00:00J'ai posé cette question tout à l'heure, est-ce que Michel Barnier, qui est venu hier vous voir, vous les députés du camp macroniste,
00:05est-ce qu'il a réussi à convaincre tout le monde ?
00:06Je vais lire quelques phrases à nos téléspectateurs.
00:09« Là où j'ai un problème, c'est que le RN a été trop présent dans les consultations.
00:12En l'État, personne ne sait où l'on va. On sait qui, on ne sait toujours pas pourquoi.
00:16J'en veux à la droite de nous enfermer dans des idées qui sont plus proches de celles du RN.
00:21On a donné trop de pouvoir à des personnes qu'on est censé combattre. »
00:24Ce n'est pas le NFP qui dit ça, c'est vous.
00:25Oui.
00:26Pourquoi vous dites ça ?
00:28Parce que c'est ce que je pense.
00:29Oui.
00:30On l'a lu à plusieurs reprises et d'ailleurs sur beaucoup de plateaux télé,
00:33journaux et radios, on a beaucoup parlé justement de la place du RN actuellement dans ces discussions politiques.
00:39Parce qu'il prend une place qui est laissée vacante par une partie du Bloc central et surtout par la gauche,
00:44qui refuse de dialoguer politiquement aujourd'hui, qui préfère voter en son sein
00:48pour savoir si on censurerait quelqu'un qui vient de leur rang,
00:50ou s'ils sont capables ou pas de se mettre d'accord avec Michel Barnier,
00:54qui n'aurait pas dû, si on réfléchit bien, se retrouver Premier ministre.
00:57Mais on est surtout dans cette situation-là parce que justement,
01:00il y a la menace de la censure permanente ou alors de nous expliquer que c'est eux, rien qu'eux,
01:04et juste pour eux.
01:05Et ça, ça ne veut pas fonctionner.
01:06Mais vous dites « on a donné trop de place », qui l'a fait ? Emmanuel Macron ?
01:09Tout le monde.
01:10Parce que c'est ce que je viens de vous dire.
01:11La gauche, le Bloc central, la droite, on a laissé trop de place,
01:14on la laisse exister politiquement fortement.
01:16Moi, je n'insulte pas les 11 millions d'électeurs qui ont voté pour le Rassemblement national,
01:20mais j'ai un problème avec la ligne proposée par Marine Le Pen, elle est d'extrême droite.
01:24Et quand on combat une ligne d'extrême droite,
01:28on ne cherche pas à savoir si cette ligne d'extrême droite va nous censurer ou pas.
01:32Mais est-ce que vous avez un problème avec la ligne de Michel Barnier ?
01:34Je ne la connais pas.
01:35Donc pour l'instant, je ne peux pas savoir.
01:36Je ne sais pas si j'ai un représentant en DLR ou si j'ai ce qu'il a été,
01:41même exceptionnellement bon, quand il était négociateur du Brexit.
01:46Si on a un négociateur du Brexit, on a quelqu'un capable de parler à la gauche et à la droite.
01:49Si on a un représentant en DLR, il va parler à sa famille politique.
01:52Moi, ce qui me dérange, si vous voulez, en l'état...
01:54J'ai cru que vous aviez failli dire « on a un représentant du RN ».
01:56Non, jamais.
01:57Pas en parlant de Michel Barnier.
01:59Peut-être en parlant d'autres personnes qui sont plutôt proches de ces sensibilités dans les idées, je parle.
02:03Comme qui ?
02:04Ce n'est pas comme qui, mais il y a des noms qui sortent, qui, moi, à titre personnel,
02:07et certains de mes collègues, c'est la même chose,
02:09à l'intérieur, avoir le nom de M. Retailleau qui ressort.
02:12Je peux vous assurer que quand on a été, comme moi, rapporteur de la loi immigration,
02:15on se dit qu'on n'a pas envie d'avoir les idées de M. Retailleau à l'intérieur.
02:19On peut parler de problèmes d'autorité, on peut parler de problèmes de sécurité,
02:22mais il y a aussi une histoire politique, il y a des choses qu'il faut raconter.
02:26Et vous l'avez dit, malheureusement, on se retrouve dans ces situations
02:28parce qu'on est un peu bloqués politiquement,
02:30parce que certaines forces politiques n'ont pas voulu faire les choses.
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