00:00Il est clair que quand on accède, ou plutôt quand on va accéder à un poste extrêmement sensible,
00:06un poste qui donne accès à des informations secrètes ou très secrètes,
00:10qui touche à la sécurité de l'État et à la sécurité de la nation, à ses intérêts vitaux,
00:16il est clair qu'il y a toujours une enquête de ce qu'on appelle une enquête administrative de sécurité.
00:20Cette enquête administrative de sécurité prend en compte une série d'éléments
00:24qui sont évidemment la radicalisation politique, la radicalisation religieuse, le passé judiciaire,
00:29mais également les origines familiales et les relations de la personne
00:33qui doit accéder à ce poste et à ces informations.
00:36Donc le fait d'avoir une double nationalité, légalement, n'est pas du tout un obstacle,
00:40à l'heure actuelle, à l'accès à ce type de postes.
00:43D'ailleurs, même un étranger peut être fonctionnaire français,
00:46mais lui n'aura pas accès à des informations classifiées.
00:49Mais un double national, un binational peut, puisque pour la France,
00:52le binational est exclusivement français.
00:55Si je comprends bien ce que veut Jordan Bardella, ce qu'il met en cause,
00:59ce n'est pas tellement un binational européen.
01:02Être franco-suisse, franco-luxembourgeois, franco-italien ne pose pas de problème de sécurité.
01:07En revanche, effectivement, il y a certaines nationalités,
01:11je pense à un franco-russe, à un franco-iranien, à un franco-chinois,
01:15à un franco-nord-coréen, si ça existe, enfin j'imagine que ça existe,
01:19qui sont beaucoup plus problématiques.
01:22Parce que d'une part, on ne connaît pas entièrement le passé de ces gens.
01:25D'autre part, s'ils ont toujours de la famille dans leur pays d'origine,
01:28ils peuvent évidemment, étant donné les méthodes de ce régime,
01:31être soumis à de fortes pressions pour trahir la France et trahir les intérêts français.
01:36Donc c'est une proposition qui fait sens,
01:38mais qui malgré tout sera difficile à appliquer,
01:41parce que comme il s'agit de décisions administratives suite aux enquêtes de sécurité,
01:45elles sont évidemment attaquables devant le Conseil d'État.
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