00:00 Bonsoir, Zizou. Je suis français, donc je m'excuse auprès des journalistes belges,
00:10 mais tu sais pourquoi je suis là. Si je suis français, je t'appelle Zizou.
00:15 Est-ce que tu veux nous expliquer pourquoi tu t'appelles Zizou ? Parce que les Français
00:19 ici ne connaissent pas forcément l'histoire. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi
00:23 ce prénom ?
00:24 Je sais grâce à le grand Zine El Zidane. Ma mère pensait toujours que je devais avoir
00:33 une fille, mais elle n'a pas fait le scan et tout ça. Donc je suis né, je suis un
00:42 garçon et mon père a joué du foot. Dans l'équipe, tout le monde avait un nickname
00:48 comme Pélé, Maradona. Et mon père, c'était Zizou. Et oui, mon père est venu avec la
00:56 super idée de m'appeler Zizou. Mais je dois dire qu'en France, c'est super. Quand j'étais
01:01 petit, c'était un peu moins parce que tu as vraiment un nom spécial. Et à l'école,
01:05 dès que tu es un peu spécial, le petit, il dit « Zizou, ton nom », tout ça, c'est
01:10 un peu méchant. Mais maintenant, dès que j'arrive en France pour une change ou une
01:14 ATP, n'importe quoi, les gens sont déjà un peu plus sympas avec moi juste pour le
01:19 nom. Et ça, c'est génial avec mon nom.
01:21 Et ta maman était d'accord ?
01:22 Au début, je ne sais pas, mais à la fin, oui.
01:26 Et toi, tu aimes le football ? Et tu aimes Zine El Zidane ?
01:28 Je dois dire que j'étais tellement petit, mais évidemment, le dernier souvenir que
01:34 j'ai avec lui, c'est la coupe.
01:35 La coupe de Boulogne.
01:37 Oui, exactement. Donc je n'ai pas trop suivi, quand j'étais petit, le foot et tout ça.
01:42 Mais évidemment que je suis belge, on aime bien le foot, surtout avec l'EK, le BK, tout ça.
01:49 Donc c'est super sympa.
01:51 Zizou, félicitations.
01:55 C'est effectivement un match en deux temps, on va dire.
01:59 Justement, ce n'est pas facile.
02:01 Tu as préparé ce match-là et tu dois changer la manière dont tu l'as préparé.
02:06 Comment est-ce qu'on arrive à faire ça, même s'il y a eu le break, mais il fallait
02:10 même être là sur le terrain et l'appliquer ?
02:12 Comment ?
02:16 Je pense qu'après le premier delay, c'était plus facile pour moi parce que j'ai perdu
02:23 quelque chose.
02:24 Et pour moi, c'était vraiment de régler ça et trouver une solution.
02:28 Et comme ça, j'ai plus d'énergie peut-être que lui, parce que moi, j'étais avec plein
02:35 d'énergie pour changer quelque chose, pour changer le score.
02:38 Donc c'est plutôt que je sois à l'aise dans le score, je mène un set, tout ça.
02:42 J'ai fait le re-break, donc tout à l'aise dans le deuxième set.
02:45 Et pour moi, c'était vraiment essayer dans le deuxième set avec plutôt un mindset
02:51 comme ça et on verra bien après.
02:54 Et comme ça, c'était plus dur le deuxième delay parce que là, tu gagnes un break dans
03:01 le quatrième.
03:02 Donc voilà, j'ai lu un peu dans ma poche, on me dirait que maintenant, je n'étais plus
03:08 si fort que peut-être normal parce que tu vois, avec le momentum, c'est complètement
03:12 switché.
03:13 Et j'avais maintenant quelque chose à perdre.
03:17 Mais heureusement que dans le match, il a resté calme.
03:20 J'ai quand même pas mal commencé tout ça et je veux dire que ça fait du bien aussi
03:25 de terminer ce match plus en l'aise, même si c'était juste un break.
03:32 Est-ce que tu réalises là que tu as gagné cinq matchs d'affilée à Roland-Garros ?
03:37 C'est des fois ce qu'il faut pour gagner un tournoi ou pour aller dans un tiers de
03:41 finale de l'Angers ?
03:42 C'est marrant parce que juste après le match, c'est mon coach qui m'a dit « tu sais que
03:47 c'est ton cinquième match ? » Et je lui ai dit « oui ». « Et tu sais qu'en finale,
03:50 tu ne perds pas ? » Je lui ai dit « ah oui ». On dit toujours quelque chose que tu ne joues
03:55 pas la finale, mais tu gagnes la finale.
03:57 On dit ça tout le temps et heureusement que je suis pas mal avec la ration en finale.
04:01 Tu peux dire quelques mots sur Dimitrov, ton prochain adversaire ?
04:08 Je dois dire que je n'ai pas encore analysé avec le temps que j'avais, mais sans doute
04:14 quand on va faire ça, on verra bien ce qu'il fait sur terre parce que évidemment, je connais
04:20 lui juste du télé. J'ai vu le proche chez United Cup contre David et c'était impressionnant
04:27 je dois dire. Mais tu vois, dans la réalité, dès que tu joues avec des joueurs comme ça,
04:35 dans la réalité, c'est quand même toujours différent. Donc j'ai déjà la chance que
04:40 je vais jouer plein de joueurs grands et que je sois pas mal prêt pour Dimitrov. Surtout
04:47 que si on analyse Grigor et tout ça, on peut vraiment voir pour les opportunités contre lui.
04:54 contre lui.
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