00:00Bon, on n'a fait que ça.
00:01Clairement, on a réécrit le film.
00:06Ça vous fait déjà un point en commun ?
00:07Tu meurs, tu me racles, là.
00:08Que de la gueule.
00:09Moi, je peux pas bosser avec cette meuf, elle est complètement tarée.
00:11Tu veux savoir ce que tu fais, là, en fait ?
00:13Nouvelle recrute, nouvelle méthode.
00:26Je pense qu'il y a plein de choses qui aident,
00:28déjà le fait qu'on fasse de la scène,
00:30qui fait que pour les vannes, c'est plus facile.
00:32On s'en à l'aise, aussi.
00:34Ouais, ça aussi.
00:35Et qu'on était aussi amis, couple, mariés.
00:40Tout.
00:41C'est ça qui a tout aidé, en fait.
00:43Oui, et puis c'est toujours hyper stressant.
00:45Par exemple, on est sur scène, on a fait la tournée des Zéniths,
00:49et effectivement, on est devant des 5 000 personnes,
00:516 000, 7 000, 8 000, 12 000 avec Bercy.
00:54Mais se retrouver devant 12 000...
00:5812 000, 1, 2, 3, 0.
01:00D'accord.
01:01Non, mais je veux dire, se retrouver devant une équipe...
01:05Un plateau, ouais.
01:07Un plateau, il y a tellement de monde, à couper, action, il faut que ça aille vite.
01:11Et du coup, ton travail, à ce moment-là, c'est pas que pour nous.
01:14Quand tu fais une vanne, il y a un public et tout,
01:16mais si tu te rates, tu peux te rattraper seule ou tu peux t'enterrer seule.
01:20Du coup, on est vraiment en équipe.
01:23Bon, on n'a fait que ça.
01:24Clairement, on a réécrit le film, hein.
01:26Non, je rigole, mais on a beaucoup fait ça.
01:30C'est dommage qu'il y en ait pas assez, mais c'est quand on part sur les quais.
01:35Oui.
01:36Quand on va à la voiture, celle-là, c'est les frères Scott, là.
01:39Donc non, on a étayé ce qui a été déjà écrit.
01:42De toute façon, c'est ce qui vient à l'instinct et à l'impro,
01:44donc oui, on l'a fait.
01:45Ça reste un film écrit par un humoriste, du coup.
01:49Et oui, il y a une liberté qu'on a sur scène qu'on a voulu retranscrire,
01:53même si c'est du cinéma.
01:54Et autant pour nous que même pour les autres personnages.
01:56Ouais, exactement.
01:58Même les autres personnages, on leur a laissé une liberté
01:59de pouvoir s'approprier, eux déjà, la manière dont ils avaient envie de le ressortir.
02:03Et puis les phrases, on n'était pas sur du mot pour mot à chaque fois,
02:06donc bien évidemment.
02:11On l'a abordé avec kiff et excitation.
02:15On l'a abordé avec kiff et excitation.
02:19On avait hâte de faire ça.
02:20Moi, me retrouver sur le jet-ski, pouvoir faire de la vitesse, des virages, etc.,
02:26c'est un bout de ma personnalité qu'on ne voit pas, à premier abord,
02:29avec mon mètre cinquante et...
02:31Et puis tu ne vas pas arriver à Bercy avec un jet-ski.
02:33Oui, ça n'a pas de sens.
02:34C'est sûr qu'on le verra moins.
02:35Mais du coup, oui.
02:37Et après, Kevin, moi, vraiment, j'étais en excitation et en kiff.
02:42Il y avait cette espèce de petite timidité au début,
02:44comme si, ah, j'ai le droit, OK, et je me lâche à 300 000 %.
02:48Et pourtant, on est clairement sur un rêve d'enfant, en fait.
02:51On a tous fait ça quand on allait voir les films,
02:53ou comment ça s'appelle, Walker, Texas Rangers, à 13h,
02:56quand après, on avait regardé ça.
02:57Enfin, vraiment, j'ai poulet et frites, on tapait dans les portes.
02:59Je n'entends pas, là !
03:01On se roulait par terre et tout.
03:02Et là, en fait, on l'a fait, et on l'a fait comme des adultes,
03:05et avec des caméras, et c'est nous, maintenant.
03:07Oui, on l'a fait en tant qu'adultes, mais qu'on l'a fait comme des enfants.
03:10Avec notre âme d'enfant. Tu l'as fait avec ton âme d'enfant, du coup.
03:13Oui, mais avec beaucoup de stress aussi,
03:15parce qu'il fallait que ce soit bien fait.
03:17Je m'attendais à ce que, par exemple, les scènes d'action sur les toits,
03:20je me suis dit, on va s'amuser, quoi.
03:21Et en fait, je me suis amusé, mais il y a aussi des caméras,
03:24il y a aussi des gens, des clubs.
03:25Puis il a fait une formation, il a fait des cours, et tout.
03:28Genre, là, si je lui mets une patate, il sait l'esquiver, quoi.
03:30Ouais, mais c'est le film, on l'a tourné il y a longtemps, on va...
03:34C'est bon.
03:36En fait, c'est mes rêves de ciné que j'ai depuis que je suis tout petit.
03:39Ce genre de film.
03:40Toutes les références au Belmondo, aux choses comme ça,
03:43qui se faisaient même au tango et cash aux Etats-Unis.
03:46J'aime bien les duos, de base.
03:48Je trouve qu'on forme en plus un super duo.
03:51Et c'est ça qui m'a inspiré les actions, le rip, la comédie.
03:54En fait, j'ai mis tout ce que j'aimais dedans.
03:56Il y a de la voiture, il y a du jet-ski, il y a la mer,
04:00il y a les vannes, il y a tout.
04:02Il y a de la bagarre.
04:03Et j'aime bien aussi l'aspect polar.
04:04Donc, j'ai essayé de combiner tout ce que j'aimais.
04:07De base, je vais pas...
04:09Non, mais la vérité, je clique pas sur ça.
04:11Moi, il me faut...
04:12Anna Taoué qui se demande si elle va sortir ou pas avec le beau gosse.
04:15En plus, c'est hyper faux, ce que tu dis.
04:17Je me laisse embarquer.
04:18Rappelle-toi Fast & Furious.
04:19Non, mais j'ai adoré !
04:21Elle se prenait pour Laetitia.
04:22Mais j'en avais vu aucun.
04:24J'en avais vu aucun, et du coup...
04:25Non, moi, faut m'embarquer.
04:27Et Kévin, d'ailleurs, c'est toi qui m'avais embarqué.
04:29Et après, dès qu'on était en voiture,
04:31des fois, je faisais genre...
04:32Ils nous suivent !
04:33Genre, on était en voiture, normal, sur le périph', on se faisait un peu...
04:35On s'ennuyait.
04:37Et d'un coup, j'ai l'impression que je suis Laetitia
04:38et qu'on rentre dans un délire Fast & Furious.
04:40J'aime bien, mais faut m'embarquer.
04:41Dis que je suis d'hommes.
04:42T'es dominée, Turetto.
04:44Mais je clique pas par moi-même.
04:46Je vais pas regarder...
04:47Même au cinéma, je prendrais pas une place volontairement
04:50pour un film policier.
04:51Mais en fait, dès qu'on me dit go, je kiffe tout le temps.
04:56En fait, c'est hyper important de dire que Kévin a fait toutes ses cascades.
04:59Clairement.
05:00Et moi, je sais que depuis qu'on se connaît,
05:03il ne fait que me répéter et me raconter toutes les histoires de Belmondo
05:07qui fait ses propres cascades,
05:09qui faisait des trucs où il s'attachait même pas.
05:12Je vais pas te raconter.
05:13C'est juste que quand on en parle...
05:14Mais il est complètement fou !
05:16Et en fait, ça tenait à Kévin,
05:17c'est-à-dire qu'il faisait ses propres cascades,
05:19qu'il faisait des trucs où il s'attachait même pas.
05:21Et les gens...
05:22Je vais pas te raconter.
05:23Et en fait, ça tenait à Kévin.
05:25Ouais, c'est quelque chose d'enfant.
05:27Ma famille, ils m'ont fait baigner là-dedans,
05:30dans ce genre de film-là.
05:31Et en plus, à chaque fois, je voyais qu'ils étaient épatés
05:34par la personne qui faisait lui-même ses propres cascades.
05:36Même, ils disaient,
05:37« Ah, t'as vu, il s'est blessé, il a continué le film, il a fait ci, »
05:39Il racontait toutes les anecdotes, un petit peu de tournage.
05:42Et moi, c'est toujours quelque chose que j'ai voulu faire, c'est vrai.
05:45Et je suis très content d'avoir fait...
05:47Il y en a pas une que j'ai pas fait.
05:50Lui, le premier film qu'il a inspiré, c'est « N'oublie jamais ».
05:52Ensuite, c'est « Love Actually ».
05:53Et pour...
05:54Et...
05:57Et pour terminer, « Crazy Stupid Love ».
05:59On sait là tout de suite la fin, c'est ça ?
06:01C'est ça.
06:02Non, s'il y en a, il y a des refs.
06:03Il y a « Tango et Cash », par exemple.
06:06En duo de ligue.
06:07Tu sais qui c'est, « Tango et Cash » ?
06:09Non, ça, c'est trop à l'ancienne.
06:10C'est trop vieux, ouais.
06:11Après, j'aime bien aussi avec Will Smith, d'ailleurs.
06:12« Bad Boy ».
06:14Il sort en même temps que...
06:15Ah non, il est déjà sorti.
06:16C'est bon.
06:17On va cartonner, c'est sûr, maintenant.
06:18Bien sûr.
06:19Non, c'est ce genre de référence-là.
06:21Et même sans avoir forcément le duo,
06:22il y a aussi « Le flic de Beverly Hills ».
06:23Il y a tous les films de Belmondo pour les cascades.
06:25Pour notamment aussi « La scène des toits ».
06:27Qui fait un peu référence à peur sur la ville, par exemple.
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