00:00L'accès au Jardin Ouvrier, devenu terrain vague de par son abandon, a été clos par
00:05une porte de fortune.
00:06Un portail fait de briquettes, de brogues, de grilles et de métaux disparates soudés
00:09à la va-vite.
00:10Philippe Gauvard de retour sur les lieux de son crime, ou plutôt sur les lieux du crime
00:15qu'il a imaginé.
00:16Imaginé car Philippe Gauvard est écrivain, son dernier polar se déroule à Marc-en-Barreul,
00:21une étudiante retrouvée morte dans ce Jardin Ouvrier, un lieu symbolique.
00:25C'est vraiment une scène de crime parfaitement exceptionnelle, dans la mesure où il y a
00:28un moteur qui passe très régulièrement à côté, où les gens ont une visibilité
00:31directe sur ce Jardin Ouvrier.
00:34Il y a une visibilité à la fois restreinte et cachée, parce que les lieux sont clos,
00:38mais aussi visible de l'extérieur par d'autres biais.
00:41Sept mois d'écriture pour accoucher de 224 pages d'un récit plutôt haletant, nourri
00:46de rencontres inspirées de la vraie vie, Gauvard note, retient, observe.
00:50Je m'arrive par exemple de voir quelqu'un dont le physique est particulièrement intéressant
00:56d'écrire dans un livre, mais sur lequel je vais mettre un caractère d'un autre personnage,
01:00connu par ailleurs, avec l'éthique d'un troisième personnage.
01:02Donc en fait chacun des personnages est un mélange de plusieurs autres.
01:05Gauvard, aux côtés de son éditeur, Marc Oukreve est le 82ème titre d'une collection
01:10de Polar, dont les actions se déroulent dans le Nord, mais au fait de quelle façon l'éditeur
01:16définit-il son écrivain ?
01:17Il jette un regard en fait sur la société actuelle qui est assez intéressant.
01:23Il y a un mélange de noirceur et d'humour.
01:27C'est un peu cynique, je pense.
01:30Le livre sort demain dans toutes les librairies.