Kamala Harris, désignée candidate à la présidentielle américaine à la place de Joe Biden, évite soigneusement d'aborder les questions de race et de genre dans ses discours. Nicole Bacharan, historienne et politologue spécialiste des États-Unis, analyse ce virage pour « Le Point ». « À partir de 2020, les démocrates ont tenté de segmenter les « opprimés » en cibles électorales de plus en plus fines, et d'ailleurs souvent antagonistes », entame-t-elle. Et de détailler : « Il est possible que cette idéologie woke ne corresponde pas aux convictions de Kamala Harris et qu'en plus, cette stratégie soit perdante sur le plan électoral. »
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