00:00— Et M. Macron, vous avez déclaré dans un entretien à France Inter qu'il fallait cesser de livrer des armes pour mener les combats sur Gaza.
00:07Alors à qui adressez-vous ce message ? Est-ce que le président américain Joe Biden est le premier destinataire de ce message ?
00:14Et par ailleurs, comment pouvez-vous vérifier que le matériel dit défensif qui est fourni par la France n'est pas utilisé de manière même détournée
00:22par Israël dans des frappes sur Gaza ou sur le Liban ? Je vous remercie.
00:27— Merci beaucoup. Je peux vous confirmer sur le deuxième point que ça n'est absolument pas le cas.
00:32Ensuite, je veux simplement dire la cohérence de notre position depuis le début. Nous sommes en solidarité avec la sécurité d'Israël.
00:40Et je le dis à 2 jours du 7 octobre, alors même que nous prendrons plusieurs initiatives à cette occasion pour montrer que nous n'oublions rien,
00:55je le dis en ayant une pensée toute particulière pour les familles de victimes et d'otages. Je recevrai moi-même à Paris les familles d'otages.
01:06Et je recevrai françaises, franco-israéliennes. Et je recevrai les familles de victimes vivantes en France.
01:15J'ai demandé au ministre des Affaires étrangères de faire une tournée dans la région. Il sera lundi en Israël et recevra avec un message de ma part
01:22les familles franco-israéliennes de victimes. La France, au-delà de ce message de solidarité et réitérant le fait que nous n'oublions rien
01:36et que nous demandons la libération des otages, est aux côtés d'Israël et de sa sécurité. Et là-dessus, c'est sans ambiguïté.
01:44Nous l'avons encore montré ces derniers jours. Lorsque l'Iran a déclenché des frappes, la France était mobilisée.
01:50Et j'ai tout de suite accédé à la demande du Premier ministre Netanyahou pour participer à la sécurité d'Israël.
01:57Néanmoins, nous essayons aussi d'être cohérents. Et lorsque nous demandons des cessez-le-feu – c'est le cas pour Gaza, ça a aussi été le cas pour le Liban
02:06la semaine dernière –, eh bien nous tâchons de ne pas demander un cessez-le-feu tout en continuant à livrer les armes de la guerre.
02:13Et je pense que c'est simplement de la cohérence. Et donc je vous confirme que, pour ma part, je considère qu'aujourd'hui,
02:21de cesser le feu à Gaza est une priorité pour permettre de reprendre les actions humanitaires à plein et permettre aussi de travailler
02:33à la solution politique qui seule assurera la paix et la sécurité pour tous, avec les deux États à la clé.
02:39Et pour ce qui est du Liban, nous appelons aussi au cessez-le-feu. Et je note, demeurant, que la semaine dernière, à New York,
02:47le président Biden comme moi-même avons endossé un texte de cessez-le-feu, et donc que les États-Unis d'Amérique étaient favorables pour le Liban,
02:55que ce texte avait été discuté avec à la fois les composantes libanaises et israéles pour le conclure.
03:08Et je regrette que le Premier ministre Netanyahou ait fait un autre choix et pris cette responsabilité, en particulier d'opérations terrestres
03:16sur le sol libanais. Et donc oui, si on appelle à un cessez-le-feu, la cohérence est de ne pas fournir les armes de la guerre.
03:23Et je pense que ceux qui la fournissent ne peuvent pas chaque jour appeler à nos côtés au cessez-le-feu et continuer de les approvisionner.
03:30Sur le Liban, puisque vous m'offrez l'occasion d'en parler, je voudrais là aussi confirmer, comme je l'ai fait dans mon propos introductif,
03:37le fait que nous tiendrons donc dans les toutes prochaines semaines cette conférence de soutien qui a vocation à apporter de l'aide humanitaire
03:45et à consolider les efforts de la communauté internationale, et à apporter aussi des éléments de soutien aux forces armées libanaises
03:53pour sécuriser en particulier le sud Liban.
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