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  • il y a 2 ans
Georges-Louis Bouchez: le président du Mouvement réformateur se livre après la victoire aux élections

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00:00 Vous n'êtes pas assuré que le Roi va aller vite conforme à un gouvernement ?
00:04 Je ne peux pas vous dire ce que j'ai dit au Roi.
00:07 Mais la seule chose que je peux vous indiquer, c'est qu'effectivement, on est en position de...
00:12 À mon sens, il y a quand même des éléments assez clairs qui se dégagent du résultat électoral
00:19 et qui donc peuvent laisser penser qu'on pourrait mettre sur pied des gouvernements assez rapidement, oui.
00:24 Plus rapidement encore, je suppose, en Wallonie qu'au fédéral. En Wallonie, la voie est dégagée, donc c'est catégorique.
00:31 On peut avancer rapidement, mais je pense qu'au fédéral aussi, il n'y a pas nécessairement énormément de possibilités,
00:39 mais il y a des possibilités assez claires et qui semblent praticables.
00:43 Par ailleurs, l'EPS a simplifié le jeu en signalant également...
00:48 Mais simplifier le jeu, oui et non, pas à Bruxelles.
00:54 Oui, à Bruxelles, on verra.
00:56 Ce sera difficile de faire ça.
00:58 Si la volonté, c'est de se faire prier, on ne va pas jouer à ce jeu-là.
01:01 Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avancer en Wallonie.
01:05 On va avancer en Wallonie, en fédération Wallonie-Bruxelles, indépendamment de ce qui se passe à Bruxelles.
01:11 On va faire des consultations à Bruxelles, mais il y a d'autres possibilités que de le faire avec les socialistes.
01:15 C'est ce que le Conseil de l'Observatoire veut savoir.
01:17 Je pense que la campagne menée par Ahmed Lawège nous interpelle fortement.
01:22 On peut discuter aussi peut-être avec d'autres personnes.
01:26 Est-ce que c'est un handicap de ne pas avoir le VLD au niveau fédéral ?
01:32 Ça aurait été mieux que le VLD y soit, surtout que vu le score qu'on a réalisé,
01:39 il suffisait d'un siège en plus pour le VLD, pour qu'on soit première famille politique.
01:44 Donc c'est évident.
01:46 Maintenant, le paysage politique flamand est quand même moins hostile à un parti de centre-droite.
01:53 Il y a d'autres personnes qui peuvent également faire le boulot,
01:56 mais on aurait préféré y aller avec l'Open VLD, ça c'est clair.
01:59 Après, nous on avait pris un engagement, l'engagement de pouvoir le faire avec eux.
02:05 Mais si eux ne souhaitent pas monter, on n'a pas l'embarras de jouer.
02:08 Vous n'allez pas tenter de convaincre Alexandre de Crooz de changer d'avis ?
02:11 On aura encore des discussions, on verra, mais je ne veux pas forcer la main non plus.
02:15 Il y a des réalités internes à une formation politique,
02:18 qu'on ne peut pas nécessairement juger ou estimer de l'extérieur.
02:21 Et eux, ça veut dire Alexia Bertrand aussi, et ça vous met à 19 ?
02:26 Oui, ça on va peut-être discuter aussi.
02:28 Ah, il y a encore moyen de...
02:30 Écoutez, on aura la discussion, mais il faut quand même être assez raisonnable.
02:36 C'est un peu particulier, à partir du moment où nous on va dans la majorité
02:40 et eux vont dans l'opposition, que un des sièges cher va alimenter l'opposition.
02:44 Vous ne l'avez pas dit avant ?
02:46 C'est un point sur lequel on avait parlé, et l'OPTD disait "on n'ira pas dans l'opposition".
02:52 Vous êtes un peu trahi ?
02:55 Pas que je suis trahi, je pense que j'avais peut-être un peu plus de lucidité
03:00 sur le résultat qui pouvait advenir, et qui semblait probable,
03:05 compte tenu des enquêtes d'opinion depuis tant de temps,
03:08 et de la situation politique de ce que j'entendais sur le terrain.
03:11 Moi je savais que cette éventualité-là existait fortement.
03:15 Je n'ai pas le sentiment qu'elle ait vraiment été considérée par l'OPTD.
03:21 Pour être franc, compte tenu de la tendance depuis tant de temps,
03:26 je suis surpris qu'ils aient été surpris.
03:29 Je ne vois pas ce qui était surprenant dans le résultat qui est le leur aujourd'hui.
03:33 7, 8, ok, tous les scores, tous les sondages donnaient ça depuis des mois et des mois.
03:39 Les sondages ne se sont pas beaucoup trompés en fait.
03:42 L'NVA fait un peu mieux ? Ben non, c'est des effets de campagne sur les derniers jours.
03:46 Sur le Vlam Sampoenheim, ou même sur votre résultat en Wallonie, les sondages n'étaient pas...
03:51 Oui, mais ce qu'il faut regarder quand on regarde un sondage, ce sont les dynamiques.
03:54 La dynamique en Wallonie montrait qu'à chaque sondage, on faisait de mieux en mieux,
03:58 on passait de 20, 21, 22, 23.
04:00 Et je pense que si on avait refait les sondages dans les deux jours qui suivaient,
04:03 on était à 24, 25.
04:04 Et puis à un moment donné, il y a aussi un élément dont je me suis très clairement rendu compte.
04:08 Il suffit d'analyser les statistiques des réseaux sociaux.
04:11 Où on a été sur les trois ou quatre derniers jours,
04:13 j'ai vu des vidéos qui sont parties en flèche,
04:15 parce qu'il y a plein de gens qui ne s'intéressent pas à la politique le reste du temps,
04:18 et qui à un moment donné se disent "bon c'est dans deux, trois jours, il faut quand même que je me décide".
04:22 Et donc là, il y a un paquet de gens qui se décident,
04:24 que les sondages ne savent pas nécessairement interpeller.
04:27 En tout cas pour le VLD, manifestement...
04:30 En fait c'est bizarre, mais c'est plus facile de prévoir une défaite qu'une victoire.
04:34 C'est-à-dire que si votre trend sera baissé, baissé, baissé, baissé, baissé,
04:37 bah oui, il n'y a pas de raison qu'à un moment donné, en fin de campagne...
04:41 Par contre quand vous montez, montez délicatement,
04:44 à un moment donné, vous avez tout le paquet d'indécis qui tombent de votre côté,
04:48 parce que si vous montez, ça veut dire que votre dynamique est bonne.
04:51 Et ça, ils ne savent pas, ils ne savent pas le sonder, effectivement.
04:53 Allez, le dernier sondage en date qu'on a eu du côté francophone avait été fait avant le 1er juin.
04:59 Mais entre le 1er et le 9 juin, on l'a dit, il y a 20-25% des gens qui devaient se décider.
05:07 Donc c'est un paquet de gens quand même, qui modifient fatalement le résultat.
05:11 Directement après les autres...
05:13 - Moi je me dis que ça peut aller assez vite, mais est-ce qu'il y a un but pour vous, comme tagging, par exemple ?
05:19 - Oui, j'ai un but, mais la différence entre 1999, enfin 2019, pardon, et aujourd'hui,
05:28 c'est que j'ai appris, j'ai de l'expérience,
05:31 et donc il ne faut jamais donner une information concrète à un journaliste dans une phase de négociation,
05:37 parce que c'est le meilleur moyen pour que la négociation ne se fasse pas.
05:40 - Oui, mais ça peut même être intéressant qu'avant les communales,
05:44 il y a déjà un gouvernement qui fait des réformes, disons.
05:49 - Mais ça c'est une analyse politique qui est assez juste,
05:52 et donc c'est pour ça que je dis que ça peut aller vite.
05:54 Et c'est clair que pour moi, aller vite, c'est pas avant octobre, c'est juste l'histoire de quelques semaines.
06:00 Mais c'est pas pour autant que je vais donner une date, 21 juillet, 30 juin, 12 juillet, non on va pas faire ça.
06:08 Mais c'est l'histoire de quelques semaines, je pense que tout le monde peut calculer quelques semaines.
06:12 Je pense qu'au niveau régional, on peut aller très très vite, et le fédéral peut...
06:17 Si même vous n'avez pas le gouvernement total, vous pouvez au moins la constellation des partis,
06:21 ça je pense qu'elle peut se fixer maintenant en quelques jours.
06:24 - Directement après les élections, alors hier soir, Bart de Weer dans son speech,
06:31 a dit qu'il n'a jamais eu autant de soutien pour une autonomie flamande.
06:37 Qu'est-ce que vous pensez, est-ce qu'il a raison, et que faire avec ce constat ?
06:42 - Moi je pense qu'il n'a jamais eu autant de Belges, parce qu'en fait,
06:46 les francophones ont voté de la même manière que les flamands.
06:51 Ils ont voté pour des réformes de centre droit.
06:54 Et donc je trouve que... C'est même la Flandre qui a une petite tendance à être un peu à gauche,
06:59 parce qu'on voit que vos reuilles ne résistent pas trop mal, voilà.
07:03 Alors que nous, on a été clairement à droite.
07:06 Il n'y a pas un parti de gauche qui progresse du côté wallon.
07:09 Tous les partis de gauche perdent.
07:11 - Ça veut dire quoi quand M. De Bever arrive à la table avec un projet communautaire ?
07:16 Parce qu'il doit quand même respecter un peu...
07:18 - Moi je l'ai déjà dit, nous on est prêt à travailler sur un État plus efficace,
07:23 sur la responsabilisation financière des régions.
07:25 Donc il y a des possibilités, il y a des marges.
07:27 La seule chose, c'est que je pense que la réforme de l'État,
07:30 en fait, ce sont les citoyens qui viennent de la faire.
07:33 C'est la première fois qu'ils créent un paysage politique national homogène.
07:39 Et donc à partir de là, on ne doit pas louper cette occasion historique.
07:44 Barthe et moi, on a déterminé depuis des années que les problèmes de ce pays,
07:49 c'est le parti socialiste qui empêche les réformes structurelles.
07:53 Maintenant que le PS n'est pas là, qu'est-ce qu'on va faire ?
07:55 On va perdre du temps ? Non.
07:57 On va faire un gouvernement très vite.
07:58 On va prendre des décisions.
07:59 Et encore une fois, moi je suis fermé sur rien.
08:01 Il faut respecter tout le monde. Il faut trouver des points d'accord.
08:04 Mais je pense objectivement que sur la socio-économique,
08:06 la migration, la sécurité et les questions relatives à la fiscalité,
08:11 on peut avancer beaucoup plus vite.
08:13 D'ailleurs, une des premières réformes qui seraient intéressantes
08:15 et qu'on pourrait adopter dans cette coalition,
08:17 c'est par exemple annuler toute une série de règles
08:20 qui ont été prises sous la Vivaldi et qui sont des règles inutiles.
08:23 Je pense que sur le plan fiscal, on doit pouvoir revenir sur certaines choses.
08:26 Sur le plan économique, sur certaines restrictions,
08:31 il y a des mécanismes comme les droits d'auteur, par exemple,
08:33 qui ont été revus.
08:34 On peut peut-être à un moment donné, maintenant que la gauche n'est plus là,
08:37 on peut peut-être revenir sur des choses plus positives.
08:40 Pardon ?
08:41 Vorheit est encore là.
08:42 Oui, Vorheit est encore là, mais Vorheit sans le PS,
08:45 on peut espérer que ce soit peut-être un peu différent.
08:47 Vous dites qu'il y a plusieurs possibilités,
08:50 mais il y en a une à laquelle on pense.
08:51 C'est un gouvernement de centre droit sans l'OPED VLD,
08:55 mais avec les engagés.
08:56 Et Vorheit, il n'y a pas tellement d'autres possibilités que ça.
08:59 Mais ça, moi, je n'ai pas à commenter.
09:01 Je dis juste que tout le monde sait compter,
09:03 tout le monde sait analyser le nombre de sièges qu'il y a dans une assemblée.
09:07 Est-ce que fournir un gouvernement rapidement et commencer à travailler,
09:11 est-ce que c'est une manière d'essayer de contrer aussi
09:15 la montée de l'extrême droite en Flandre ?
09:18 Non, c'est la question de répondre à l'idée de dire,
09:23 les politiques ont, enfin, les gens ont voté
09:27 et les politiques font un gouvernement rapidement.
09:30 C'est le meilleur moyen de réconcilier les citoyens avec la politique.
09:34 C'est aussi simple que ça.
09:35 Il ne faut pas perdre de temps avec des parcours dont on ne va pas gouverner.
09:38 Ça, et en plus, c'est déjà un superbe signal de dire aux gens,
09:43 voilà, vous avez voté clairement, il y a déjà quelque chose qui a changé.
09:46 Et ce qui a changé, c'est que c'est efficace.
09:48 Mais par exemple, moi, à Wallonie,
09:49 bien évidemment, je vais avoir un coup de téléphone avec mes collègues,
09:53 mais je ne vais pas aller à Namur faire des rounds d'inviter tout le monde,
10:02 un snuffle contact, quoi, comme ça, un peu,
10:05 renifler les gens un peu pour voir comment ils vont.
10:07 Je ne vais pas recevoir le président du PS.
10:09 Il a dit qu'il allait dans l'opposition.
10:10 De toute façon, ce n'était pas mon choix.
10:11 J'avais dit lors du dernier débat, si je peux me passer du PS, je le ferai.
10:14 Je ne vais pas recevoir les écolos.
10:15 Je crois qu'ils ont trois élus, donc on ne va pas perdre son temps.
10:18 Donc en réalité, à part les engagés,
10:20 qui aujourd'hui a une représentation au Parlement de Wallonie
10:23 qui justifie d'être reçu ?
10:26 Ça peut vouloir dire à ce moment-là…
10:28 Je ne vais pas recevoir le PTB pour rigoler.
10:30 Le maire prend la vice-présidence à Jean Wallonne
10:33 et les engagés sur la Fédération Wallonie.
10:35 Déjà, les engagés doivent pouvoir s'exprimer eux-mêmes sur ce qu'ils souhaitent.
10:40 Donc ça, il faut respecter.
10:42 Et pour le reste, on va déjà, si on arrive à le faire,
10:45 commencer les négociations.
10:47 Et puis quand on aura négocié,
10:49 on regardera les questions des ministres présidents.
10:52 Il faudra trouver des équilibres dans les fonctions pour que ça fonctionne.
10:57 Il faudra surtout faire en sorte qu'on mette en œuvre les réformes.
11:03 C'est surtout ça le point le plus important.
11:05 Et vous voyez dans quel rôle, après,
11:08 l'éventuelle formation des gouvernements ?
11:12 Est-ce que vous vous voyez comme ministre président
11:14 ou plutôt au niveau fédéral ?
11:17 Je verrai.
11:18 Je suis dans une position où il y a beaucoup de fonctions qui sont possibles.
11:23 Mais ce qui compte, c'est l'endroit où je peux le plus mettre en œuvre
11:28 les promesses qui ont été faites pendant la campagne.
11:30 Et donc ça peut être...
11:33 Pardon ?
11:34 C'est au niveau fédéral ?
11:36 Je ne suis pas certain.
11:38 L'activation des demandeurs d'emploi, par exemple,
11:40 les révisions de budget,
11:42 l'arrêt de toute une série de subsides,
11:45 c'est plutôt au niveau...
11:47 Enfin, plutôt au niveau fédéral, oui,
11:49 à la mesure de l'animation à deux ans de la question de chômage.
11:51 Mais après, derrière, il y a tout le reste qui se fait
11:53 au niveau des régions, par exemple.
11:55 Donc il y a la région, il y a le fédéral, il y a le parti.
12:00 Et je dois bien réfléchir.
12:01 Et je ne vais pas vous mentir que
12:03 j'ai quand même montré une certaine détermination.
12:06 Et donc la question maintenant à se poser,
12:08 c'est qui a la détermination d'aller...
12:10 Et ça va être mon critère.
12:12 Il me faut des gens.
12:13 Il faudra des gens qui ont vraiment la détermination
12:16 de faire les réformes jusqu'au bout.
12:17 Parce que dire une réforme,
12:20 il faut un peu de courage.
12:22 Faire une réforme, il faut beaucoup de courage.
12:24 Vous avez tout fait pour faire gagner votre parti,
12:29 pour arriver à ce seuil de 30%
12:32 que vous avez prédit dès le début.
12:34 Maintenant, est-ce que l'approche bouchée va changer un peu ?
12:39 Est-ce que vous pouvez être un peu plus...
12:41 Je ne sais pas, timide comme président ?
12:44 Je ne réponds pas à des questions théoriques.
12:46 Est-ce que tu vas avoir un autre jour joli bouché ?
12:48 Ça fait 38 ans que je n'ai pas changé.
12:52 Non, la question n'est pas là.
12:55 La question n'est pas théorique.
12:57 La question, elle est qu'à un moment donné,
12:59 j'ai toujours eu le comportement que j'estime le plus utile
13:03 pour mettre en œuvre le projet de société qui est le bien.
13:06 Et donc voilà.
13:07 Je n'ai pas d'inquiétude.
13:10 J'avais annoncé certaines choses, un certain mode de campagne, etc.
13:13 Les faits m'ont donné raison.
13:16 Maintenant, je sais aussi ce que je dois faire
13:18 pour essayer de le mettre en œuvre.
13:20 Et donc, il ne faut pas s'inquiéter par rapport à ça.
13:22 C'est toujours la même personne.
13:24 C'est juste qu'à un moment donné,
13:25 les situations dans lesquelles vous êtes ne sont pas les mêmes.
13:28 Quand vous êtes dans une phase où vous avez besoin de convaincre,
13:33 ce n'est pas la même chose que quand vous êtes dans une phase
13:35 où vous devez résister ou vous épouser.
13:38 Je veux dire, on a tous ça dans la vie.
13:40 On ne s'habille pas de la même manière
13:41 quand on fait la vidange de sa voiture
13:43 que quand on est invité à un mariage.
13:46 L'attitude, c'est aussi cela.
13:49 Le tempérament, lui, ne change pas.
13:52 Mais l'attitude est le fruit aussi, à un moment donné,
13:55 de l'action à laquelle vous êtes soumis.
13:57 Bart De Wever n'a pas toujours eu des mots très sympathiques à votre égard.
14:01 Ce dernier temps, ça va mieux ?
14:02 Vous avez réduit le contact ?
14:03 Ça se passe plus correctement ?
14:05 Ça a l'air de se passer un peu mieux.
14:09 Mais pour le reste, toutes les questions de personnes et les rancœurs,
14:12 vous savez, je ne suis pas là-dedans.
14:17 Bien sûr qu'il y a plein de gens qui me félicitent.
14:19 J'ai l'impression qu'ils sont nés hier matin.
14:21 Parce que je crois qu'il y en a qui oublient parfois.
14:24 Mais ça, c'est juste une question que je dois régler moi
14:27 dans mes relations personnelles.
14:29 Mais ça ne doit pas influencer ma gestion politique.
14:33 Aujourd'hui, les Belges ont voté de façon très claire,
14:36 de la même manière au nord et au sud du pays,
14:38 pour des réformes de centre droit.
14:40 La N-VA a quand même évité qu'un parti d'extrême droite soit premier parti.
14:44 Bart De Wever a montré encore pendant toute cette campagne
14:47 les qualités qui sont les siennes.
14:49 À un moment donné, le résultat est là.
14:52 Il doit être respecté, il doit être mis en œuvre.
14:54 Et le résultat, c'est que d'un côté, on a la N-VA,
14:56 de l'autre côté, on a l'EMR.
14:58 Il y a d'autres parties qui ont progressé comme engagées,
15:01 d'autres qui ont bien résisté, comme CDNV par exemple.
15:05 Maintenant, il faut juste appliquer ceux-là. C'est tout.
15:08 C'est la première fois depuis très longtemps
15:11 que les résultats d'une élection n'ont pas été aussi clairs.
15:15 Et ça, c'est assez extraordinaire.
15:17 Je l'ai dit, la meilleure, la plus belle réforme de l'État,
15:19 aujourd'hui, ce sont les citoyens qui l'ont faite.
15:21 Il n'y a pas dix mille possibilités.
15:23 Il y en a. Objectivement, aujourd'hui, je pense qu'il n'y en a même plus qu'une,
15:28 qui est une possibilité qui arrange tout le monde.
15:30 Je ne vois pas pourquoi on essaierait de calculer beaucoup.
15:32 Oui, ça risque de compliquer les choses.
15:36 S'il n'y a qu'une possibilité, tout le monde est nécessaire.
15:40 Oui, mais le fait que chacun soit nécessaire,
15:43 c'est un élément qui permet de rassurer tout le monde
15:46 et de respecter tout le monde.
15:47 Donc, il faut juste chercher à se respecter.
15:50 Je pense que c'est quand même des parties qui ont des points de convergence.
15:53 Les parties les plus antinomiques, c'est quand même les verts et les bleus.
15:57 Ce problème-là est déjà évacué.
15:59 Et les rouges du sud ne sont pas les rouges du nord.
16:02 Les rouges du sud, c'est une possibilité.
16:04 Ça, c'est un problème qui est évacué aussi.
16:06 Bon, la relation avec Samy Mehdi, elle est bonne.
16:09 On l'avait annoncé avant qu'on allait ensemble.
16:11 La proximité de programme entre NVA et MR sur socio-économique, sécurité, migration,
16:17 elle est quand même forte.
16:18 Donc, quand vous continuez à analyser tout ça, vous vous dites, ça va, quoi.
16:21 On a déjà eu des coalitions plus compliquées dans ce pays.
16:23 Surtout que je rappelle que ce serait quand même une coalition
16:25 un peu plus ramassée en nombre de parties.
16:27 – J'ai bien compris que dans la personne de Samy Mehdi,
16:31 vous voyez un potentiel premier ministre ?
16:35 – Je dis juste que Samy est quelqu'un qui a des qualités.
16:38 Mais quand vous aimez bien quelqu'un, il ne faut surtout pas l'annoncer à un poste.
16:43 Parce que c'est le meilleur moyen pour qu'il ne l'ait pas.
16:45 Et donc, je ne ferais pas de pronostics pour Samy.
16:48 – Alors, vous savez, Bart B, il vous ferait un premier ministre ?
16:51 – Après, sur la question de Bart, puisque je sais que Bardo Hever
16:55 aurait une légitimité à l'être, je ne dis pas que c'est obligatoire qu'il le soit,
16:59 mais je ne dis pas non plus que c'est impossible qu'il le soit.
17:02 Je pense qu'il a une légitimité, il est le chef du plus grand parti.
17:06 Bref, dans une démocratie, encore une fois,
17:08 il faut respecter le résultat de l'électeur, tout simplement.
17:11 – Est-ce que ce rivulès va rester au Parlement européen ?
17:16 – Ce qu'elle a en tout cas déclaré, c'est que c'était son objectif.
17:19 – L'objectif, oui.
17:21 – Elle a bien fait d'insister pour y aller, finalement,
17:24 quand on votait 540 000 voix de préférence.
17:28 – Non, non, mais de toute façon, quand on gagne, tout est corrigé.
17:36 Après, je ne vais pas rentrer dans l'analyse de siège,
17:38 mais je peux vous dire que le plus important,
17:40 c'était d'avoir trouvé un mode de fonctionnement pour le parti.
17:46 Après, les résultats, vous pouvez les analyser sous plein d'angles.
17:51 Je pense qu'on a, enfin, c'est pas je pense, on a fait un résultat historique.
17:56 Est-ce qu'il était encore possible de le maximiser ?
17:59 Si je ne pense pas qu'il était pas possible,
18:01 si je ne pense pas qu'il est possible de le maximiser,
18:04 alors je ne suis pas dans mon rôle.
18:06 Est-ce qu'il y avait encore moyen d'aller chercher
18:09 deux sièges complémentaires à la Chambre avec le même résultat ?
18:12 Oui, c'était possible, parce que ça se joue à rien du tout, parfois.
18:15 Vous avez des sièges qui se jouent à dixième de point.
18:18 Vous avez aussi des choses, comme le deal avec le VLD, avec le recul,
18:22 c'était indispensable pour avoir quatre sièges à Bruxelles.
18:25 Donc, voilà, vous pouvez retourner le problème dans tous les sens.
18:28 Oui, je pense qu'il y avait encore moyen d'optimiser au moins deux sièges.
18:32 Bon, les choses se sont passées comme ça.
18:35 Il n'y a pas de regrets à avoir quand on a une telle victoire, je pense.
18:38 Et vous avez envie d'entrer dans l'exécutif
18:41 ou rester comme avant, parce que les autres pays désarroient.
Commentaires
1
Marco 🍾il y a 5 jours
Mon parti idéal serait un parti libéralisme économique et progressiste. Il mettrait en place un impôt de 2 à 3% sur les ultra-riches et de plus grosse taxes sur les multinationales étrangers et les exilés discutait pour financer la baisse des taxes sur le travail et moderniser les infrastructures. Contrairement au MR mon parti idéal planifierait le réarmement PROGRESSIF sur 15-20 ans tout en supprimant les subsides inefficaces.

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