Malheureusement, ce n'est pas suspensif. Je pense qu'on pourrait là aussi évoluer.
01:24Mais toute cette considération montre bien qu'il faut qu'on fasse évoluer la loi.
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