00:00Une scène d'une rare violence. Dans la nuit de samedi à dimanche, trois chasseurs
00:05accompagnés d'un enfant de trois ans ont été pris pour cible par une soixantaine
00:09de migrants. Adrien est l'un d'entre eux. Il raconte.
00:12On a vu un convoi de migrants, une bonne soixantaine de migrants avec un bateau sur le dos.
00:22Ils étaient en train de porter le bateau devant et derrière il y avait tous des migrants en train de marcher.
00:26Ayant compris le projet de traverser des migrants et craignant un drame, ils décident
00:30alors d'en informer la gendarmerie. On les a vus descendre dans le marais, donc
00:35on les a vus passer en haut sur une route, descendre sur la plage.
00:39Leur projet avorté, les migrants en colère se dirigent alors vers la hutte des chasseurs, armés.
00:44On voit les bardeux faire passer, on les voit avec des machettes, on les entend crier,
00:48insulter en anglais, « fuck off » et après on les entend partir sur les voitures et là
00:52on entend les bruits de tol, comme en est témoin ma voiture. Il n'y a plus de carreau,
00:58le toit est plié, le capot plié, les pneus crevés.
01:02Les gendarmes parviennent à les disperser à l'aide de bombes lacrymogènes. Les trois
01:06hommes sont alors escortés en dehors du marais. Adrien est encore sous le choc.
01:10J'ai cru que c'était ma dernière nuit, que c'était tout, qu'ils allaient finir
01:14par rentrer. Quand je les entendais taper dans la porte comme des sauvages, j'ai vraiment
01:18cru qu'ils allaient rentrer et nous faire la peau. C'est tout.
01:21Adrien demande à l'État d'agir et d'accorder plus de moyens aux gendarmes, souvent dépassés,
01:26dit-il, par cette problématique des migrants.
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