00:00En tant que directeur de cabinet de Mme Rachida Dati au ministère de la Culture, je voudrais
00:06d'abord Mme Lourdes et M.
00:08Baddou vous remercier de m'avoir invité ce matin, afin que je puisse éclairer vos
00:13auditeurs concernant nos intentions et notre méthode qui suscite parfois, et j'en suis
00:17marri, l'incompréhension et, je suis désolé de le dire, une sorte de mauvaise foi bien
00:23répandue, hélas, dans un milieu journalistico-gaucho-sectaro-réactionnaire dont vous êtes, M.
00:31Baddou, Mme Lourdes, les fieffiers, les fieffiers, les fieffiers, les fieffiers, les fieffiers,
00:37fer de lance.
00:38Si nous avons été élus aux affaires, ne vous en déplaise, M.
00:41Baddou, Mme Lourdes, c'est pour agir.
00:44Les Français, dans leur grande majorité, ne comprendraient pas que nous soyons arrivés
00:48aux affaires sans apporter notre contribution essentielle à la nécessaire modernisation
00:54de la France.
00:55Sachez que nous le faisons avec la plus grande fierté, mais également avec la plus pure
01:00humilité, avec l'idée la plus élevée de l'intérêt général, sachant qu'il
01:04faut faire vinaigre si on veut laisser une trace marquante au ministère, avant l'intronisation
01:09certifiée de Mme Dati à la mairie de Paris.
01:11La question que vous brûlez de me poser, Mme Lourdes, M.
01:15Baddou, est la suivante.
01:16Comment agir ?
01:18Pendant des années, les politiques de toutes obédiences – et je ne leur jette pas la
01:21pierre – ont cherché tant bien que mal à réformer ce qui devait l'être.
01:25Je ne donnerai, si vous le voulez bien, que trois exemples criants.
01:29L'hôpital, l'école, le taux de cholestérol de Gérard Larcher.
01:34Des réformes ont été entreprises, avec le souci constant d'améliorer la situation,
01:39mais hélas, les résultats n'ont pas toujours été à la hauteur.
01:43Le monde hospitalier n'a jamais été autant au bord de la crise de nerfs.
01:47Le système éducatif connaît une tension endémique et, pas plus tard qu'hier soir,
01:52Gérard Larcher s'est resservi trois fois de loi farcie à l'ancienne.
01:57Trop souvent, je crois que l'on a pris le problème à l'envers.
02:01C'est pourquoi nous avons décidé de nous attaquer en priorité à ce qui, en France,
02:07allait bien.
02:08La méthode est plus raisonnable, elle est plus judicieuse, elle est plus rationnelle
02:12car la liste des secteurs d'activité qui se portent bien dans notre pays est nettement
02:17moins longue que celle des secteurs qui sont en grande difficulté.
02:20C'est pourquoi, étudiant les résultats de Radio France, notamment ceux de France
02:25Inter, confirmant sa place de première radio de France avec des parts d'audience cumulées
02:29jusqu'à la jamais atteinte, un nombre d'auditeurs en constante progression, il nous a semblé
02:34essentiel de s'attaquer à son fonctionnement afin de la réunir dans un grand pôle recouvrant
02:40tous les secteurs de la radio, de la télévision, de ce qu'on veut.
02:44Une architecture vaste pour une page à écrire, une charpente ambitieuse pour une feuille
02:51de papier encore immaculée, une structure éminente pour une œuvre qui reste encore
02:57à imaginer.
02:58Une simple pensée qui ne semblera simpliste qu'au ratiocineur.
03:04L'union fait la force.
03:07La sagesse populaire, monsieur Lourds, madame Baddou, nous indique le chemin à suivre.
03:12Dans les mois qui viennent, de nouvelles pensées aussi lumineuses viendront éclairer
03:17notre chemin.
03:18Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse, chat échaudé, crâne l'eau
03:24froide, Noël au balcon, pas à cotisons.
03:26Je vous remercie de m'avoir laissé la parole.
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