00:00...
00:0724 membres du gouvernement se présentent aux législatives.
00:11Parmi eux, Fadila Katabi,
00:13la ministre déléguée en charge des personnes handicapées
00:16et candidate en Côte d'Or.
00:18Une terre plutôt ancrée à gauche,
00:20dans laquelle le RN a pourtant fait un score élevé
00:24aux élections européennes.
00:26Pour les élections, madame, non aux extrêmes, madame.
00:30Dans la banlieue du Dijon, à Kétigny,
00:33Fadila Katabi jongle entre son agenda de ministre déléguée
00:37et celui de candidate pour la majorité présidentielle.
00:40Actuellement, je suis plus candidate que ministre.
00:43Quand je suis ministre, il y a des urgences.
00:46Mais là, l'urgence, c'est de défendre son bilan.
00:49Sur les tracts, pas de trace du président de la République.
00:52Moi, je ne renie rien.
00:54Simplement, nous sommes dans une élection législative
00:57et pas présidentielle.
00:58On a un bilan, le bilan de la majorité présidentielle,
01:01que je défends, la suppression de la taxe d'habitation,
01:04de la redevance télé,
01:05de certains impôts sur les premières tranches.
01:08Mais sur le terrain, ce n'est pas toujours simple de convaincre.
01:12En face, c'est un PS.
01:14Bonjour, je suis PS.
01:16J'avais voté pour vous la dernière fois.
01:19Bon, il y a quand même surtout...
01:21Il y a quand même un mépris des gens qui sont de place intérieure.
01:27Je ne dis pas que tout est parfait,
01:29mais on a essayé de bien protéger les Français
01:31pendant la crise sanitaire.
01:33Voilà. Et ça, c'est important.
01:35Sur ces terres de gauche, pendant 35 ans,
01:38la députée sortante a été élue à une soixantaine de voix seulement
01:42devant la NUPES en 2022.
01:44Alors, le combat sera serré.
01:47Et la gauche espère bien revenir dans la course.
01:51En fait, cette campagne, c'est une course contre la montre.
01:57Pierre Pribetich, socialiste,
02:00a obtenu l'investiture du nouveau Front populaire.
02:03Celui qui parlait hier d'erreurs politiques avec la NUPES
02:07défend aujourd'hui le nom de la gauche.
02:09Je n'ai pas été, en effet, tendre.
02:12Et je veux dire, l'histoire,
02:14ce qui s'est passé ensuite à l'Assemblée nationale
02:17a montré aussi qu'il fallait sans doute rééquilibrer les choses
02:21avec la diversité des composantes de la gauche.
02:24Dans un souci de rassemblement,
02:26on porte quelque chose de fort.
02:28Et il y a une motivation de l'ensemble des militantes et des militants
02:33pour emporter cette séconscription et la ramener dans la gauche.
02:39Mais il faudra aussi compter sur le candidat LR,
02:42soutenu par le Rassemblement national,
02:44avec un suppléant Reconquête.
02:48Bonjour, madame.
02:49Est-ce que vous voulez un peu de lecture ?
02:51Je vais le trouver dans ma boîte oratif.
02:54Mais au milieu de tant d'autres...
02:56Cet ancien préfet de L'Heure et de Seine-et-Marne
02:59espère profiter du score du Rassemblement national
03:02aux européennes.
03:03Je pensais qu'à un moment où LR devait choisir
03:05entre dire toujours qu'on est dans l'opposition
03:08mais jamais voter la censure et qu'il fallait franchir le pas,
03:12l'enjeu, c'est de participer à quelque chose
03:14qui est sans doute une période charnière
03:16et où la France peut basculer dans le déclin
03:19ou peut se redresser.
03:20Dans la circonscription,
03:23trois autres candidats se présentent aux élections.
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