00:00 Et en ligne avec nous le secrétaire général du parti socialiste.
00:04 Bonsoir Pierre Jouvet.
00:05 Bonsoir.
00:06 Vous figurez en troisième place sur la liste de Raphaël Glucksmann.
00:09 Le dernier sondage OpinionWeb pour CNews Europe 1 le JDD vous crédite de 13% des intentions de vote,
00:16 deux points au-dessous de la liste de la majorité présidentielle.
00:19 Votre courbe et celle de Valérie Ayet ne se sont jamais croisées.
00:23 La campagne s'achève ce soir.
00:24 Vous êtes fait une raison ou vous rêvez encore ?
00:27 Ah non, on espère que la courbe va se croiser dimanche soir et on appelle les femmes et les hommes de gauche
00:32 qui dans ce pays sont épuisés par le duel entre l'extrême droite et la droite d'Emmanuel Macron
00:37 à se mobiliser massivement dimanche et à voter de manière utile pour Raphaël Glucksmann
00:42 qui est le seul candidat aujourd'hui en capacité de créer une alternative politique en Europe
00:47 et dans le pays face à la droite d'Emmanuel Macron et à l'extrême droite de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.
00:53 Pierre Jouvet comme Emmanuel Macron, votre adversaire à l'entendre c'est le camp Marine Le Pen surtout.
00:58 Hier soir le président l'a ciblé, je le cite "avec l'extrême droite vous n'aurez pas une Europe des vaccins" a-t-il lancé ?
01:05 Avez-vous trouvé son argumentation pertinente et convaincante
01:08 ou bien diriez-vous qu'il était hors sujet hier soir ?
01:11 Le président de la République sur son combat contre l'extrême droite
01:14 est malheureusement depuis de très nombreuses années hors sujet.
01:17 Il était celui qui devait être le rempart, le barrage
01:20 et il est aujourd'hui par ses choix politiques celui qui devient la passerelle
01:25 et l'explosion des votes de l'extrême droite dans ce pays.
01:28 Il a une responsabilité majeure par les choix qu'il a faits
01:31 de la retraite à 64 ans, à la loi immigration
01:34 en passant par l'assurance chômage et par les factures de ce pays.
01:37 Donc aujourd'hui il est disqualifié pour combattre l'extrême droite
01:39 et c'est pour ça que nous disons de manière très claire dans cette campagne
01:42 que la gauche doit être l'alternative à l'extrême droite dès dimanche
01:46 si nous ne voulons pas qu'en 2027 Marine Le Pen soit présidente de la République.
01:50 Pierre Jouvet, Volodymyr Zelensky est en France,
01:52 il était à l'Assemblée Nationale ce matin
01:54 et il est en ce moment à l'Elysée, conférence de presse en cours
01:57 aux côtés d'Emmanuel Macron.
01:59 Volodymyr Zelensky nous exhorte à faire plus.
02:02 Pour vous faire plus, c'est quoi à vos yeux, que doit,
02:06 que peut faire la France pour soutenir davantage l'Ukraine ?
02:09 D'une manière très simple, je vais vous donner un élément que nous pouvons faire.
02:13 Il y a 206 milliards de dollars d'avoirs russes gelés
02:18 dans les banques européennes des oligarques russes.
02:20 Nous devons mobiliser ces 200 milliards d'euros
02:23 pour financer la défense ukrainienne immédiatement.
02:26 C'est ce que nous disons avec Raphaël Luxman depuis des mois,
02:29 que le président de la République ne veut pas essayer de mettre en œuvre au niveau européen
02:33 et c'est ce que nous devons faire.
02:34 L'Ukraine doit gagner cette guerre.
02:36 Vladimir Poutine doit perdre face à l'Ukraine
02:39 parce qu'aujourd'hui l'Ukraine est notre première barrière de défense
02:43 face à toutes les volontés d'ingérence de la part de Vladimir Poutine.
02:48 Pierre Jouvet, je vous pose la question parce qu'Emmanuel Macron,
02:51 il y a quelques minutes à l'Elysée lors de sa conférence de presse,
02:54 a dit vouloir le lancement des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne
02:59 d'ici la fin du mois.
03:01 Il veut le lancement effectif des négociations d'adhésion d'ici la fin du mois.
03:05 Vous êtes d'accord avec le président sur cette question-là ?
03:08 Oui, parfaitement.
03:10 Nous sommes favorables à l'adhésion de l'Ukraine dans des délais rapides
03:14 mais en prenant en compte et en considération la réalité de vie des Ukrainiens.
03:18 C'est-à-dire que l'intégration d'une nation supplémentaire dans le continent européen
03:23 doit se faire de manière précise pour éviter qu'il y ait des affaiblissements
03:28 par rapport aux pays voisins.
03:29 On a notamment beaucoup parlé du lien agricole que pouvait avoir l'Ukraine
03:32 si l'Ukraine rentrait dans l'Union européenne.
03:34 Donc il faut prendre le temps de préparer ça.
03:36 Mais oui, nous sommes favorables à l'adhésion de l'Ukraine dans l'Union européenne
03:39 de manière rapide.
03:40 Mais si l'Ukraine aujourd'hui intègre l'Union européenne,
03:44 cela signifie que la France entre en guerre.
03:47 Non mais je pense que la réalité c'est que si l'Ukraine rentre dans l'Union européenne aujourd'hui,
03:53 c'est surtout la guerre qui prend fin.
03:55 Parce que je pense que Vladimir Poutine est aussi quelqu'un
03:58 qui est en capacité d'entendre la réalité politique des choses,
04:01 notamment dans des discussions et dans des rapports de force qui sont mis.
04:05 J'ai entendu ce qu'avait dit le président américain Joe Biden,
04:08 notamment sur le sujet aussi.
04:10 Et je pense qu'aujourd'hui, c'est aussi une manière de protéger le peuple
04:14 et la résistance ukrainienne qui, depuis deux ans,
04:16 combat avec courage face à Vladimir Poutine et aux troupes russes.
04:20 Mais on voit bien que c'est difficile et que c'est compliqué.
04:22 Donc cette guerre doit prendre fin.
04:24 Vladimir Poutine doit être celui qui, aujourd'hui,
04:28 est mis en recul sur le front ukrainien.
04:31 Et les Européens, comme les Américains,
04:34 mais j'ai l'impression qu'ils le font un peu plus que les Européens,
04:36 doivent aider à cela.
04:38 Pierre Jouvet, je rappelle que vous êtes candidat sur la liste de Raphaël Glucksmann aux Européennes.
04:43 Que sur l'échiquier politique, pour résumer,
04:46 vous vous situez entre Valérie Ayé d'un côté et Manon Aubry du camp insoumis de l'autre.
04:52 Hier soir, le président Macron a été interrogé sur la situation à Gaza.
04:56 On ne reconnaît pas un État sur la base d'une indignation, estime le président.
05:01 Est-ce que vous êtes sur la même ligne ?
05:04 Nous nous sommes sur une ligne très claire.
05:07 Nous nous sommes mis debout, indignés,
05:10 quand le 7 octobre, l'organisation terroriste du Hamas a perpétré sur le sol d'Israël
05:15 la plus violente attaque terroriste qui a fait le plus de morts en Israël
05:20 et le plus de morts juives dans le monde depuis la Shoah.
05:23 Et nous nous sommes mis debout pour dire que la riposte aveugle
05:27 du gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou,
05:29 qui est là pour mettre à genoux, pour éliminer strictement un peuple sur la bande de Gaza,
05:35 pour bombarder notamment des camps de réfugiés,
05:38 est inacceptable, inadmissible.
05:40 Et qu'aujourd'hui, il faut reconnaître, comme l'a fait l'Espagne,
05:44 de manière immédiate un État palestinien.
05:46 Il faut cesser tout accord, tout accord,
05:49 notamment dans les livraisons d'armes entre l'Europe et Israël,
05:53 pour permettre de trouver les voies et les chemins d'un cessez-le-feu.
05:57 Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat
05:59 par des relations politiques immédiates qui doivent être mises en œuvre.
06:02 Et là, je le regrette, le président de la République ne va pas suffisamment vite.
06:06 On a l'exemple en Espagne de Pedro Sánchez.
06:08 Beaucoup d'autres chefs d'État sont en train de prendre aussi la roue de Pedro Sánchez sur le sujet.
06:13 La reconnaissance d'un État palestinien et la négociation d'un cessez-le-feu immédiat
06:20 permettraient d'apaiser la bande de Gaza, permettraient d'apaiser le Proche-Orient
06:24 et éviteraient, je le dis, ce risque génocidaire qui est en cours sous nos yeux
06:29 depuis maintenant des semaines et des semaines.
06:32 Merci beaucoup Pierre Jouvet, candidat aux européennes sur la liste de Raphaël Glucksmann.
06:37 Bon week-end à vous !
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