00:00parce qu'on va l'accueillir maintenant en direct dans l'EDG.
00:02Celui qui a brillé, parmi d'autres, aux Jeux Olympiques,
00:05une légende du volet français,
00:06c'est Arvind Nengapeth qui est avec nous en direct.
00:08Bonsoir Arvind, merci d'avoir répondu à notre invitation.
00:11Bienvenue dans l'équipe de Greg.
00:12Bonsoir.
00:13C'est un plaisir de vous avoir.
00:14Merci, merci beaucoup.
00:15On est très heureux de vous avoir.
00:16Et déjà, bravo.
00:17Merci, c'est gentil.
00:18Voilà, on vous a vu devant la télé, on a vibré, on a gueulé,
00:21on s'est retrouvé à genoux devant les matchs incroyables,
00:24notamment en demi-finale et en finale des Bleus.
00:26Donc voilà, merci pour les émotions.
00:27Et rien que de vous dire merci, ça me colle les poils.
00:29Je parle en tant que fan et pas du tout en tant que journaliste.
00:33Donc bravo.
00:34Et l'info, c'est que vous êtes revenu en France.
00:36Vous êtes à Poitiers.
00:37Et franchement, vous avez fait exprès de ne rien dire,
00:40d'avoir fait le cachotier,
00:41de nous l'avoir fait comme ça, un peu à l'envers, Erwin.
00:45Ouais, on a bien gardé le secret.
00:49C'était devenu un jeu les deux, trois derniers jours,
00:54parce que ça commençait un peu à s'ébrouiter.
00:56Mais non, je suis super content.
00:59Je suis de retour dans ma ville, dans mon club de cœur,
01:02là où j'ai vécu mes premières émotions de volleyball.
01:05Et après ce titre olympique,
01:08je pense que c'est le bon moment pour moi de peut-être rentrer,
01:14de faire une saison à Poitiers et de mettre un peu de lumière
01:19sur le volley français et sur mon club de cœur.
01:21Donc voilà, je suis super heureux.
01:24Le chouette, c'est que ce ne sont pas que des mots.
01:26Bien sûr, il va y avoir l'aide des sponsors
01:29pour le salaire pour votre arrivée.
01:31Je rappelle quand même que vous êtes le meilleur joueur
01:33de volley au monde depuis des années.
01:34Et donc, il y a tout ça.
01:35Ça a été complètement validé.
01:36Je précise aussi, il n'y a pas de désavantage pour les autres
01:40ou d'avantage pour Poitiers.
01:41Mais il y a quand même un coup de projecteur fantastique
01:43pour cette Marmara Spike League.
01:46Vous avez conscience que vous allez être attendus chaque week-end,
01:48que les gens vont se déplacer dans des salles
01:50qui ne seraient peut-être pas venues les samedis ou les dimanches,
01:52alors que, comme vous êtes là, ils vont venir ?
01:57Oui, je sais.
01:59J'ai vu qu'il y a déjà certains matchs qui sont déjà guichets fermés.
02:03Donc, c'est top.
02:04C'est top pour le volley.
02:06C'est top pour Poitiers, mon club.
02:09Et j'espère que ça va créer un engouement autour de notre sport.
02:16Parce que c'est vrai que, même si on est deux fois champion olympique,
02:20on continue quand même de ramer, de ramer et de ramer.
02:24Donc, aujourd'hui, je pense qu'il est temps que ce ne soit plus le cas
02:28et qu'on remplisse les salles.
02:32C'est bien que aussi les télés, les radios jouent le jeu et suivent le mouvement.
02:36Et voilà, on va bien s'amuser cette saison au niveau du volley français.
02:41Regardez, je ne vous ai pas menti, vous êtes en plein 19h12,
02:44AXS Prime Time, chaîne d'équipe dans l'équipe de Greg.
02:46On parle volley.
02:47Je vous assure, c'était très peu arrivé.
02:49Ou alors, c'est quand il y avait un match des Bleus à notre place.
02:51Donc, vraiment, c'est un changement et c'est avec grand plaisir.
02:55Et vous portez le 86, qui est le département de la Vienne.
02:58Vous allez jouer avec, c'est ça ?
03:00Si mon info est bonne, vous allez ?
03:01Oui, c'est ça.
03:02Papa avait été champion avec Poitiers, il y a vraiment...
03:05Tout ça, c'est vrai, ce n'est pas fin, le club de cœur.
03:09Oui, non, c'est clair.
03:10Moi, mon papa a été champion de France en tant qu'entraîneur en 99.
03:16Il y a ma maman qui est à côté, qui travaille dans une entreprise
03:18qui sponsorise le club.
03:21Il y a mon frère qui a joué très longtemps ici.
03:23Donc, notre famille est restée très attachée à ce club.
03:27Et nous, moi, de toute façon, je suis de Poitiers.
03:29On est tous ici, on vit tous ici encore.
03:32Et voilà, donc pour moi, je savais qu'un jour,
03:35je porterais le maillot du Stade Poitvin Volleyball.
03:38Mais je pense que c'est encore plus beau de le faire
03:41après ce deuxième titre olympique.
03:43Oui, c'est encore plus fort.
03:44Vous avez déjà coché sur le calendrier les matchs contre Tours, par exemple,
03:47ou les gros adversaires du championnat ?
03:49Vous avez déjà en tête les rendez-vous importants ou pas ?
03:54Je ne les ai pas en tête.
03:55Je sais à peu près quand ça va arriver.
03:59Mais après, le championnat de France, c'est un championnat qui reste très homogène
04:03où finalement, il n'y a plus trop de petites équipes.
04:07Donc, tous les matchs vont être chauds, tous les matchs vont être importants.
04:12Mais c'est vrai que le match contre Tours va être particulier
04:14parce que moi, j'ai commencé à Tours à mon premier contrat pro.
04:18Je l'ai signé à Tours.
04:19C'est le club qui m'a propulsé.
04:23Donc, c'est sûr que le match contre Tours sera assez spécial.
04:26Alors, il y a pas mal de monde autour de la table.
04:27Tout le monde vous pose des questions.
04:28Seb, vous avez été le premier à lever la main.
04:30Puis après, vous passerez à Djibril Sissé.
04:31Sébastien Tarrago.
04:32Oui, bonjour Hervine.
04:34En août, si je me souviens bien, tu avais eu une petite provocation.
04:38Comme ça, tu avais dit, soit ils viennent avec la meilleure offre de tous les temps,
04:41soit on prolonge les vacances avec Mme Gapet.
04:45Est-ce que l'offre n'est pas venue ?
04:48Ou est-ce qu'ils ont vraiment donné la meilleure offre de tous les temps du volleyball européen ?
04:56Non, non, c'est pas le cas.
04:59Mais en fait, ce qui c'est, pour vous expliquer un peu,
05:02c'est que moi, depuis février, je voulais me rapprocher de la...
05:06Je savais que j'allais vouloir rentrer en France au moins pour une saison.
05:11Donc, j'étais très proche du club de Nantes.
05:13Et de février à juin, j'ai refusé toutes les offres
05:19parce qu'il y avait une possibilité à Nantes d'aller signer en France.
05:22Et puis finalement, le club a déposé le bilan, à la surprise générale.
05:29Et donc, moi, je me suis retrouvé sans club en ayant refusé les grosses écuries, on va dire.
05:36Les plus grosses écuries.
05:37Et puis, il y a des clubs qui ont profité de la situation
05:42et qui faisaient des propositions, on va dire, que j'ai trouvées irrespectueuses.
05:47Donc, à un moment donné, ça m'a saoulé.
05:51Et donc, j'ai envoyé ce petit message pour leur dire,
05:56pour un peu faire comprendre que ça ne servait à rien de faire certaines propositions.
06:02Et puis, vous voyez, ce n'est pas qu'une question d'argent
06:05parce qu'aujourd'hui, à Poitiers, c'est vraiment le choix du cœur.
06:09Je vous assure qu'il n'y a pas de contrat.
06:13Je ne dois pas être loin d'être le joueur le moins payé de l'équipe.
06:17Donc, c'est vraiment le choix du cœur et je suis très heureux comme ça.
06:23Il y a Djibril Sissé qui est avec nous en plateau également.
06:25Il trépigne, Djibril et Erwin.
06:28Il sait.
06:32Mon frérot, ça va ou quoi ?
06:36Est-ce que ça ne te met pas une pression particulière de rentrer au pays,
06:41de savoir que, avec tout le bagage que tu as, avec la médaille olympique,
06:47est-ce que ça ne te met pas une pression supplémentaire d'être le meilleur
06:51et de faire remponter le titre à ton club ?
06:55Le truc qui est top, c'est que je vais devoir être très exigeant
07:01aussi avec moi-même parce que je sais qu'on va m'attendre, justement.
07:04Les salles vont être pleines, les équipes d'en face vont avoir encore plus envie de nous battre.
07:10Donc, ça va me demander un niveau d'exigence super haut.
07:14C'est un nouveau challenge, c'est un nouveau défi.
07:17Moi, je suis un homme de défis, donc j'ai hâte d'être sur le terrain.
07:24De toute façon, c'est l'objectif.
07:26L'objectif, c'est de remettre Poitiers dans les hautes sphères du classement français.
07:32Pour ça, il va falloir bosser très dur.
07:36Je sais que je suis attendu, mais c'est top.
07:38Moi, j'aime bien ça.
Commentaires