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  • 07/05/2024
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, soyez les bienvenus en direct sur CNews, le meilleur de l'info avec ce soir Paul Melin.
00:06Bonsoir, bienvenue à vous, écrivain, président de Souverain Demain.
00:10À vos côtés, Emmanuel Alioula.
00:12Bonsoir, vous êtes représentante officielle du protocole israélien 6C.
00:17Vous nous expliquerez dans un instant de quoi il s'agit exactement.
00:20Et puis, Arie Bensemoun, vous êtes directeure générale de l'ONG Elnett France.
00:26Soyez le bienvenu.
00:27On va beaucoup parler, évidemment, de ce qui se passe en Israël, de ce qui se passe en Égypte,
00:31où les négociations viennent de reprendre concernant le pourparler,
00:35concernant la trêve éventuelle dans la bande de Gaza.
00:38Mais on va commencer cette émission avec la prise de parole de Benjamin Netanyahou,
00:42le premier ministre israélien, qui s'est exprimé en fin de journée pour justifier l'entrée de Tsaïd dans Rafah
00:49et dénoncer la proposition de trêve faite initialement par le Hamas.
00:53On l'écoute.
00:55L'entrée à Rafah sert deux objectifs principaux de la guerre, le retour de nos otages et l'élimination du Hamas.
01:03Nous avons déjà prouvé lors des précédentes libérations de personnes enlevées
01:07que la pression militaire sur le Hamas est une condition nécessaire au retour de nos otages.
01:11La proposition faite hier par le Hamas visait à torpiller l'entrée de nos forces à Rafah.
01:15Cela ne s'est pas produit.
01:17Comme le cabinet de guerre l'a décidé à l'unanimité,
01:20la proposition du Hamas est très loin des exigences nécessaires d'Israël.
01:24Israël ne peut accepter une proposition qui met en danger la sécurité de nos citoyens et l'avenir de notre pays.
01:30C'est pourquoi j'ai donné pour instruction aux négociateurs qui se sont rendus au CAIR
01:34de continuer à se montrer ferme sur les conditions nécessaires à la libération de nos otages,
01:39ainsi que sur les conditions essentielles à la garantie de la sécurité d'Israël.
01:44Arie Bensemoun, je me tourne d'abord vers vous.
01:46Les discussions viennent de reprendre au CAIR en Égypte.
01:51Est-ce que vous pensez qu'elles ont une chance d'aboutir ou est-ce que c'est illusoire de le penser ?
01:55C'est peu probable parce que le Hamas a compris qu'il détenait une carte
02:00avec laquelle il va continuer à mener sa guerre psychologique jusqu'au bout.
02:05C'est la carte évidemment des otages.
02:06Ce n'est pas pour rien que 240 otages ont été pris dès le 7 octobre.
02:10Il fallait se préparer à faire chanter Israël et avec cette conviction finalement
02:15que la communauté internationale allait participer à cette grande mascarade.
02:19C'est ce que nous observons aujourd'hui.
02:21Et c'est quand même assez pitoyable de voir que nous sommes dans une situation où,
02:25il faut rappeler le 7 octobre, Israël est en droit de se défendre, mais invité à ne pas le faire.
02:29Et on a un Premier ministre israélien qui doit en permanence se justifier de toutes les opérations
02:33qu'il doit conduire pour assurer la sécurité de son pays, de son peuple.
02:37Et puis pour obtenir que finalement, la chose qui aurait dû être exigée dès le début,
02:42que les otages soient libérés dans leur intégralité et sans condition.
02:46Je crois même qu'il y a des résolutions qui vont dans ce sens, y compris une déclaration
02:50et une décision de la Cour internationale de justice qui réclame la libération immédiate
02:54et inconditionnelle des otages.
02:56On parle beaucoup d'un génocide qui n'existe pas,
02:58mais on oublie que la Cour internationale a statué sur cette question-là.
03:02Et il faut aussi exiger que le Hamas, qui est une organisation terroriste,
03:06rende les armes.
03:07C'est le seul moyen pour terminer le plus rapidement cette guerre.
03:09Est-ce que c'est parce que le Hamas ne veut pas d'une trêve, ne veut pas libérer les otages,
03:14qu'il a fait cette proposition qui est inacceptable pour Israël ?
03:17Cette proposition de trêve inacceptable.
03:19Le Hamas ne veut pas de trêve.
03:20Il veut la fin des combats pour pouvoir annoncer qu'il a gagné la guerre contre Israël.
03:26Et puis, on ne sait pas ce que deviendront les otages par la suite.
03:28Ce qui est proposé et encouragé d'ailleurs par le Qatar,
03:31qui joue un rôle bien obscur dans cette affaire-là,
03:33ou en tout cas, peut-être pas si obscur que ça parce que tout a l'air parfaitement clair.
03:38Au contraire, c'est un marché de dupes qui, en permanence, est proposé par Israël,
03:43sous pression de la communauté internationale.
03:45Et je trouve que c'est inique et que cette guerre doit se terminer.
03:48Pour qu'elle se termine, il faut que le Hamas soit vaincu.
03:50Emmanuel Alioula, le Hamas dit ce soir que ces négociations qui ont lieu en ce moment en Égypte
03:57sont la dernière chance pour Israël de revoir les otages.
04:02Ça signifie que si ces négociations échouent, ces otages, ils seront tués ?
04:09Alors, je n'ai pas la réponse.
04:10Je pense que personne autour de ce plateau ne l'a.
04:13Ce qui est certain, c'est qu'on se pose déjà tous la question de savoir combien restent-ils d'otages en vie ?
04:19On parle de 33 otages qui seraient libérés dans le cadre d'un accord.
04:22D'accord.
04:24Et la question que vous me posez, c'est est-ce qu'on les reverra ?
04:29Est-ce qu'on les reverra vivants, ces otages ?
04:31Mais tout le monde se pose cette question-là en permanence.
04:34C'est la pression qui est aujourd'hui sur les familles et sur le Premier ministre israélien.
04:38Mais la déclaration quand même, Paul Melun, aujourd'hui, qui arrive du Hamas,
04:42en disant que si les négociations du CAIR échouent, les otages, vous ne les reverrez pas.
04:46C'est ce qui est dit, en fait.
04:47Bien sûr.
04:48La difficulté de cette négociation ou cette tentative de négociation,
04:51c'est que par rapport aux fois où l'on négociait avec une armée conventionnelle,
04:55avec un régime, même dictatorial, mais organisé,
04:58c'est que là, nous avons affaire à des gens qui ont commis l'innommable,
05:01à des terroristes, à des gens dont on ne sait pas vraiment ce qu'à la fin,
05:04ils peuvent faire des otages.
05:06Donc, c'est extrêmement périlleux.
05:08Pour autant, et c'est terrible parce qu'on est obligé de négocier,
05:11y compris avec des gens qui ont pu avoir commis des monstruosités.
05:15Il faut poursuivre les négociations.
05:16Moi, je suis sur la position de la diplomatie française,
05:19sur la position du Premier ministre Gabriel Attal.
05:20On a parlé de ça aujourd'hui même, je crois, et il avait raison.
05:23C'est-à-dire qu'il faut faire tout ce que l'on peut pour aller vers le cessez-le-feu.
05:27Il faut pouvoir assurer l'arrivée de l'aide humanitaire à Rafa.
05:30Et je pense que c'était un peu le message de Blinken et d'Emmanuel Macron à Benjamin Netanyahou.
05:34Et je pense que cette guerre, elle a vocation aussi à prendre fin à un moment ou à un autre.
05:39Elle ne peut pas prendre fin tant que le Hamas n'est pas vaincu.
05:42Parce qu'il n'y a pas d'autre alternative que de vaincre le Hamas,
05:45qui, s'il sortait même exsangue, créerait victoire.
05:49Et on partirait à nouveau pour une situation dans laquelle les Palestiniens de Gaza,
05:54mais également ceux qui vivent en Judée Samarie ou dans la Cisjordanie,
05:57seraient dans la situation dans laquelle se retrouveraient les Gazaouis.
06:00Il faut en finir avec l'administration terroriste des Palestiniens.
06:04Il faut en finir avec cette autorité palestinienne qui n'a jamais dénoncé les massacres du 7 octobre,
06:11qui continue à financer les terroristes, qui enseigne, qui éduque, qui endoctrine à la haine.
06:15Écoutez, il faut qu'à un moment donné, cette plaisanterie de très très mauvais goût puisse s'arrêter
06:20et qu'on puisse ouvrir de nouvelles perspectives pour un Moyen-Orient qui sera débarrassé des terroristes.
06:27Tant que ce ne sera pas fait, il n'y a aucun espoir de paix dans cette région
06:30et tout le monde se gosse d'un cessez-le-feu qui ne pourrait conduire qu'au pire finalement,
06:35parce qu'il conduirait simplement à préserver le Hamas, c'est absolument inacceptable.
06:38Emmanuel Alhoula, je veux qu'on dise quand même encore un mot de ces otages,
06:42parce qu'on espère tous évidemment qu'ils vont revenir en vie.
06:46Si jamais ils reviennent après sept mois de captivité,
06:50c'est là que votre association, vous avez créé...
06:54Alors personnellement, je n'ai rien créé, mais il existe en fait un protocole national...
06:58Voilà, c'est un protocole qui permet de...
07:01C'est celui de l'État d'Israël en fait, qui est né au sein de l'armée
07:05et qui maintenant est appliqué par le ministère de la Santé à tous les civils
07:08et qui permet de prendre en charge les gens en état de choc, en situation d'urgence.
07:14On n'est pas dans une thérapie, on est en situation d'urgence.
07:17Donc si la question est dans quel état vont-ils revenir, encore une fois, personne ne peut le dire.
07:22C'est la première fois qu'Israël est confronté, depuis le 7 octobre,
07:25à des traumatismes de cette envergure-là.
07:28C'est pourtant un pays extrêmement aguerri à l'adversité, extrêmement résilient,
07:32mais ce type d'événement est tout à fait unique
07:39et on ne sait pas comment la société israélienne surmettra de ça.
07:43Le protocole d'accueil de ces otages, ça se passe comment concrètement ?
07:49Le protocole d'accueil des otages en santé mentale, c'est l'application du protocole 6C.
07:55Donc concrètement, on a une prise en charge qui est à 180 degrés
08:01de ce qui peut nous sembler naturel les uns et les autres.
08:04C'est-à-dire qu'au lieu de prendre en charge des otages ou des survivants de façon compassionnelle,
08:12on va au contraire être très connecté à eux de façon cognitive.
08:17On va s'adresser à eux sans compassion, sans langage émotionnel,
08:23mais les faire basculer immédiatement dans un fonctionnement lié à la routine,
08:30à la vie, à la reprise du mouvement, à la reprise d'une vie normale,
08:36pour ne pas présupposer qu'ils sont de toutes les façons traumatisés.
08:42Alors là, on parlait de ça pour les otages qui ont été libérés il y a plusieurs mois.
08:47Maintenant, six mois se sont écoulés.
08:49Il est évident que là aussi, il va falloir se réinventer.
08:52Parce que la prise en charge même, par exemple des viols qui a été faite avec le protocole 6C,
08:58il a aussi fallu se réinventer parce que ça a été fait de toute façon...
09:02On n'imagine pas le calvaire qu'ils ont dû subir depuis ces trois mois.
09:05On est au-delà des viols traditionnels, entre guillemets.
09:10Naturellement. Et je rappelle ce soir qu'il y a toujours trois otages franco-israéliens
09:14qui sont détenus dans la bande de Gaza par les terroristes islamistes du Hamas.
09:18Ils se nomment Ofer, Orion, Oad et sont détenus depuis 214 jours.
09:23Nous pensons évidemment à eux, à leur famille.
09:25Nous demandons comme chaque jour leur libération immédiate et sans condition.
09:30On va écouter à présent le Premier ministre Gabriel Attal qui s'exprimait cet après-midi
09:34à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement.
09:37Le Premier ministre qui se dit préoccupé par la situation dans la bande de Gaza
09:41et par l'offensive israélienne sur Rafa qui risque de s'intensifier
09:45dans les prochaines heures.
09:47Ecoutez Gabriel Attal.
09:51Oui, la situation humanitaire à Gaza est catastrophique.
09:56Et oui, les civils doivent toujours être épargnés.
09:59Vous l'avez dit, hier soir, les forces armées israéliennes sont entrées dans Rafa,
10:03ville du sud de la bande de Gaza, où se trouveraient jusqu'à présent
10:06plus d'un million de personnes.
10:09Le Président de la République a dit très clairement sa préoccupation
10:12face à cette offensive.
10:14Il a eu l'occasion de le dire très directement au Président israélien,
10:18au Premier ministre israélien, pardon, Benjamin Netanyahou,
10:21qu'il a appelé dimanche pour lui dire, sans ambiguïté.
10:26Arie Bensemoun, on comprend que la détermination d'Israël, elle est totale,
10:31quoi qu'en pense la communauté internationale, quoi que puisse dire Emmanuel Macron.
10:35L'offensive de Rafa, elle aura lieu.
10:37Est-ce que ce sera une offensive, d'après vous, qui sera d'une grande intensité,
10:41comme l'ont été les bombardements depuis six mois ?
10:43Elle sera d'une intensité adaptée aux objectifs militaires
10:47que s'est fixé le gouvernement israélien.
10:49C'est-à-dire la destruction, l'anéantissement du Hamas ?
10:51Ça sera la destruction de tout ce qu'il est possible de détruire s'agissant du Hamas,
10:55des infrastructures militaires qui sont utilisées par le Hamas,
10:57comme on le sait, que ce soit des écoles, des hôpitaux.
11:00Donc il y a la destruction de Rafa, en réalité ?
11:02Ce sera la destruction de tous les lieux qui sont utilisés par le Hamas,
11:06comme établissement qui permet de continuer la guerre contre Israël,
11:10la guerre contre les civils israéliens,
11:12et qui permet malheureusement de continuer à maintenir
11:16sous une situation de siège aussi la population de Gaza.
11:19Disons les choses clairement, comme le Hamas utilise les écoles, les hôpitaux,
11:23tout ce qui sert à la population civile.
11:25Mais toute la bande de Gaza, ces 700 et quelques kilomètres de tunnel,
11:30ces infrastructures militaires qui sont cachées dans les écoles, dans les habitations...
11:35Absolument, donc tout ça, il faudra le détruire.
11:37Mais tout ça, il faut impérativement le détruire,
11:38parce que c'est l'avenir aussi des Palestiniens qui en dépendent.
11:42Nous ne nous cachons pas derrière notre petit doigt.
11:43C'est une guerre totalement asymétrique, d'un genre unique dans l'histoire.
11:48Il faut que Israël termine cette guerre.
11:50Il faut que le Hamas soit détruit.
11:52Et il n'y a pas d'autre option pour les Israéliens,
11:54mais aussi pour la communauté internationale,
11:55qui fait preuve d'une hypocrisie absolument insupportable.
11:59Et c'est ce fameux deux points de mesure,
12:01ce double standard que nous cessons de dénoncer,
12:04et qui est d'une certaine manière le signe
12:07de ce que l'État d'Israël et le peuple juif
12:09n'ont pas les mêmes droits que les autres peuples,
12:11que les autres États sur cette terre.
12:13– Paul Melland, est-ce que vous avez le sentiment que les Israéliens,
12:15d'une part, et le gouvernement de Benjamin Netanyahou,
12:18sont sensibles à la pression de la communauté internationale,
12:20ou compte tenu de l'horreur qu'ils ont vécue le 7 octobre,
12:23ils n'en ont que faire et vont poursuivre leurs objectifs ?
12:26– Ils n'en ont que faire, je ne sais pas.
12:27Mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est que pour le moment,
12:29les avis de la communauté internationale
12:31n'ont pas eu une grande incidence sur les attitudes militaires
12:34de Benjamin Netanyahou.
12:36Le vrai sujet, il y en a plusieurs.
12:38D'abord, vous parliez des otages, c'est le sujet fondamental,
12:41c'est comment fait-on pour sauver les otages au plus vite ?
12:45Et ça, c'est tout le travail de la diplomatie.
12:47Ensuite, sur la question du Hamas, éradiquer le Hamas,
12:51cette expression, on l'a employée jadis pour Daesh,
12:54on l'a employée pour Boko Haram, on n'y arrive jamais.
12:56Parce que le problème, c'est que c'est une idéologie,
12:58et que cette idéologie, elle est dans les têtes,
13:00elle gangrène les têtes, elle gangrène le Moyen-Orient.
13:02C'est quelque chose qui pousse à commettre des monstruosités
13:05indicibles, comme ce qui s'est produit avec les pogroms du 7 octobre.
13:08Mais qu'on pourra, si vous voulez, raser la bande de Gaza.
13:11Il y aura toujours un certain nombre de gens qui appartiendront au Hamas,
13:14je ne sais où dans le monde, et qui commettront leur forfait.
13:17Donc, si vous voulez, il ne faut pas se leurrer là-dessus.
13:20Et ensuite, sur le saint rappel, à mon avis,
13:22du Premier ministre Gabriel Attal, il a raison.
13:24Il faut penser aux vies des civils.
13:26Il faut faire attention, il faut être soucieux de cela.
13:29Et je pense que ça, c'est aussi le travail de la communauté internationale de le rappeler.
13:32Je pense que les Israéliens sont très sensibles à la pression
13:35qui est exercée sur eux par la communauté internationale.
13:37Si ce n'avait pas été le cas, cette guerre n'aurait pas déjà duré sept mois.
13:40Elle aurait duré deux semaines, peut-être même beaucoup moins.
13:44Les Israéliens sont très conservateurs de la vie des civils.
13:49Ils sont d'ailleurs...
13:50Les Israéliens, c'est le seul peuple au monde
13:52qui respecte les lois internationales et le droit de la guerre.
13:55Sinon, il n'y aurait pas le nombre de morts que d'ailleurs on ne connaît pas.
13:59Il y en aurait dix fois plus.
14:00Et tout le monde est évidemment sensible à ce qui se passe dans la bande de Gaza naturellement.
14:05Je veux qu'on voit ces images.
14:06À présent, il y a quelques minutes, à la Sorbonne, à Paris,
14:09où une intervention policière était en cours pour évacuer des étudiants
14:15qui bloquaient l'entrée de la Sorbonne, des étudiants qui manifestaient
14:20en soutien au peuple gazaoui.
14:23Évacuation qui s'est terminée manifestement il y a quelques minutes,
14:27sans heure, mais des étudiants qui ont donc été délogés.
14:31Mobilisation pro-palestinienne ou anti-israélienne,
14:34pour dire les choses plus clairement, qui se poursuit à Sciences Po.
14:37Ce matin, l'entrée du bâtiment historique a été à nouveau bloquée.
14:41Et qui dit blocage et non respect des règles, dit bien sûr la France insoumise.
14:45Et c'est le député Louis Boyard qui est allé soutenir les étudiants d'extrême gauche.
14:49Une présence qui a donné lieu à un vif, très vif, échange avec un autre député européen.
14:55Celui-là, François-Xavier Bellamy, séquence.
15:00Il y a un génocide à Gaza.
15:02Aujourd'hui, à Gaza, il y a un drame humain absolu,
15:05qui est causé d'abord et avant tout par le Hamas.
15:09Et ceux qui ne sont pas capables de dire ça ne sont pas...
15:11Ce n'est pas le Hamas qui balance des bombes.
15:12Et en fait, on n'en est même pas là.
15:14La question, ça fait 75 ans que le conflit...
15:18Qui retient des otages aujourd'hui ?
15:20Qui retient des otages ?
15:21Ces étudiants, ils demandent la paix.
15:22Ces étudiants, ils demandent le cessez-le-feu.
15:23Et vous venez les insulter.
15:25Vous venez raconter n'importe quoi.
15:26Il ne sera pas de paix avec le Hamas, il ne sera pas de paix dans la violence.
15:28Vous venez parler de vous parce que votre campagne, elle est en déroute.
15:30Ces étudiants sont bien plus citoyens et bien plus honorables que vous.
15:33C'est vrai que vous, vous avez choisi de faire campagne sur l'antisémitisme
15:35et sur la complicité avec l'islamisme.
15:37Donc c'est sûr que c'est une déroute morale qui est autrement plus inquiétante.
15:40Si jamais vous avez un peu d'honneur et un peu de fierté pour votre pays,
15:42vous ne pouvez pas laisser la France se rendre complice d'un charlotte.
15:46Parce que des gens qui sont incapables, depuis le 7 octobre,
15:48de dire que le Hamas est une organisation terroriste n'ont aucun honneur.
15:51Vous qualifiez le 7 octobre comme une attaque terroriste ou pas ?
15:53Nous, nous parlons le langage du droit international.
15:55Ce sont des crimes de guerre qui sont même dans le droit...
15:57Non mais attendez, je vais vous dire, je vais vous dire...
15:59Monsieur Boyard a tout dit.
16:01Des députés qui sont incapables de dire que le 7 octobre est un attentat terroriste
16:05ont perdu toutes les justices qui nous plaignaient.
16:07Pour parler de droit international.
16:09Monsieur, est-ce que vous êtes capable d'un acte de collaboration
16:12avec le pire qui monte aujourd'hui dans notre pays ?
16:14Laissez-moi juste vous dire...
16:16Paul Melun, ce qui m'interpelle à chaque fois que j'entends
16:18Louis Boyard, Thomas Porte,
16:20Hercilia Soudé,
16:22c'est la vacuité de leurs propos.
16:24Bien sûr, on peut défendre la Palestine, tout le monde est sensible
16:26à ce que vit le peuple gazaoui en ce moment,
16:28mais les arguments qu'ils utilisent
16:30d'abord sont fallacieux
16:32et, pardon, mais c'est la pensée zéro,
16:34c'est le degré zéro de la pensée politique.
16:36Vous avez tout à fait raison.
16:38Et effectivement, quand on voit ces étudiants,
16:40on se demande si, comme Madame Pannot,
16:42ils savent placer le Jordan sur une carte
16:44et s'ils savent ne serait-ce que placer la Palestine sur une carte.
16:46C'est-à-dire qu'ils sont dans une stratégie du pire.
16:48Les Insoumis tentent de surfer,
16:50si vous voulez, sur cette jeunesse
16:52en proie à l'islamo-gauchisme,
16:54dont la France Insoumise
16:56est une sorte de version un peu paroxystique.
16:58Moi, je pense que ça va les mener dans le mur
17:00et je pense que François-Xavier Bellamy
17:02a très bien fait d'y aller
17:04parce qu'il a dialogué, ça s'est passé de façon
17:06même s'il a été hué,
17:08ça s'est passé de façon pacifiste.
17:10Il a pu dire ce qu'il avait à dire.
17:12Il a pu montrer l'avacuité du propos de M. Boyard,
17:14dont vous parliez à l'instant,
17:16et le mettre en déroute sur un certain nombre de points.
17:18Il a été très clair.
17:20Il a mis en défaut sur cette histoire de refus
17:22de parler d'organisation terroriste
17:24concernant le Hamas.
17:26Et il a permis que certains masques tombent.
17:28Donc, s'il voulait, il faut faire très attention
17:30parce qu'aujourd'hui, des gens comme M. Boyard
17:32sont des agitateurs dans les universités
17:34pour aller chercher une jeunesse
17:36en quête d'un idéal par-delà les frontières
17:38et de l'utiliser avec des slogans
17:40qui ne sont pas pro-palestiniens
17:42mais qui, certaines fois, flirtent avec l'antisémitisme.
17:44Quand vous dites que vous voulez éliminer Israël de la carte,
17:46quand vous dites « From the river to the sea »,
17:48de la rivière jusqu'à la mer,
17:50vous prenez ni plus ni moins que la disparition
17:52de l'État israël, et on est bien loin
17:54des sourires et des postures de façade
17:56sur la solution à deux États.
17:58Donc, il faut faire très attention
18:00et il faut aller confronter ces gens-là
18:03Emmanuel Alioula, est-ce que les membres
18:05de la France insoumise, comme Louis Boyard
18:07ou d'autres, sont des agitateurs,
18:09comme le dit Paul Melun, ou est-ce qu'ils sont
18:11davantage un danger pour notre pays,
18:13compte tenu des propos qu'ils tiennent
18:15et précisément de l'agitation qu'ils suscitent ?
18:17Oui, je crois qu'effectivement,
18:19je vais vous rejoindre, ils sont les deux.
18:21Ils sont dangereux pour la démocratie elle-même.
18:23Bien sûr, puisque ce qu'ils véhiculent,
18:25c'est l'islamisme.
18:27Donc, bien sûr,
18:29ils sont dangereux pour la démocratie.
18:31Alors, celui qui a le mieux parlé de la France insoumise
18:33aujourd'hui, c'est sans doute Gabriel Attal,
18:35à nouveau à l'Assemblée nationale.
18:37Lors des questions au gouvernement, on l'écoute.
18:42Ces indignations sélectives,
18:44elles doivent cesser.
18:46Elles doivent cesser de la part de ceux
18:48qui font toujours entendre une voix
18:50contre Israël,
18:52mais qui sont sans voix face au Hamas
18:54et à ces exactions qui sont commises.
18:58Les indignations sélectives de ceux
19:00qui cherchent toujours à souffler sur les braises,
19:02organiser des blocages,
19:04organiser des manifestations devant
19:06les universités,
19:08jamais pour parler de nos otages,
19:10jamais pour parler d'Israël.
19:14Bon, Harry Ben Samoun, il a vu assez juste le Premier ministre.
19:16C'est ce qu'il a dit hier soir aussi au dîner du CRIF.
19:18L'indignation sélective
19:20de l'extrême gauche, des pro-palestiniens,
19:22des islamistes,
19:24ne trompe plus personne.
19:26Ces gens-là se sont disqualifiés,
19:28déjà en n'ayant pas dénoncé
19:30les massacres du 7 octobre.
19:34C'est un fond de commerce.
19:36Mais c'est un fond de commerce.
19:38Ils n'ont que faire de la réalité,
19:40de la vérité, de l'objectivité.
19:42Ils ne cessent d'anonner en permanence
19:44la question du génocide,
19:46mais le génocide n'existe pas.
19:48L'ONU y compris, qui n'est pourtant pas très
19:50pro-israélien, a reconnu
19:52qu'il n'y avait pas de génocide.
19:54Personne qui connaît le sens des mots,
19:56et il y en a beaucoup dans ce monde,
19:58ne parle de génocide.
20:00Mais quand un législateur se permet
20:02de mentir, de manipuler l'opinion,
20:04il devrait y avoir des sanctions pour ça.
20:06La liberté de parole, la liberté de débat,
20:08ce n'est pas de laisser 5 minutes
20:10pour les nazis, 5 minutes pour les juifs.
20:12Il faut que la vérité soit respectée.
20:14Et quand il y a un débat,
20:16ayons un débat sérieux, constructif,
20:18avec des gens qui ne manipulent pas
20:20l'opinion, qui ne disent pas de mensonges,
20:22qui ne profèrent pas de contre-vérité,
20:24qui sont objectifs. C'est grave,
20:26parce que parler de génocide, c'est inciter
20:28à la haine des juifs et d'Israël,
20:30et c'est clairement avoir l'agenda
20:32d'effacer Israël de la carte.
20:34Vous l'avez dit, et vous avez parfaitement raison,
20:36mais effacer Israël de la carte,
20:38ça veut dire également exterminer
20:40les juifs. Et derrière tout cela,
20:42on voit bien que les juifs comme Israël sont
20:44utilisés comme un bouc émissaire. Il y a un agenda politique
20:46très précis. Il s'agit de dynamité
20:48de l'intérieur. Toutes les démocraties,
20:50tous les systèmes politiques dans lesquels
20:52nous vivons et qui garantissent la laïcité,
20:54la liberté de tous et l'égalité
20:56entre tous les citoyens.
20:58C'est un danger au-delà des juifs,
21:00au-delà d'Israël, pour
21:02la République, pour la France,
21:04pour notre pays. Ces populistes
21:06sont en train de foutre le feu au pays
21:08et si on ne les arrête pas,
21:10ils finiront par y parvenir.
21:12Avant de retrouver Simon Guélin pour le rappel de l'essentiel
21:14de l'actualité, cette information de dernière minute,
21:16puisqu'on apprend que toutes les parties
21:18dont Israël sont d'accord
21:20pour retourner à la table des négociations
21:22au Caire. Des négociations qui avaient
21:24commencé mais sans Israël. Israël qui va
21:26donc rejoindre la table des négociations
21:28dans les toutes prochaines heures.
21:30Information extrêmement importante.
21:3221h29, l'essentiel
21:34de l'actualité avec Simon Guélin.
21:36Bonsoir Simon. Bonsoir
21:38cher Johan et bonsoir à tous. Vive émotion
21:40à Châteauroux ce mardi où se sont déroulés
21:42les obsèques du jeune Mathis.
21:44La ville lui a rendu un dernier hommage. Près de
21:462000 personnes se sont réunies au stade
21:48à l'initiative de sa famille
21:50ainsi que de ses proches.
21:52Ce jeune homme de 15 ans a été tué le 27
21:54avril dernier.
21:56La flamme olympique est attendue demain à Marseille.
21:58Une arrivée à bord du Bélème sous très haute
22:00sécurité avec un dispositif inédit.
22:026000 policiers et gendarmes
22:04vont être déployés sur place et bien sûr
22:06toutes les équipes de CNews seront mobilisées
22:08à Marseille pour l'événement dès la matinale
22:10à partir de 6h.
22:12Merci beaucoup Simon Guélin.
22:14On va parler de Sciences Po
22:16à nouveau Sciences Po
22:18puisqu'il arrive que certains professeurs
22:20prennent partie en faveur
22:22de la mobilisation des étudiants
22:24oui exemple avec une enseignante qui a décidé
22:26de décaler le compte rendu
22:28d'un devoir pour
22:30permettre aux élèves de poursuivre
22:32leur manifestation.
22:36Dans un mail envoyé vendredi
22:38dernier à des élèves de Master
22:40une enseignante accorde un délai supplémentaire
22:42pour le rendu d'un devoir.
22:44Pour justifier sa décision
22:46elle évoque le mouvement pro-palestinien
22:48mené pourtant par une poignée d'étudiants.
22:50Considérant les mobilisations
22:52en solidarité avec la Palestine légitime
22:54et les défis de maintenir un environnement
22:56d'apprentissage apaisé pour la fin
22:58du semestre, nous avons décidé
23:00de prolonger la date de rendu de deux jours.
23:02Une mobilisation qu'elle
23:04qualifie de légitime, un terme
23:06employé qui pose question.
23:08La charte de déontologie de Sciences Po
23:10invite les professeurs à une certaine mesure.
23:12Les titulaires de fonction
23:14au sein de l'Institut d'études politiques de Paris
23:16bénéficient de la liberté d'opinion.
23:18Ils veillent toutefois à ce que leurs opinions
23:20n'altèrent pas l'exercice de leurs fonctions.
23:22La professeure a fait un choix différent, c'est-à-dire
23:24de donner de but en blanc son avis
23:26alors même que certains étudiants
23:28ne sont pas forcément d'abord d'accord
23:30et puis ensuite subissent en réalité
23:32ce qu'elle considère être légitime.
23:34Ce n'est que le symbole de ce qui se passe
23:36de manière générale dans certaines universités
23:38et aussi à Sciences Po et que l'Uni dénonce
23:40depuis très longtemps, c'est-à-dire la présence
23:42de l'extrême gauche jusque les sphères hautes
23:44de certaines universités.
23:46Et regarder à présent ces images
23:48où des professeurs ont carrément décidé
23:50de rejoindre les élèves pour bloquer
23:52l'entrée de l'établissement
23:54avec des pancartes sur lesquelles
23:56étaient inscrits notamment
23:58les étudiants nous donnent
24:00de l'espoir. Voilà ce qu'on pouvait voir
24:02aujourd'hui à Sciences Po. C'est vrai Paul Melun
24:04que si on était à Sciences Po
24:06dans un établissement qui fonctionne normalement
24:08les étudiants ne pourraient pas rester en place.
24:10Ah ben oui, si vous voulez.
24:12Il y a quand même quelque chose qui est assez intéressant
24:14c'est que là, au moins, la cristallisation
24:16autour du conflit israélo-palestinien
24:18des Sciences Po et même des
24:20universités de sciences humaines plus généralement
24:22nous permet de voir à quel point
24:24est-ce que l'idéologie
24:26islamo-gauchiste, woke, a du poids
24:28au sein de nos universités en sciences humaines
24:30et effectivement, là ce que l'on voit
24:32c'est qu'il y a une continuité, il y a un continuum
24:34entre une bonne partie de l'équipe pédagogique
24:36entre une bonne partie des professeurs
24:38pas tous naturellement, heureusement, mais une bonne partie
24:40et les étudiants. Et ça c'est malheureusement
24:42pas d'aujourd'hui. Sciences Po
24:44évolue comme une sorte d'écosystème
24:46de microcosme déconnecté du reste du
24:48pays et avec effectivement
24:50un soutien, j'allais dire à peine voilé, non
24:52là il s'exprime au grand jour de la part d'un certain
24:54nombre d'enseignants vis-à-vis de ces étudiants, oui.
24:56Oui, Emmanuel Allioulas, c'est vrai que
24:58là ce qu'on voit sur ces images, en tout cas
25:00à l'entrée de Sciences Po, c'est que c'est le wokeisme
25:02l'islamo-gauchisme qui fait la loi pour l'instant
25:04dans cet établissement. Je trouve qu'il n'y a rien
25:06de très surprenant. La seule
25:08vertu du 7 octobre, c'est d'avoir fait tomber
25:10les masques. C'est-à-dire que tout
25:12d'un coup se sont révélés
25:14l'état de notre société
25:16occidentale, française
25:18et
25:20la parole s'est libérée
25:22comme avec
25:24une facilité assez déconcertante
25:26notamment celle contre
25:28les communautés juives. Donc
25:30je trouve très vertueux que
25:32enfin les masques soient tombés.
25:34Je pense que
25:36on ne fait que récolter ce qui
25:38est semé depuis très longtemps. Il y a un biais
25:40cognitif, vous savez,
25:42c'est surtout ça que je voudrais mettre en avant.
25:44Il y a un biais cognitif qu'on appelle
25:46l'underdog. L'underdog, c'est un concept
25:48sociopolitique qui fait que
25:50on est spontanément,
25:52en tant qu'être humain, favorable au perdant.
25:54Et on a
25:56une sympathie ou de la pitié
25:58pour le perdant. Et globalement,
26:00tout le narratif palestinien
26:02depuis Arafat a
26:04très bien fonctionné puisqu'on a fait en sorte
26:06qu'on les voit
26:08comme étant les plus faibles.
26:10Et aux plus faibles, on a tendance à
26:12attribuer des qualités positives.
26:14C'est l'égoïsme.
26:16Et de fait, Israël est le grand méchant
26:18effectivement. Je veux qu'on écoute à présent
26:20ce témoignage. Une accusation
26:22extrêmement grave, une accusation portée par
26:24la présidente de SOS Education
26:26qui estime possible que des
26:28élèves aient été refusés à Sciences Po
26:30en raison de leur nom à
26:32consonance juive, des étudiants
26:34brillants, dont le dossier aurait été
26:36refusé simplement parce que juif.
26:38Donc c'est ce qu'elle a expliqué,
26:40c'est ce qu'elle pense. En tout cas,
26:42elle l'a expliqué à Sonia Mabrouk
26:44aujourd'hui dans Midi News. Écoutez.
26:48Il faut savoir que les élèves de Terminal
26:50recevaient leurs réponses
26:52s'ils étaient admis ou pas à Sciences Po.
26:54Et moi, j'aimerais bien,
26:56j'invite Gabriel Attal à se pencher
26:58sur ce sujet-là et je pense qu'il serait utile
27:00de faire une enquête indépendante
27:02pour savoir à quel motif
27:04et sur quel critère objectif
27:06les Terminal de cette
27:08année ont été admis à Sciences Po.
27:10Vraiment, j'invite
27:12Gabriel Attal à le faire. Parce qu'il s'avère
27:14que nous, à SOS Education, on a
27:16reçu des dossiers qui posent quand même
27:18question, vous voyez, soit sur
27:20des noms d'enfants qui sont manifestement
27:22de confession juive, si vous voulez,
27:24qui avaient des notes excellentes.
27:26Quand je dis excellentes, c'est-à-dire que c'était une première classe.
27:28C'est d'une gravité... Je demande une enquête.
27:32Ariabed, c'est mon...
27:34Ça me semble improbable.
27:36Rien n'est plus improbable,
27:38rien n'est impossible. Au nom
27:40du nivellement par le bas, on a
27:42abandonné le concours d'entrée à Sciences Po
27:44et on fait, finalement,
27:46à la tête du client, en fonction
27:48des obédiences politiques de ceux qui sont
27:50amenés à choisir, et la plupart du temps, des gens d'extrême-gauche.
27:52Rappelez que la réputation
27:54de Sciences Po est, à mon avis,
27:56durablement effondrée.
27:58Ça voudrait dire qu'il y a de l'antisémitisme
28:00y compris au sommet de Sciences Po.
28:02Il y a une idéologie
28:04favorable aux islamistes
28:06et aux islamo-gauchistes
28:08pilotée par toute l'idéologie gauchiste.
28:10Et donc par une conjonction à l'antisémitisme.
28:12Utilisez le mot qui convient le mieux.
28:14C'est contre les juifs, c'est contre Israël,
28:16et chaque juif étant considéré
28:18comme un sioniste en puissance, c'est contre Israël.
28:20Vous avez remarqué que
28:22à Sciences Po, on demandait à des juifs de crier
28:24« Vive la Palestine ! »
28:26pour pouvoir rentrer, par exemple, dans un amphithe.
28:28En fait, on n'en a pas appris les juifs,
28:30à proprement parler. On en a appris les juifs
28:32qui seraient sionistes, qui donc seraient
28:34les défenseurs de l'État d'Israël,
28:36et d'une certaine manière considérés comme étant
28:38les suppôts du mal absolu que serait l'État d'Israël.
28:40Mais si l'État d'Israël, c'est le suppôt du mal absolu,
28:42alors ça veut dire que tous les États-nations,
28:44que toutes les démocraties, que tous les systèmes
28:46dans lesquels nous vivons, sont logés
28:48à la même enseigne. Donc il y a là quelque chose d'extrêmement
28:50dangereux, bien sûr pour les juifs
28:52parce que première ligne, bouc émissaire
28:54comme toujours, mais si derrière
28:56les sociétés ne sont pas capables de comprendre
28:58que c'est leur avenir qui est en jeu,
29:00et on laisse une petite
29:02minorité d'ignorants
29:05faire la loi
29:07alors qu'aujourd'hui,
29:09toutes les enquêtes qui ont été publiées montrent bien,
29:11et encore la dernière par la Fondapol, que l'immense
29:13majorité des Français rejette
29:15cette réalité-là, rejette cet
29:18projet d'islamisme, et
29:20d'une certaine manière aujourd'hui disent, à 76%,
29:22ils sont inquiets de voir
29:24la montée de la haine des juifs en France,
29:26c'est-à-dire qu'ils n'y participent pas.
29:28On va parler de la montée de l'islamisme dans la deuxième partie
29:30de l'émission.
29:32J'étais d'accord avec ce que vous disiez,
29:34effectivement je pense qu'il y a un décalage énorme
29:36entre ce qui peut être professé par la Somme d'élévation
29:38et le Pays profond. Sur ce que disait
29:40Sophie Audugé, je me refuse à y croire.
29:42Je ne peux pas imaginer qu'il y ait dans les jurys
29:44de concours, puisque malheureusement maintenant ce n'est plus un concours,
29:46mais que dans les jurys d'entrée à Sciences Po,
29:48il y a des gens qui disent tel ou tel
29:50à un patronyme de consonance juive,
29:52on le refuse. Je ne peux pas y croire.
29:54Donc s'il y a une enquête indépendante, on verra, mais pour le moment je n'y crois pas.
29:56Par contre, ce qui est vrai, c'est que
29:58depuis qu'il y a plus de concours, on peut faire un peu
30:00n'importe comment. Moi je suis rentré à Sciences Po Bordeaux
30:02pour le coup, à l'époque c'était sur un concours aussi,
30:04maintenant la plupart des institutions politiques n'ont plus de concours
30:06d'entrée, ce qui fait qu'on peut faire absolument
30:08ce qu'on veut, alors que le creuset de la méritocratie
30:10c'est le concours, parce que face à une feuille
30:16que vous soyez fils ou fille de ministre ou fils ou fille de cheminot,
30:18votre copie vaut la même chose
30:20devant l'éternel et devant le correcteur.
30:22Donc ceux qui au nom de la gauche ont voulu supprimer
30:24ce concours ont commis
30:26l'irréparable et ont
30:28promis évidemment le contraire
30:30de la méritocratie que promettait le concours.
30:32Allez, vous restez avec nous, on marque une très courte pause,
30:34on se retrouve dans la deuxième partie du Meilleur de l'Info
30:36pour parler de ces chiffres,
30:38l'antisémitisme précisément,
30:40et les actes antisémites en augmentation
30:42de 300% au premier trimestre de cette
30:44année. Une explication, selon David Lysnard,
30:46le président de l'Association des
30:48Maires de France, selon lui, c'est l'islamisme
30:50qui est en partie responsable de tout cela.
30:52On en parle dans un instant, à tout de suite.
30:58De retour en direct sur CNews,
31:00le Meilleur de l'Info, deuxième partie,
31:02et ce chiffre d'abord effroyable pour commencer,
31:04il y a eu 365
31:06actes antisémites au
31:08premier trimestre de cette année, cela représente
31:10une augmentation de 300%
31:12sur un an.
31:14Qui est responsable de la montée
31:16de cet antisémitisme en France ?
31:18Il y a les discours politiques, et notamment ceux de la France
31:20Insoumise, qui ont sans doute un impact
31:22important sur le climat actuel,
31:24et il y a aussi l'immigration
31:26massive. C'est en tout cas l'avis de David Lysnard,
31:28qui est le président de l'Association
31:30des Maires de France. On l'écoute.
31:34Une des sources aussi de l'antisémitisme
31:36aujourd'hui qui prospère, c'est
31:38malheureusement une immigration musulmane
31:40non contrôlée qui fait des écosystèmes
31:42et qui fait qu'il y a une espèce de doxa
31:44qui met la pression sur la majorité de nos compatriotes
31:46musulmans qui ne sont pas antisémites, etc.
31:48Mais il y a un conformisme
31:50de l'antisémitisme qui est en train de se développer
31:52dans des universités, dans des écoles.
31:56Je partage à 100%
31:58les propos de David Lysnard, et c'est d'ailleurs la raison
32:00pour laquelle j'ai un grand débat avec mes amis des
32:02institutions juives pour dire qu'il faut arrêter
32:04de parler d'actes antisémites.
32:06L'antisémitisme, c'est une forme
32:08particulière de la haine des Juifs
32:10qui a prospéré
32:12malheureusement au XIXe et au
32:14début du XXe siècle.
32:16Pour autant, aujourd'hui,
32:18il y a d'autres formes de haine des Juifs qui s'expriment.
32:20Mais, vous savez,
32:22quand on parle d'antisémitisme, on envoie
32:24à l'opinion publique cette idée
32:26qu'en fait, finalement, c'est une histoire qui concerne que les Juifs
32:28orphanaient, pas la réalité, puisque
32:30ceux qui sont responsables aujourd'hui de ces
32:32agressions contre les Juifs sont
32:34principalement les islamistes,
32:36les extrémistes de gauche,
32:38les wokistes, et qui sont
32:40rassemblés dans une espèce d'alliage
32:42ou d'alliance improbable que
32:44Pierre-André Taguieff
32:46a qualifié de palestinisme.
32:48Le palestinisme, c'est le cheval de Troie
32:50de l'islamisme et du wokisme
32:52dans le monde aujourd'hui. Donc, il ne faut pas
32:54se tromper de combat.
32:55Alors, comment est-ce que vous appelez ça si ça n'est pas de l'antisémitisme ?
32:57Comment est-ce que vous le qualifiez ?
32:58Mais, vous savez quoi ? Je vais le qualifier de la manière la plus simple qui soit.
33:00La haine des Juifs. Chacun est capable
33:02de comprendre ce que cela veut dire. Antisémitisme,
33:04c'est un concept de la science politique
33:06qui renvoie au XIXe siècle
33:08et à ce qu'a été l'antisémitisme
33:10avant, pendant et juste après la Deuxième Guerre mondiale.
33:12Aujourd'hui, cet antisémitisme-là
33:14n'a pas disparu. Il est résiduel
33:16en France. Mais en disant antisémitisme,
33:18on s'empêche de désigner
33:20les coupables. Et quand on ne désigne
33:22pas les coupables, on ne peut pas les combattre.
33:24Et il y a là une grande
33:26bien-pensance de l'opinion
33:28publique, en tout cas des responsables
33:30politiques qui ont peur finalement
33:32de nommer le mal, mais mal nommer les choses
33:34comme disait Camus. Vous le savez, c'est rajouter au malheur du monde.
33:36Emmanuel Alioula, c'est ça ?
33:38C'est l'extrême-gauche, c'est l'islamisme aujourd'hui
33:40qui représente la principale menace
33:42pour nos compatriotes juifs ? L'islamisme, l'extrême-gauche
33:44à côté, il représente peu de choses. Mais l'islamisme
33:46certainement.
33:48Et l'islamisme se sert
33:50de LFI et
33:52consorts, c'est certain. Mais
33:54je doute, enfin
33:56je pense qu'il ne s'agit pas de...
33:58Enfin,
34:00ça ne concerne pas que les juifs
34:02en réalité. Et je trouve
34:04qu'on a tort de limiter
34:06ces sondages et ces problématiques-là
34:08aux juifs. Il y a tout un pan de la population
34:10qui a envie d'autre
34:12chose que nos valeurs démocratiques.
34:14C'est tout. Et il ne s'agit
34:16pas d'être juif,
34:18il s'agit juste de savoir si on veut
34:20continuer à vivre dans un pays démocratique
34:22et laïque ou pas.
34:24Je pense que vous avez
34:26parfaitement raison, c'est-à-dire que
34:28le nouvel antisémitisme, le néo-antisémitisme,
34:30celui du XXIe siècle
34:32est probablement dans des proportions
34:34écrasantes celui de
34:36l'islamisme. Bien sûr, il y a de façon
34:38résiduelle des tenants du vieil
34:40antisémitisme, celui de Rivarol
34:42et consorts, mais ça ne représente
34:44rien, c'est peanuts. Le vrai antisémitisme
34:46c'est l'islam politique, c'est l'islamisme.
34:48Ce n'est pas l'extrême droite.
34:50La malice du système, c'est de nous avoir fait croire
34:52depuis des décennies que la menace, c'était
34:54une nouvelle affaire Dreyfus, que la menace
34:56c'était l'extrême droite contemporaine,
34:58que c'était les amis de Jean-Marie
35:00Le Pen, etc. Alors même que
35:02progressivement irrigué dans le
35:04pays, ce déjà depuis longtemps, ce
35:06nouvel antisémitisme qui lui peut tuer,
35:08qui est un antisémitisme de la violence,
35:10de l'attaque, du meurtre
35:12et qui touche également, et là j'étais d'accord
35:14avec ce que vous disiez, au-delà même de la
35:16communauté juive qui est particulièrement touchée,
35:18touche aussi ce qu'on va appeler le racisme
35:20anti-blanc qui est un grand impensé
35:22et qui est un des motifs d'agression
35:24d'un certain nombre de gens qui dans la rue,
35:26parce qu'ils sont blancs, parce qu'ils sont blonds,
35:28parce que je ne sais quoi, ils vont aller se faire
35:30dépouiller, agresser, massacrer.
35:32C'est ça aussi, c'est ce qui s'est passé
35:34avec Thomas et Paul, c'est Matisse,
35:36c'est tout ça. Absolument.
35:38Être blanc devient un problème.
35:40Bien sûr. Je le dis d'autant plus à l'aise que moi
35:42j'ai dû retirer
35:44mon fils qui était dans un établissement
35:46catholique parce que
35:48juif était un problème et ensuite
35:50l'étape d'après c'est être blanc qui est un problème.
35:52Parce que dans l'esprit de ces gens-là
35:54la figure du juif
35:56est la version en haut
35:58de la pyramide des blancs.
36:00Pour eux c'est la pointe avancée de l'Occident,
36:02Israël, donc comme ils détestent l'Occident
36:04et tout ce que représente l'Occident
36:06c'est notre ami Gilles William qui dit ça
36:08mieux que moi, le juif est une sorte de
36:10blanc au carré pour ces gens-là
36:12et qu'ils veulent en découdre.
36:14Et donc nous sommes tous visés
36:16à des degrés divers, catholiques,
36:18blancs, athées, homosexuels,
36:20femmes, peut-être un jour
36:22franc-maçon, libre-penseur, républicain,
36:24laïque,
36:26de multiples nuances,
36:28toutes ces communautés que je suis en train de citer là,
36:30enfin pas ces communautés, ces profils-là,
36:32sont des obstacles sur la route de l'islamisation
36:34de l'Europe et donc
36:36autant d'étapes qui doivent être
36:38dans l'esprit des djihadistes,
36:40anéantis. Donc il s'agit bien là
36:42vraiment d'une guerre civilisationnelle et si on ne comprend pas ça
36:44on passe à côté de l'éléphant
36:46au milieu du salon qu'est l'immigration.
36:48Bernard a eu un propos salvateur bien sûr.
36:50Arie Bensemon, je vous donne la parole dans un instant,
36:52avant cela je veux qu'on voit ce sondage
36:54et cette question que sincèrement
36:56je ne pensais pas qu'on poserait un jour en France,
36:58question suivante, est-ce qu'Israël
37:00se comporte avec les palestiniens
37:02comme les nazis se comportaient avec les juifs ?
37:04Eh bien figurez-vous que 32%
37:06des français ont répondu oui
37:08et 67% des français
37:10de Confucion musulmane disent
37:12oui, oui, Israël se comporte
37:14avec les palestiniens comme les nazis
37:16se comportait avec les juifs,
37:18Arie Bensemon.
37:20Voilà, tout est dit, et d'ailleurs les 67%
37:22de musulmans qui pensent
37:24que les israéliens se comportent
37:26comme des nazis, cette espèce de retournement
37:28d'inversion des valeurs,
37:30expliquent le 32%
37:32de la population en général.
37:34Mais quand vous rentrez très finement dans les détails
37:36vous vous rendez compte que l'immense
37:38majorité des français,
37:40donc au moins 68%,
37:44si je sais compter,
37:46au moins 68% pensent que ça n'est pas vrai.
37:48Donc qui sont ces 32% ? Eh bien on le sait,
37:50à 67% des musulmans,
37:52malheureusement, ça veut dire
37:54que cette population musulmane
37:56est très perméable
37:58au théorie...
38:0067% !
38:0267% c'est plus qu'une grande
38:04majorité, excusez-moi de le dire comme ça,
38:06mais ils sont perméables
38:08à cette idéologie islamiste
38:10qu'on laisse prospérer dans ce pays.
38:12Et nous sommes en train de mettre l'ensemble
38:14des musulmans français à risque
38:16parce qu'on les laisse entre les mains
38:18de gens qui sont terribles.
38:20Et quand je vois que
38:22le ministre de l'Intérieur
38:24veut mener une grande campagne contre
38:26l'idéologie des frères musulmans, dont le Qatar
38:28est la principale incarnation et le principal
38:30pays qui finance,
38:32eh bien je me dis que
38:34ce même pays qui est reçu en grande pompe
38:36en France par le président de la République
38:38qui déclare que nous avons des valeurs communes
38:40avec le Qatar, je ne vois pas lesquelles,
38:42mais on est en train de créer une situation dans laquelle
38:44c'est pas la question des juifs qui va se poser
38:46ni même celle de l'effacement d'Israël,
38:48mais c'est celui de l'effacement de la République.
38:50Notre société est en train de s'effondrer.
38:52On le voit sous nos yeux.
38:54Les seuls qui en tireront
38:56un certain profit, ce sont les populistes
38:58qu'ils soient d'extrême gauche ou d'extrême droite,
39:00les uns nourrissant les autres.
39:02On a intérêt à s'y prendre maintenant
39:04de manière très sérieuse et à enrayer
39:06ce phénomène-là.
39:08Sur la lecture politique et sur les conséquences
39:10que ça pourrait avoir pour ceux que l'on appelle
39:12pour moi un peu abusivement les populistes,
39:14je ne suis même pas sûr que ce soit eux
39:16qui puissent récupérer
39:18les bénéfices politiques des désordres
39:20de l'Europe. Les insoumis
39:22par exemple, je pense qu'à terme
39:24ils vont être remplacés par des listes communautaristes
39:26comme on a commencé à le voir
39:28dans certaines villes anglaises
39:30à la faveur des élections communales.
39:32Je pense que peut-être les peuples européens
39:34qui sont soucieux de l'islamisation
39:36de l'Europe et qui en ont peur
39:38vont voter pour des partis
39:40plutôt nationalistes, voire pour des partis
39:42comme par exemple les Danois qui sont des
39:44sociodémocrates mais qui ont pris à bras-le-corps
39:46les problèmes de l'immigration. Je pense que c'est surtout
39:48une question d'axiome
39:50idéologique en Europe qui va maintenant
39:52présider à nos destinées dans les années à venir
39:54et que les populations européennes
39:56dans leur immense majorité, les fameux
39:5868% que nous avons là,
40:00ça recoupe à peu près sur la plupart dans le cas d'opinion
40:0270% des Français qui sont hostiles
40:04à l'immigration massive, qui voient en l'islam politique
40:06une menace, etc. Ces Français-là,
40:08ils votent et peut-être ne voteront-ils pas
40:10encore très longtemps pour Emmanuel Macron
40:12qui est une sorte de synthèse, qui est très prudent
40:14et qui, de fait, continue
40:16à laisser prospérer
40:18par l'immigration massive un certain nombre des troubles
40:20que nous connaissons aujourd'hui. Je suis d'accord avec lui.
40:22C'est formidable, pour le mot de la fin.
40:24On vous aura mis d'accord
40:26pour la fin de cette émission. Merci à vous
40:28trois de m'avoir accompagné en tout cas.
40:30C'est la fin du meilleur de l'info, je remercie
40:32Valérie Acnin, Florian Doré
40:34et Noemi Hardy qui m'ont aidé à préparer
40:36cette émission. Dans un instant, à 22h,
40:38vous avez rendez-vous avec Sandra Ciombo
40:40pour l'essentiel de l'actualité
40:42et puis à 22h30, ne loupez pas
40:44Soir Info avec l'ami
40:46Julien Pasquier. Je vous souhaite une très bonne soirée.
40:48A demain, donc, 21h.

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