00:00Ce qui est sûr, c'est qu'il était fait pour séduire, et sur les plateaux télé, il savait en jouer.
00:06Alors votre rôle, c'est encore une fois celui du beau mâle avec un revolver, ou plusieurs revolvers ?
00:12Écoutez, beau mâle, je le suis, voilà. Alors, un revolver...
00:15Ça, je ne dirais pas le contraire.
00:17Merci, Christine O'Grane.
00:18Je sais que je peux séduire, je sais que je peux plaire, j'en suis conscient, mais je ne m'en sers pas.
00:25C'est-à-dire, je ne suis pas ce qu'on appelle un dragueur, je ne suis pas un charmeur,
00:27je n'ai jamais su m'adresser à une femme que je croise dans la rue qui me plaît.
00:30Et quand vous souriez comme ça, avec ces yeux bleus, là ?
00:33Oui, mais ça, bof...
00:35Ça marche quand même pas mal, non ?
00:37Mais je ne sais pas, bon, oui, peut-être.
00:40Pourquoi le cacher ? Oui, ça marche bien, ça marche plutôt bien.
00:43Je n'ai jamais eu de problème de ce côté-là, et j'ai eu la chance, si vous voulez, d'avoir des femmes sublimes tout au long de ma vie.
00:48Je ne suis pas quelqu'un qui a le culte du moi.
00:50Souvent moqué pour la dimension de son égo, l'acteur savait aussi faire preuve d'autodérision et d'humour,
00:55comme ici, avec Bernard Pivot.
00:57En 1964, dans 32 ans, j'étais jeune journaliste au Figaro littéraire,
01:03j'avais été vous voir dans un studio de Saint-Maurice,
01:07où vous tourniez L'Insoumis d'Alain Cavalier,
01:09et puis après, il y avait une scène où vous traversiez une vitre avec vos mains,
01:13et c'était une vraie vitre !
01:15Ils avaient oublié d'en mettre une fausse, et vous vous êtes coupé les doigts !
01:18Et alors, ils sont agiclés, vous n'avez pas gueulé, vous n'avez rien fait, rien du tout,
01:22vous avez été vraiment très très bien.
01:25Mon cher Bernard Pivot, j'étais déjà un samouraï !
01:28Déjà un samouraï !
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