00:00 plateforme de streaming vidéo, musique, jeux en ligne, kiosques de journaux, tous ces abonnements ont vu leur prix bondir
00:07 ces dernières années et vous nous dites ce matin, très en colère d'ailleurs, que c'est un piège pour les familles.
00:13 Oui parce que c'est le règne de la société de l'abonnement désormais. Les prix ont augmenté de 22%
00:18 en deux ans selon l'étude du cabinet BearingPoint. Les commerçants sont malins,
00:22 on s'endette par petits bouts, à petits feux. Les familles se font ponctionner en moyenne 45 euros par mois,
00:28 540 euros par an. Alors heureusement on peut bénéficier de plateformes de streaming gratuites comme M6+
00:33 mais ces abonnements viennent s'ajouter aux grandes chaînes gratuites.
00:37 On a réinventé en fait le "credit revolving", plus on est modeste et plus la part de ces abonnements est importante dans le budget des ménages.
00:44 - On n'est pas obligé d'y souscrire. - Faux ! Parce que c'est devenu un marqueur social.
00:48 Quand on regarde les enquêtes comme celle des Furet il y a quelques semaines, on s'aperçoit que 39% des personnes interrogées
00:54 reconnaissent qu'elles auraient du mal à se passer de Spotify, Deezer, Apple Music, Netflix, Disney+, Prime Vidéo et autres.
01:02 Plus les personnes sont jeunes, plus elles sont addictes à ces abonnements.
01:05 Parce que le service d'abord est très bien fait, il faut le reconnaître et puis surtout parce que si vous ne pouvez plus vous payer un abonnement Netflix,
01:11 alors là c'est le signe de votre déclassement social, c'est un échec personnel, c'est très pervers en fait.
01:15 - Et on ne peut pas se désabonner facilement. - Mais on ne veut pas ! C'est ça la question !
01:19 - Nervez, Martial ! - Oui mais le service il est sur votre téléphone.
01:23 C'est devenu une habitude, vous êtes coincé. Un exemple, hier Spotify vient d'annoncer qu'il augmentait son abonnement mensuel à la musique en ligne en France pour
01:31 répercuter une taxe. Et bien en un an le forfait de base va passer en deux fois de 9,99€ à 11,12€.
01:39 Je parle du forfait de base, plus 10%.
01:41 Le forfait français devient donc le plus cher d'Europe et les clients n'ont pas vraiment de recours s'ils veulent rester abonnés.
01:46 - Et est-ce qu'on a conscience de ce que nous coûtent vraiment ces abonnements ? - Et bien non !
01:49 Autre perversité du système, les familles ont 3,2 abonnements en moyenne mais ça monte à 4,5 abonnements chez les
01:55 18-24 ans. En général c'est toujours les parents qui paient. C'est-à-dire 63€ par mois.
02:01 La plupart du temps on ne s'en rend pas compte,
02:03 on ne se rend pas compte de ce nombre d'engagement.
02:06 Leur nombre a explosé avec le confinement et les familles ont le sentiment que c'est un accès à la culture
02:10 qui coûte moins cher qu'un billet de cinéma, une place de théâtre ou un livre.
02:14 C'est évidemment faux parce que vous avez très peu de gens qui dépensent 540€ par an dans ces loisirs culturels.
02:20 - Mais ça appauvrit les ménages ! - Et bien oui !
02:22 Ça précipite les ménages dans le rouge parce que ces abonnements ne font pas partie des dépenses contraintes,
02:26 prise en compte dans l'endettement quand vous signez un crédit. La raison ?
02:29 On est censé pouvoir se désabonner. Et bien résultat, tout devient un abonnement.
02:33 Vous pouvez sortir dans la rue, essayer de voir, demander à quelqu'un s'il sait le prix d'une voiture neuve.
02:37 Aujourd'hui, impossible puisque 70% des véhicules électriques sont en location longue durée.
02:41 Donc c'est une mensualité. Vous avez un forfait à la salle de gym, vous avez un abonnement au cinéma,
02:45 à la box internet, au téléphone portable. Résultat, le 10 du mois, vous êtes dans le rouge.
02:50 - Et qu'est-ce qu'on peut faire alors ? - Il faut que ces abonnements soient intégrés
02:53 dans le taux d'endettement global des familles pour qu'on prenne conscience de ce que ça coûte vraiment.
02:58 Qu'on les regroupe sur les applis des banques, par exemple, quand on regarde son compte.
03:02 - Votre plus, Fauchon devient Breton ! - Et oui ! La célèbre épicerie de luxe de la place de la Madeleine
03:07 est cédée au groupe breton Galapagos. Ça ne fait pas très breton mais c'est breton.
03:11 Le groupe possède déjà les gavottes, les traumades et les biscuits roses du Raymois.
03:16 - Faussier ! - Votre note 100% pour LDC.
03:21 100% du capital, LDC va picorer Pierre Martinet. Alors Pierre Martinet, vous le connaissez.
03:26 - Voilà, pour être un bon traiteur, il faut être intraitable. - Absolument intraitable.
03:30 Intraitable ! Le traiteur intraitable et son taboulet, effectivement.
03:34 Ils vont être rachetés par le géant de la volaille qui possède les marques Loué, Maître Coq et Marie.
03:39 Merci beaucoup.