00:00 - Barbara, félicitations.
00:02 - Merci.
00:03 - C'est un excellent résultat.
00:05 Tu peux nous expliquer comment tu te sens maintenant ?
00:08 - Je suis tellement contente.
00:10 J'essaie d'apprécier ce moment aujourd'hui,
00:14 mais j'ai déjà en train de penser ce qui va arriver.
00:18 Maintenant, je sais que je vais jouer contre Payton Stearns,
00:22 soit Miranda Ewa,
00:24 et je sais que je vais jouer contre un joueur
00:26 qui est un peu plus jeune que moi.
00:28 Donc, oui, j'essaie de me préparer pour le match.
00:33 Déjà, peut-être que c'est trop tôt, mais c'est comme ça.
00:36 - Des questions, s'il vous plaît ?
00:39 - Oui.
00:40 - Bonjour, félicitations pour votre victoire.
00:43 - Merci.
00:44 - A la fin du match, vous vous êtes retrouvée à chanter la marseillaise,
00:47 bras croisés, et avec le public,
00:49 qu'est-ce que ça vous a fait à ce moment-là ?
00:52 - Ce moment, je vais me briser jusqu'à la fin de ma vie.
00:56 Après que le commentateur m'ait dit
00:59 que c'était ma première Ligue 1 avec le public,
01:02 comme une Française, j'ai dit oui.
01:05 Je ne l'ai même pas réalisé,
01:07 mais je suis venue avec le public,
01:09 avec cette ambiance, cette atmosphère,
01:11 c'était immense.
01:13 - Bonjour, Félicitations.
01:18 - Merci.
01:19 - Quand on sait le mois de février et le mois de mars,
01:21 compliqué que tu as vécu,
01:23 ça représente quoi d'être en huitième ?
01:25 C'est assez dingue, non ?
01:27 - Oui, c'est dingue.
01:30 Parce qu'en mars, en février,
01:34 je n'ai pas pensé, j'ai perdu presque tous mes clansements.
01:37 Je n'ai pas l'espoir de revenir assez vite.
01:41 Mais c'est une bonne chose.
01:44 J'ai continué de faire le travail,
01:48 d'être avec mon équipe,
01:51 qui m'a supportée depuis le début.
01:53 C'est bien.
01:55 Je suis tellement contente et fière
01:57 que j'ai arrivé assez vite ici.
01:59 Parce que normalement,
02:01 sur le papier ou pour le process,
02:03 ça ne doit pas être comme ça.
02:05 - Ça représente quoi pour vous
02:09 d'être la dernière représentante française ?
02:11 - Encore une chose, je ne savais pas.
02:13 - Pardon ?
02:15 - Encore une chose, je ne savais pas.
02:17 - Oui, d'être la dernière représentante française
02:20 avec votre parcours, votre naturalisation,
02:22 il y a moins d'un an.
02:24 - Encore, je suis juste contente d'être ici.
02:29 Si je vais aller le plus loin possible,
02:31 c'est juste un bonus.
02:33 Je suis fière.
02:35 - Bonjour.
02:43 Tu vas te qualifier pour le Jeux olympiques aussi ?
02:46 - Ça, peut-être.
02:49 - Non, sûrement.
02:51 Je ne sais pas, je vais la demander à Julien Benito.
02:54 Si il m'accepte, c'est bien.
02:57 Je vais demander, on verra.
03:00 - Bonjour, Barbara.
03:08 Vous êtes extrêmement souriante sur le court,
03:10 même en conférence de presse,
03:12 alors que des moments ou parfois des situations
03:14 de match peuvent crisper certaines joueuses.
03:16 Vous avez toujours été comme ça ?
03:18 Essayez d'expliquer votre manière
03:20 de garder une espèce de positive attitude.
03:23 - Honnêtement, si quelqu'un, 5, 4 ans avant,
03:30 veut me dire que je vais être à Suzanne Lenglen,
03:33 avoir un sourire de 32, de tous les dents,
03:38 je ne vais pas croire.
03:41 Au début de cette année, c'était tellement difficile.
03:46 Je me trouvais…
03:49 Désolée, je vais dire en anglais.
03:53 Une sorte de désespoir, disons.
03:56 J'étais très frustrée de moi-même et de mon jeu.
03:59 Mais quand je suis retournée,
04:03 j'ai décidé de faire des choses un peu plus différentes.
04:07 C'est bien que je rencontre certaines personnes.
04:11 J'ai maintenant deux bons amis et une personne qui m'aime.
04:15 Ils m'aident vraiment à apprécier le moment
04:22 et à en avoir un plaisir.
04:24 C'est pour ça que je souris.
04:26 - Qu'est-ce que ça te fait de te retrouver
04:36 devant autant de personnes, de journalistes,
04:38 dans la salle principale d'interview à Roland-Garros ?
04:41 - Ça fait bizarre.
04:43 Tout le monde devant moi comme ça…
04:48 Je ne sais pas, peut-être que c'est juste partie du travail
04:52 à la fin de journée.
04:54 - Est-ce que vous avez été surprise, en début de deuxième set,
05:02 que la Roumaine balbutie un peu plus son tennis
05:05 et que vous, vous avez réussi à accélérer aussi de votre sens ?
05:10 - Non.
05:13 Honnêtement, à ce moment, deuxième set,
05:17 normalement quand quelqu'un est en train de perdre,
05:20 il essaie de relâcher un peu plus, d'éloigner plus de personnes,
05:23 de faire quelque chose pour revenir.
05:25 C'est absolument normal comme réaction.
05:27 Ça ne m'étonnait pas.
05:30 Mais quand même, à ce moment,
05:33 je devais trouver les décisions vite.
05:36 Sinon, si je perds le temps, si je perds les occasions,
05:39 peut-être que je vais me trouver dans le troisième set
05:42 et ce n'est pas le même match.
05:44 - Bonjour Vavara, félicitations.
05:50 - Merci.
05:51 - Tu parlais d'occasion.
05:52 Tu en as eu pas mal aussi dans la première manche,
05:54 deux breaks rapides et trois balles de set à 5-4 sur son service.
06:00 Comment justement tu as réussi ce process mental
06:03 de repartir à l'attaque pour remporter ce set ?
06:06 - J'ai eu quelques moments de stress quand j'ai eu ce démontage.
06:12 Peut-être que j'ai fait les décisions tellement rapides,
06:16 mais quand même, je n'ai pas de regrets.
06:19 C'est un moment difficile à gérer pour tout le monde.
06:23 Déjà, je vais être contente que j'ai eu les occasions
06:27 pour terminer les sets, pour avoir un break.
06:30 Même si je n'ai pas fait 5-4 à la première set,
06:35 et je fais ça après, c'est ça, c'est le jeu.
06:39 *Rire*
06:40 [Musique]
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