00:00Bonsoir la France Inter !
00:02Applaudissements
00:07Il manque, il manque l'un d'entre nous ce soir, on pense à lui, n'est-ce pas ?
00:12Applaudissements
00:14Et, et je sais qu'il nous écoute, on pense à toi, Alex Vizorek !
00:20Applaudissements
00:22Je vous ai eu, je vous ai eu.
00:24Aujourd'hui, oui, un seul être vous manque et c'est Guillaume Meurice qui n'a pas le droit d'être avec nous ce soir.
00:31Radio France l'a envoyé deux semaines en internat pour le remettre dans le droit chemin.
00:37Il est convoqué le 16 mai pour faute grave, faute grave !
00:42En cabotin qu'il est, vous le connaissez, il s'est amusé dimanche dernier à refaire une blague que la justice française venait pourtant de requalifier comme blague
00:50puisque la plainte contre lui a été classée sans suite.
00:53Alors classée oui, mais sans suite !
00:57Alors j'ai une pensée émue pour le procureur qui a classé la plainte.
01:02Il doit penser, ok, donc moi je dis un truc, mais à Radio France tout le monde s'en carre en fait.
01:09Applaudissements
01:15Certains d'entre vous nous ont demandé pourquoi nous ne sommes pas en grève.
01:21D'abord parce qu'on est des spécialistes de la grève.
01:25On les a toutes faites depuis dix ans et on connaît les règles.
01:30Eh oui, on connaît les règles préavis de cinq jours à Radio France.
01:34Vous ne voudriez pas qu'en plus on se mette en la loi ?
01:38Et puis comme l'extrême droite a décidé de nous faire taire, ce soir on ne va tout de même pas leur laisser ce plaisir.
01:44Applaudissements
01:48Alors on a la chance d'avoir un micro, on le garde parce que c'est important.
01:53C'est important de défendre la liberté d'expulsion.
01:57D'expression, pardon.
01:59Il faut dire qu'en ce moment on s'y perd un peu, je suis désolée.
02:04Petite parenthèse, je rassure nos dirigeants à Radio France, cette chronique a été relue par un avocat.
02:10Applaudissements
02:14Comme je sens bien que les RH sont très débordés à virer des collègues, je leur évite des réunions inutiles.
02:20Dans les émissions d'humour et de reportages en ce moment, on donne beaucoup de boulot aux ressources humaines.
02:27D'ailleurs à force de passer plus de temps aux RH et à l'APJ plutôt qu'à rire des blagues,
02:32on va finir par donner raison aux gens qui disent que l'argent public est mal dépensé.
02:36Applaudissements
02:38Mais question, question, s'il n'y a plus Guillaume et que nous on disparaissait,
02:43Pascal Proulx il va s'attaquer à qui pour ne pas s'emmerder ?
02:46Applaudissements
02:47Hein ? A Demorand et Salamé ?
02:48Applaudissements
02:49Alors nous on veut bien continuer à faire paratener.
02:52Alors on nous reproche parfois de manquer de retenue dans un contexte social tendu.
02:57Comme si les humoristes avaient un pouvoir politique.
03:00Vous avez déjà vu un clown au gouvernement ?
03:02Applaudissements
03:03Non, ne répondez pas parce qu'on va avoir des ennuis.
03:05Non pardon, je vais enchaîner.
03:07Applaudissements
03:09Ce n'est pas gentil pour les clowns.
03:11Alors je reconnais qu'on est allé trop loin en voulant mettre des blagues dans des chroniques.
03:17On a dépassé les limites, c'est d'accord.
03:19Mais je ne sais pas dans quel club on te prive de ton principal attaquant trois jours avant le match.
03:24En matière de liberté d'expression, même s'il faut monter sur le terrain sur une seule jambe et les yeux bordés,
03:30on va le jouer ce match !
03:32Applaudissements
03:36Alors ce soir, ce soir on ne vous promet pas de marquer des buts.
03:42Mais on a à cœur de montrer que la solidarité ça existe encore et c'est la meilleure défense.
03:48Applaudissements