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  • il y a 2 ans

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Transcription
00:00Ces chiffres ont été mis sur la table pour nous dire deux choses. Pour dire deux choses à nous, mais aussi, je pense, très certainement, à ceux qui succéderont à Bercy, à ses ministres.
00:09C'est que non seulement il était hors de question de changer la logique de la politique macroniste en matière budgétaire et financière, logique d'offre, de compétitivité,
00:19de leader, d'austérité, etc., mais qu'il allait sûrement falloir l'aggraver d'ici le tiré-à-part officiel attendu pour septembre,
00:32notamment pour répondre à ces questions des déficits supérieurs prévues en 2025. Donc c'est un message, j'allais dire, d'une austérité plus-plus qui est proposée
00:41avec une autre information dès 2024. C'est qu'au début février, 10 milliards avaient été annulés en termes de crédit, si vous avez bien suivi.
00:49Et on nous avait dit que 10 autres seraient annulés, 5 pour l'État, 2 pour les collectivités locales, 3 pour des recettes permises par les rachats d'actions
00:58et taxation des énergéticiens. On nous a après dit que les collectivités ayant puisé dans leur épargne ne seraient pas à même de ce que nous, nous avions
01:09d'ailleurs prévenu dès l'an dernier de contribuer à hauteur de 2 milliards à ces dépenses. Donc on était monté pour le gouvernement il y a 2 semaines
01:17à 7 milliards prévus d'annulation supplémentaire de crédit. Et maintenant, ce que Bruno Le Maire nous dit hier, c'est qu'en réalité, il faudrait annuler
01:26l'ensemble des gels qui ont été décidés en avril et cet été, c'est-à-dire 16,7 milliards, ce qui porterait à 26,7 milliards les annulations de crédit
01:35de l'État sur 2024. Donc c'est extrêmement important. Pour vous donner une idée, il y a des ministères qui verraient ainsi, par exemple, leur budget diminuer de 20%.
01:43Donc c'est des choses qui sont absolument considérables et que lui-même recommande pour son successeur sous la forme d'une loi de finances rectificative.
01:51Voilà donc le message qui a été envoyé, auquel nous allons avoir à faire face au niveau de la Commission des finances. Il est évident que pour moi,
01:58c'est surtout la marque d'un échec terrible de la politique de l'offre et de la compétitivité, parce qu'une des raisons de ces déficits supérieurs,
02:04c'est qu'il y a moins de recettes. Voilà. Et donc c'est ce que nous disons depuis maintenant plusieurs années, c'est que l'explosion des déficits dans ce pays,
02:11c'est d'abord dû au manque de recettes par les cadeaux fiscaux au capital, mais aussi par, j'allais dire, un pouvoir d'achat restreint qui, de fait,
02:19diminue la question des cotisations et des rentrées fiscales. Voilà. Et donc cette politique qui est mise en échec, aujourd'hui, le macronisme entend la poursuivre
02:29et l'amplifier dans les années à venir. L'austérité va créer l'austérité. Et c'est évidemment à cela qu'on s'opposera. C'est à ça qu'on s'opposait aux législatives.
02:37C'est ce qui a là remporté aux législatives. C'est à ça qu'on s'opposait avec Lucie Castex. Et c'est à ça que nous allons nous opposer dans le débat parlementaire,
02:45j'allais dire la bataille parlementaire, qui va commencer rapidement dans la Commission des finances, puisqu'une première réunion est prévue, j'espère, la semaine prochaine,
02:53si on est un des ministres des finances.
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