00:00 Écoutez, on a un taré à la tête de l'État, là. C'est un pyromane de la République.
00:06 Et moi, ça ne me fait pas peur de remettre mon mandat en jeu. Il n'y a pas de souci, on va y retourner.
00:11 Mais là, ce qui va se passer, c'est que qu'est-ce qui reste face au RN ?
00:15 Les macronistes vont se prendre une deuxième raclée. C'est tout. Donc il ne nous reste que la gauche.
00:20 Il ne reste que la gauche pour pouvoir faire front au RN. Et je le dis dans ce moment, je le dis avec gravité, avec responsabilité,
00:26 il nous faut une gauche unie. Il faut arrêter les conneries. C'est le seul moyen d'aujourd'hui faire front au RN.
00:33 Et j'en appelle, dès ce soir, Marine Tondelier, Olivier Faure, Fabien Roussel, Emmanuel Bompard,
00:41 pour qu'on se range derrière une barrière commune, une barrière front populaire.
00:44 Parce qu'on l'a vu dans l'histoire de notre pays, on est capable d'un sursaut. On est capable d'éviter le pire.
00:50 Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Vous savez, l'histoire, elle nous montre que la crise de 1929,
00:54 elle a abouti au nazisme en Allemagne, mais elle a abouti au Front populaire en France. Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.
01:00 En 1940, dans notre histoire, l'extrême droite n'est arrivée qu'une seule fois au pouvoir. Et ce n'est pas par une victoire dans les urnes,
01:06 c'est par une défaite de nos armées. Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter. Et vous savez, je le dis avec conviction,
01:11 parce que je suis dans un coin où, si jamais je n'avais pas cru ça, je ne me serais pas présenté. Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons l'emporter.
01:18 Donc ce soir, je viens dire à la gauche unie, nous pouvons gagner.
01:21 Dans un instant, je vous poserai une question sur la question de la gauche. Juste, je reprends les mots que vous venez d'employer.
01:26 On a un taré à la tête de l'État. Quoi qu'on pense du président de la République et de sa décision de dissoudre l'Assemblée,
01:33 est-ce qu'un député de la Nation peut parler comme ça du chef de l'État ?
01:37 Eh bien, je l'ai fait et je peux le refaire. Vous savez, mais ce n'est pas d'aujourd'hui. C'est un diagnostic clinique qui est maintenant posé depuis sept années.
01:44 Pourquoi on a une montée de l'extrême droite comme ça ? La vérité du bilan d'Emmanuel Macron, c'est qu'il ouvre la porte au pouvoir à Marine Le Pen et à l'extrême droite.
01:53 Et ça, pas d'aujourd'hui, mais depuis sept ans. Quand il y a un mouvement puissant comme les Gilets jaunes dans le pays, on doit l'écouter.
01:59 On ne doit pas faire le blabla du grand débat et on doit en tirer des conclusions en termes de démocratie, de gestion.
02:05 Quand il y a une élection comme la présidentielle où il gagne au ras du cul, où dans la suite il y a des législatives où il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale,
02:13 où il se retrouve en difficulté, où dans des coins comme le mien, la Macronie est quasiment éliminée. Qu'est-ce qu'il faut faire dans ces cas-là ?
02:20 Je l'ai dit l'an dernier. Il faut gouverner avec prudence. Il faut gouverner avec modestie. Et il a fait tout l'inverse. Il l'a fait avec brutalité et avec arrogance.
02:28 Quand on a des millions de Français à deux, trois, quatre, cinq, six reprises qui se mobilisent contre la réforme des retraites,
02:36 quand on a huit Français sur dix qui disent "on ne veut pas de ça", quand il y a tous les syndicats unis qui disent "on ne veut pas de ça",
02:42 quand il y a même une majorité de députés à l'Assemblée qui disent "on ne veut pas de ça", mais que lui décide de passer avec arrogance et avec brutalité
02:49 sur le corps social du pays, voilà les résultats que ça donne. Ça donne qu'aujourd'hui la Macronie n'existe plus. C'est fini. Ça appartient au passé.
02:57 François Ruffin, sur l'union de la gauche que vous appelez de vos voeux, elle va d'où à où cette union ? Est-ce que c'est le retour de la nupes telle qu'elle existait au moment des législatives en 2022 ?
03:08 Est-ce que vous prenez acte de la donne politique du jour qui met le candidat soutenu par le parti socialiste Raphaël Glucksmann en tête de la gauche ? Est-ce que vous lui tendez la main par exemple ?
03:18 Vous savez, je ne suis pas un vigile à l'entrée d'une boîte de nuit pour dire "toi tu sors, toi tu rentres". Ce n'est pas ça le sujet.
03:24 Monsieur Duhamel, je vous parle aujourd'hui avec gravité, avec responsabilité. On est en un moment où l'extrême droite peut arriver au pouvoir dans notre pays, possiblement,
03:32 où la porte est ouverte à Marine Le Pen. Qu'est-ce qui se passe dans ce cas-là ? Eh bien, on doit s'unir. Point barre. On doit s'unir.
03:40 Je vous le dis, le non qu'on doit avoir c'est "front populaire". Pourquoi ? Parce que c'est évidemment ce qui évoque le plus, un moment surtout dans l'histoire de la gauche dans notre pays.
Commentaires