00:00Laetitia Guapo, j'ai 28 ans, je suis basketteuse professionnelle de 5-5 depuis toujours et
00:14je suis en équipe de France aussi de 3 contre 3.
00:16Alors j'ai commencé le basket en 2003 quand j'avais 8 ans parce que ma maman faisait
00:29du basket et je trouvais ça cool.
00:31Je suis rentrée au Krebs de Vichy donc c'était à mes 13-14 ans, après j'ai été prise
00:36pour intégrer l'INSEP, l'Institut National du Sport où tous les grands sportifs s'entraînent
00:40et se préparent pour les Jeux Olympiques et c'est là où je me suis dit je vais peut-être
00:44pouvoir faire quelque chose, on verra où ça nous mène.
00:47Puis après j'intègre Nice où je veux faire des études de médecine en parallèle et en
00:52fait de concilier basket et médecine c'était pas forcément possible donc je me suis dit
00:56bon allez, essaie de vivre ce que tu peux au basket et tu verras par la suite.
01:01Et en fait j'ai tout empris ma carrière comme ça, step by step et au final me voilà
01:06à Bourges, le club que je venais voir jouer quand j'étais toute petite.
01:10Voilà, pas vraiment d'élément déclencheur mais juste un peu croire en mes rêves et
01:15essayer de tout donner pour faire au mieux et s'améliorer.
01:18Mon père qui m'a toujours poussée et c'est vrai que depuis toute petite il m'amène
01:27courir, depuis que j'ai 3-4 ans il m'amène courir avec lui donc je pense pas qu'il se
01:31disait qu'il allait faire une athlète de haut niveau mais voilà je pense qu'il m'a
01:35poussée pour et il m'a entraînée pour.
01:37Mon tout premier match en professionnel c'était à Nice, on était en première division,
01:47je jouais pas beaucoup et mon rôle c'était, j'étais la petite jeune de l'équipe qui
01:51avait des petites missions défensives, à rentrer sur le terrain pour aller faire des
01:55fautes ou essayer de gagner des ballons, courir de partout et mettre de l'énergie.
02:03J'ai jamais vraiment douté dans le sens où je suis plutôt quelqu'un de positif et déterminé
02:10mais c'est vrai que par exemple je suis pas la fille qui a le plus confiance en moi au
02:14basket donc j'essaie de travailler dur pour déjà avoir confiance et me dire que j'ai
02:19bien travaillé et ça me rassure.
02:20Sinon les moments de doute c'est plus dans les défaites, quand on a des grosses défaites
02:25comme j'ai pu vivre cet été aux Jeux Olympiques par exemple, c'est pas vraiment du doute mais
02:29c'est se remotiver pour essayer d'aller chercher des nouveaux objectifs etc.
02:33Et c'est vrai que là j'ai enchaîné le 3-3, deux semaines après j'étais au 5-5 et c'était
02:38un mal pour un bien entre guillemets parce qu'il fallait se remettre dans de nouveaux
02:42objectifs, aller chercher le trophée des champions et bien démarrer la saison, se
02:46remettre au 5-5 donc voilà on va dire que c'est plus dans les moments de défaite où
02:51c'est dur quand on s'implique comme on le fait, quand on s'entraîne deux fois par jour
02:55etc. de continuer et de persévérer.
03:06Je pense que je suis une personne de solaire que ce soit sur le terrain ou en dehors, beaucoup
03:10d'énergie donc j'essaie d'en transmettre à mon équipe, à mes coachs et à moi-même aussi.
03:17Donc voilà je dirais de la fougue, de l'énergie que j'essaie de tempérer pour adhérer au
03:23mieux au projet de mon équipe mais voilà mon point fort c'est grande endurance et persévérance.
03:30Collectivement d'aller chercher le titre de champion de France et d'aller le plus
03:35loin possible en Euroleague, je pense qu'on a l'équipe pour aller faire quelque chose
03:40de bien cette année donc c'est cool et individuellement me retrouver au 5-5 parce
03:46que c'est vrai qu'après un an au 3-3 c'est quand même pas le même sport on va dire,
03:50enfin c'est le même sport mais pas la même discipline et voilà faire la meilleure saison
03:54possible en apportant à mon équipe ce que je peux apporter.
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