00:00Et avec nous, ce soir, deux garçons qui peuvent à présent nous regarder du sommet de l'Olympe.
00:05Ils ont réussi à conserver leur titre olympique en étant sacrés une deuxième fois de suite.
00:09Ils ont pris la médaille d'or au tournoi de volette, Réborque-les-Bleus, Antoine Brizard.
00:12Applaudissements.
00:17Merci, merci messieurs, merci d'être là, merci, je pense, au nom des Français de nous avoir fait kiffer à ce point-là
00:24tout au long de la compétition.
00:27On va commencer doucement. Prévore, comment ça va ? Parce qu'au Club France, samedi soir, vous étiez un peu l'ombre de vous-même.
00:37C'est vrai, personnellement, fatigué, mais heureux. Donc on profite, on a bien bossé, on est allé chercher cette médaille
00:48et je pense qu'il faut s'avoir un peu décompressé, on est en train de le faire, donc on profite.
00:51Et vous en avez immensément le droit, bien évidemment. Antoine, il y a la pression de la compétition.
00:57On imagine, on sait que vous vous êtes mis dans un dispositif un peu particulier. Vous avez essayé de reproduire un petit peu
01:03ce qui s'était passé à Tokyo en restant les uns avec les autres, en étant dans votre bulle.
01:08Là, le fait de se réouvrir aux autres et le sentiment du devoir accompli, il y a une redescente ?
01:13Oui, clairement, il y a plein de sentiments qui se mêlent un peu. Avant tout, le bonheur de ce qu'on a fait, l'euphorie.
01:22Les fins d'été, c'est toujours particulier, où les moments où on se dit au revoir. On a vécu des moments tellement incroyables entre nous.
01:30Comme vous l'avez dit, on s'est forcés à rester ensemble. Donc on était les uns sur les autres pendant… ça fait longtemps, là, maintenant.
01:39Trop longtemps.
01:41Mais on s'entend tellement bien que les moments où on se dit au revoir encore plus après avoir gagné, c'est très particulier.
01:48Là, on est les deux derniers à Paris avec Trèves, donc on s'est dit au revoir hier. C'est un peu dur.
01:54On a tous la nostalgie de fin des Jeux et nous encore plus, je pense.
01:56Merci en tout cas d'être resté à Paris pour être avec nous, notamment. Vous étiez à la cérémonie de clôture, hier ?
02:03Non.
02:03Vous n'avez pas pu vous y rendre ? Vous l'avez suivi ?
02:05En fait, on est resté entre nous, encore une fois, pour le coup. On s'est organisé un petit rooftop, un truc d'équipe et les familles et les proches.
02:14Et voilà, c'était notre manière de clôturer.
02:16C'était bien, quand même.
02:17Plus important d'être entre vous que de vivre ce moment de la cérémonie, qui peut parfois être un peu difficile ?
02:22On a fait la cérémonie d'ouverture. C'était juste magnifique. Mais là, on avait aussi envie d'être dans un truc un peu plus intime. Et voilà, on l'a fêté comme ça.
02:29On a bien profité des Jeux. C'est une vraie expérience, les Jeux. Nous, on était là avant le début de la compète, 3-4 jours avant, jusqu'à la toute fin.
02:40C'est long aussi, d'être au village, de voir toujours les mêmes gens. Donc, ça nous a du bien de sortir, de voir nos familles aussi. On ne les a pas vues pendant longtemps. C'était important pour nous.
02:50C'est vrai que c'est une particularité des sports courts. La compétition court sur l'ensemble de la quinzaine, parfois même commence avant pour certains sports.
02:58Ce que vous avez réussi est extrêmement rare, messieurs. On a dû vous le dire, vous le savez. Seules deux autres équipes l'ont fait avant, la Russie et les États-Unis.
03:08Vous prenez conscience de ça ou ça reste encore trop frais pour être parfaitement alerté sur ce que ça représente, sur l'immensité de ce que ça représente ?
03:19En fait, on s'était dit au début de l'été, les mecs, on peut vraiment écrire l'histoire. Dans le sens, il n'y a eu que deux équipes avant nous et on va essayer de taffer pour le faire.
03:30Ça marche, c'est incroyable. C'était hyper dur et c'est encore plus beau de le faire ici, à Paris. On en profite encore plus, mais c'est dur de réaliser.
03:39Il y a ce côté « ok, on va le faire », mais on a fait quoi, là ? C'est fou. Je n'ai pas de mots, c'est indescriptible.
03:46Ça n'a jamais été fait, mais le niveau international du volet est tellement élevé qu'en toute objectivité et modestie, on ne peut pas prétendre à gagner de manière pas certaine,
04:03parce que ce n'est jamais certain dans le sport. Il y a tellement d'équipes qui peuvent prétendre à ça. C'est tellement resserré à très haut niveau.
04:11Je pense que c'était le tournoi olympique le plus relevé de l'histoire. Ça, plus le fait de jouer à domicile, on ne savait pas trop où mettre les pieds, plus le fait de défendre notre titre.
04:21On sortait d'un été compliqué l'année dernière aussi. On avait pour objectif de faire une médaille, de gagner.
04:27Je pense qu'on a commencé à se rendre compte qu'on était proche d'entrer dans la légende de dernière manière.
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