00:00La demi-finale qui nous attend entre la France et l'Espagne,
00:03la France qui n'a pas marqué dans le jeu
00:06par ses joueurs depuis le début de la compétition,
00:09c'est quand même un tournoi assez chiche des Bleus.
00:13Est-ce qu'une qualification, j'ai bien le qualificatif de ne pas forcément une victoire demain face à l'Espagne,
00:17effacerait l'impression de minimalisme
00:20exacerbé qu'on a depuis le début du tournoi ?
00:22Moi je dirais que oui. Pourquoi ?
00:26Je vais m'expliquer.
00:27Jusqu'ici, ce qu'on retient, c'est que les victoires.
00:31On est d'accord, il n'y a rien d'autre.
00:33Et demain, qu'est-ce qu'il faudrait face à l'Espagne ?
00:36Juste une victoire.
00:37Si demain, on a un 0-0 victoire au tir au but,
00:42la France sortirait la meilleure équipe du tournoi.
00:45La France s'offrirait une aventure jusqu'en finale.
00:49Et donc ça justifierait presque tout ce qui s'est passé jusqu'ici.
00:53Moi pour le moment, j'ai une petite limite quand même.
00:56Même si tu as sorti la Belgique et le Portugal.
00:58J'ai une petite limite sur ce que nous propose cette équipe de France.
01:01Et je ne trouve pas que jusqu'ici, la fin justifie les moyens.
01:05Si tu arrives jusqu'en finale en sortant l'Espagne,
01:07mon discours sera forcément différent.
01:10Parce que tu sortiras le favori de la compétition,
01:13qui est une équipe qui pour le moment est largement au-dessus du reste.
01:17Et il s'avère que pour moi, l'équipe de France a tous les ingrédients qu'il faut,
01:22et ça c'est un autre sujet, pour venir à bout de cette équipe d'Espagne.
01:27Moi la théorie du seul la victoire compte, j'y crois beaucoup,
01:30mais j'y crois pour le titre.
01:32Pour moi une finale a plus de valeur qu'une demi-finale,
01:36mais ce qu'on retient quand même c'est le titre.
01:39On s'en contentera certes, parce que ça procurera quelque chose.
01:43Mais là quand même, on manque beaucoup de biscuits.
01:46Si on reprend l'exemple de 2018,
01:48on se serait souvenu dans tous les cas par exemple du match face à l'Argentine.
01:51Oui, là il n'y a rien.
01:52Là on n'a vraiment rien.
01:53Si, tu as quand même la séance de tir au but face au Portugal.
01:56Pour moi c'est le seul moment d'émotion où tu racontes quelque chose
01:58avec les joueurs qui n'étaient pas prévus.
02:01Non, c'est quand même très maigre par rapport à ce que c'est.
02:04C'est maigre, mais ce que tu as jusqu'ici pour moi comme souvenir,
02:07tu auras quand même cette séance de tir au but,
02:09plus cette malédiction qui s'étendait depuis 1998.
02:11Donc tu as la fin de cette malédiction-là,
02:13avec des joueurs un peu que tu n'attendais pas.
02:16Pour moi c'est le seul truc, mais effectivement tu n'as pas de volet de pavard,
02:18tu n'as pas Mbappé qui te claque 800 buts,
02:22tu n'as pas l'euro de Griezmann, il te manque beaucoup de choses.
02:24Tu n'as pas Samuel Umtiti qui casse la démarche, tu n'as rien de tout ça.
02:27Donc effectivement c'est maigre et ce n'est pas assez pour moi.
02:30Mais maintenant, attends, maintenant on va avoir l'avis du maximum.
02:33Donc nous c'est bien, on débat.
02:34Et si jamais on perd au tir au but,
02:37ça veut dire quoi, qu'on ne les travaille plus assez les tirs au but ?
02:40Ça, ce serait terrible.
02:41Il l'attendait, il l'attendait.
02:42Non mais moi en vrai, dans mon fort intérieur et tant qu'à y aller,
02:47j'aimerais que l'équipe de France gagne l'euro en faisant que des 0-0.
02:51Vraiment, c'est un gigantesque doigt d'honneur au reste du monde et au football.
02:55J'ai l'air même au football de club qui est beaucoup plus léché pour plein de raisons.
03:00En fait, est-ce que cette victoire, une qualification en finale effacerait tout ?
03:05Alors oui et non, parce que je suis d'accord.
03:08Merci, c'est le retour du oui.
03:10C'est le retour de Maxime, c'est le retour du oui.
03:11C'est la victoire qui effacerait tout.
03:12C'est la victoire qui effacerait tout dans Normandie.
03:15C'est la victoire qui effacerait tout parce qu'en finale,
03:18avec ce parcours-là, on dirait qu'ils sont arrivés là, mais vraiment, il n'y avait rien.
03:22Et Didier Deschamps le dit suffisamment.
03:25On vit et on meurt par le résultat.
03:27Mais là, ça n'a jamais été aussi vrai que cette fois.
03:30Parce que 2018, c'est une force collective défensive,
03:32mais une équipe qui a marqué deux fois quatre buts en deux matchs éliminatoires,
03:35en deux matchs d'élimination directe.
03:37Et c'est une équipe surtout qui maîtrise.
03:39Cette équipe de France ne maîtrise pas.
03:41C'est-à-dire qu'elle est forte défensivement, elle tient le choc, c'est un mur.
03:44C'est peut-être même une des quintettes défensives les plus impressionnantes qu'on ait vues.
03:50Mais il y a trop de limites devant, déjà pour s'enflammer.
03:54Et je suis d'accord avec toi, les émotions, moi, je ne les trouve pas.
03:58France-Portugal, vendredi, oui, mais quand même, tu n'as pas...
04:02C'est marrant parce que je pensais à un autre 0-0 célèbre de l'équipe de France en quarts de finale,
04:06France-Italie.
04:07Moi, France-Italie, c'était un moment de stress irrespirable, incroyable.
04:13En face, il y avait l'Italie, il y avait cette grande équipe d'Italie.
04:16Et c'était, on va dire, parce que là, tous les jeunes qui jouent, qui jurent que par tiki-taka, tout ce que vous voulez,
04:24en 1998, ce match-là, si vous le regardez aujourd'hui,
04:28si vous n'êtes pas concerné par l'une ou l'autre équipe, vous allez dire,
04:31mais c'est absolument dégueulasse, mais c'est un truc tactique, mais monstrueux pendant 120 minutes.
04:36Mais il y a une émotion.
04:37Et moi, je me souviens, j'avais les jambes complètement coupées pendant 120-130 minutes après les turbutes.
04:41Là, il n'y a pas ça.
04:42On n'arrive pas à trouver cette petite étincelle.
Commentaires